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La porte du Centre francophone de Thunder Bay

Les organismes occupant le Centre francophone de Thunder Bay ont du s'ajuster aux consignes de distanciation sociale.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Les organismes qui défendent les droits des francophones de Thunder Bay et des régions avoisinantes ou qui leur offrent des services directs ont pris des mesures pour mener à bien l’essentiel de leur mission malgré les mesures d’isolement.

La directrice générale de l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario (AFNOO), Élodie Grunerud, a rapidement décidé de fermer les bureaux de l’organisme et de faire travailler les membres de son équipe de la maison.

Les bureaux de l'Association des francophones du Nord-Ouest de l'Ontario.

Les bureaux de l'AFNOO sont fermés au moins jusqu'au 6 avril.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Nous avons suivi le mouvement pour protéger la santé et la sécurité du personnel de l’AFNOO, mais aussi des communautés que l’on dessert, explique-t-elle.

On veut vraiment rassurer les groupes, on est là toujours pour les aider, pour renforcer leur capacité organisationnelle, au niveau de leurs services, de leurs programmes.

Élodie Grunerud, directrice générale de l'AFNOO

L'AFNOO poursuit entre autres les démarches en vue de l’ouverture de nouvelles garderies francophones dans la région. On est en discussion avec une firme de consultants pour aller de l’avant avec le plan d’affaires et son implantation.

Une femme en train de parler à un groupe de personnes autour de tables rondes.

Élodie Grunerud (au centre) souligne que l’organisme continue de faire avancer ces principaux dossiers. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

L’Association offrira dès le mois d’avril des services d’établissement et d’employabilité pour les nouveaux arrivants.

Le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a confirmé à Mme Grunerud que le programme sera offert dès le mois prochain, malgré les restrictions de déplacement et de réunion imposés en raison de la COVID-19.

On va s’organiser à l’interne pour voir comment on peut offrir des services virtuels aux immigrants.

Il ne faut pas oublier qu’on est privilégié, dans beaucoup d’organismes on peut continuer à desservir la communauté de manière sécuritaire.

Élodie Grunerud, directrice générale de l'AFNOO

L’AFNOO continue aussi de préparer sa prochaine assemblée générale annuelle, même si elle sera repoussée. L’évènement, qui rassemble des délégués d’un peu partout dans le Nord-Ouest, a habituellement lieu en mai ou juin.

Des services aux citoyens adaptés à la situation

Centr’Elles, le centre pour femmes francophones du Nord-Ouest de l’Ontario, continue d’offrir l’essentiel de ses services de counselling grâce au téléphone, au clavardage et à la vidéoconférence.

La directrice générale, Rose Viel, indique qu’en cas d’urgence, par exemple si une femme violentée a besoin d’aide immédiate, une intervenante pourrait se déplacer, avec des policiers, tout en prenant des précautions.

La sécurité des employés est primordiale, insiste Mme Viel.

L'extérieur de l'édifice est jaune, les bordures de fenêtres et de la porte sont peintes en bleu.

Centr'elles offrent aussi des services à Geraldton.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Mathieu Tremblay

Si elle a dû annuler les activités sociales organisées hebdomadairement par Centr’Elles, comme ses cafés-tricots. Mme Viel prévoit proposer bientôt des vidéoconférences pour permettre des rassemblements virtuels de femmes.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

La situation est semblable du côté de l’Accueil francophone de Thunder Bay, qui offre des services d’interprétation pour les rendez-vous médicaux, en plus d’organiser divers ateliers et activités sociales pour les aînés.

La programmation régulière est suspendue jusqu’à nouvel ordre et les rendez-vous non urgents ont été annulés par l’hôpital ou les cliniques de santé.

Pour l’instant, on est toujours ouvert, on offre des services d’interprétation, mais de façon très réduite, écrit la directrice générale de l’organisme, Angèle Brunelle.

Le personnel est disponible par téléphone pour répondre aux questions des clients ou simplement pour briser la solitude.

Un esprit de solidarité

Élodie Grunerud souligne que la collaboration entre les organismes francophones demeure aussi présente qu’à l’habitude, sinon plus.

On peut voir qu’il y a beaucoup de bonnes pratiques qui s’échangent. Il y a des webinaires qui sont mis en place.

Je peux voir qu’il y a vraiment un mouvement de solidarité au sein de la communauté francophone. Ça fait plaisir à voir.

Élodie Grunerud, directrice générale de l'AFNOO

Je pense qu’on va sortir fort de cette situation avec de nouvelles pratiques de travail, ajoute-t-elle. Ça peut renforcer nos aptitudes face à la technologie.

Elle indique par ailleurs qu’une politique détaillée de télétravail est en préparation, et qu’elle pourra être partagée à ses groupes membres lorsqu’elle sera validée par le conseil d’administration.

Mme Grunerud estime que cette politique pourra continuer d’être utilisée même après la fin de la pandémie, et croit qu’elle permettra plus de flexibilité.

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