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Rapatriement : « les plus vulnérables sont coincés là-bas »

Un avion qui décolle.

Des vols d’urgence s’organisent à travers le monde pour rapatrier les ressortissants canadiens (archives).

Photo : Radio-Canada

Des vols d’urgence s’organisent à travers le monde pour rapatrier les ressortissants canadiens. Certains sont déjà de retour à la maison et s’inquiètent du sort des voyageurs aînés qui selon eux, ne sont manifestement pas avantagés par la façon actuelle de procéder du gouvernement.

Tous les voyageurs coincés à l’étranger reçoivent un courriel dès que le gouvernement confirme un vol de rapatriement. Dans certains cas, c’est très tard en soirée et ces avions se remplissent en quelques minutes seulement. Il faut être à l’affût 24 h par jour pour être capable d’acheter des billets, explique Marie-Ève Rheault, dont les parents, qui habitent Shawinigan, étaient coincés au Maroc.

Les retraités ne sont pas toujours très familiers avec la technologie. Je suis restée branchée à mes courriels une journée et demie pour être certaine d’attraper le message et réserver un vol pour mes parents, ajoute-t-elle.

Tous n’ont pas cette chance. Selon elle, l’avion s’est rempli en 10 minutes seulement. Dans l’avion qui a ramené des centaines de Canadiens depuis le Maroc, il y avait beaucoup de jeunes adultes.

Ceux qui ont bien utilisé la technologie sont partis, laissant derrière des personnes plus vulnérables, plus âgées avec des problèmes de santé. Il y a des gens qui souffrent de diabète, des cardiaques et même une femme en rémission de cancer dont le système immunitaire est plus faible. Des gens qui risquent leur santé parce qu’ils n’ont pas été capables d’être sur leur téléphone en fin de soirée quand le courriel a été envoyé, se désole Mme Rheault.

C’est comme lancer une tranche de steak à une meute de chiens affamés.

Jean-Pierre Payen, Canadien coincé au Pérou

Au Pérou, M. Payen craint que certains ne manquent de liquidité malgré l'aide de 5000 $ annoncée par Ottawa.

J'ai payé mon vol aller-retour 900 $. Pour revenir d'urgence au Canada, ça me coûte un autre 1400 $. Certains n'auront pas les moyens et vont rester ici, j'en suis convaincu, dénonce-t-il.

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