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COVID-19 : vague de réduction des opérations dans les mines

Au fond de la mine, des camions arrosent le sol.

Mine Canadian Malartic fait partie de celles qui réduisent leurs opérations. (archives)

Photo : Radio-Canada / Frank Desoer

Depuis l’annonce du premier ministre François Legault de restreindre les activités des entreprises, les mines du Québec évaluent leurs options. Depuis lundi matin, les grandes entreprises minières ont confirmé les unes après les autres que leurs opérations seront réduites.

Après avoir vu la mine Elder à Rouyn-Noranda démarrer le bal des arrêts vendredi dernier, la mine Éléonore lundi matin est devenue la première grande mine à suspendre ses opérations, suivie par la mine Canadian Malartic qui en a fait l’annonce lundi soir sur sa page Facebook.

Eldorado Gold, Agnico Eagle, Iamgold, Hecla Quebec ainsi que Canadian Malartic ont emboîté le pas mardi, une situation qui devrait se poursuivre au moins jusqu’au 13 avril.

Aucune des mines de la région n’a répondu à nos demandes d’entrevues, nous ignorons donc combien de mineurs seront touchés par ces suspensions temporaires des opérations.

Chez Agnico Eagle, le communiqué faisait état d’une communication avec le gouvernement du Québec en vue de se soumettre à cette directive [de fermer toutes entreprises non essentielles] et des discussions auront lieu au niveau de nos exploitations au Québec sur les procédures à suivre avec une attention particulière à la santé et la sécurité de nos employés et de nos communautés.

Pour Westwood, l’opération est en « mode surveillance et maintien », alors qu’à la mine Lamaque, à Val-d’Or, la direction réduit au minimum, jusqu’au 13 avril ses activités opérationnelles et ne maintiendra sur le site que le personnel essentiel chargé d’assurer la santé des employés demeurant en place, la sécurité des lieux et des installations ainsi que les suivis environnementaux appropriés.

Mine Raglan : les employés commencent à rentrer au bercail dès aujourd’hui

La mine Raglan va cesser ses activités au cours des trois prochaines semaines, tel qu'exigé par le gouvernement du Québec.

Certains employés demeureront cependant sur place pour mettre en oeuvre le plan de Protection des infrastructures et des actifs de la minière.

Une affiche indique «Mine Raglan une compagnie Glencore enregistrement check in».

Un questionnaire est passé auprès de chaque employé avant qu'il s'envole pour le site minier Raglan. (archives)

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Le retour au bercail des employés commencera aujourd'hui et devrait s'échelonner sur plusieurs jours, explique Mine Raglan.

Reste que le monde industriel a été surpris par une demande aussi rapide du gouvernement Legault. Selon la directrice générale de la Chambre de commerce de Val-d’Or, Hélène Paradis, les industries s’attendaient éventuellement à ce qu’on leur demande de ralentir la cadence et de fermer toutes opérations non essentielles, mais pas si tôt.

Oui il y a eu un sentiment de surprise, les gens prenaient déjà ça au sérieux avec tout ce qui se tramait et les façons de faire avaient déjà été modifiées, mais de là à mettre la clé dans la porte temporairement jusqu’au 13 avril, c’est une décision que nous n’avons jamais vue depuis que nous sommes sur le marché du travail, bref, depuis très longtemps, fait savoir Mme Paradis.

La Fonderie en attente

De son côté, la Fonderie de Rouyn-Noranda préparait son plan d’action mardi après-midi. Une porte-parole de l’organisation, via courriel, nous a mentionné que toutes les possibilités étaient sur la table et qu’en attendant, les opérations étaient maintenues comme à l’habitude.

Pour les entreprises industrielles qui détiennent de grosses usines comme la Fonderie ou certaines mines, il peut cependant être difficile d’arrêter complètement les opérations et cela pourrait occasionner des dommages assez coûteux.

L'entrée de la fodnerie Horne avec la pancarte indiquant le nom de la compagnie et au loin une cheminée.

Les installations de la Fonderie Horne, à Rouyn-Noranda. (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Pour protéger les installations et préserver l’environnement, les industries vont conserver des gens à l’entretien pour que le tout soit sécuritaire, précise Hélène Paradis.

Situations difficiles pour les entrepreneurs

Certaines mines offriront un plein salaire à leurs employés au cours des prochaines semaines. C’est le cas de Raglan, notamment, mais ce ne sont pas tous ceux qui gravitent dans l'univers minier qui auront droit à ce traitement.

Les entrepreneurs, par exemple, ne peuvent se permettre de payer tous leurs employés qui sont à contrat, occasionnant des moments stressants pour leurs employés.

Par exemple, Machines Roger International et son regroupement d’entreprises mettra à pied temporairement environ 350 employés.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Plus de 50 foreuses et plusieurs locations d’hommes sont mises sur la glace en attendant la reprise des opérations, souligne la directrice des finances, Sarah-Anne Lamontagne, dont l’entreprise fait affaire avec Agnico Eagle, notamment.

En ce moment, Mme Lamontagne affirme que son entreprise espère qu’il ne s’agit que d’un dur coup à passer.

De pareilles décisions, c’est sûr que ça nous impacte. On se donne un objectif de trois semaines et on va essayer de demeurer positif dans tout ça, mais pour l’instant, il s’agit de mises à pied temporaires, rappelle-t-elle.

- Avec la collaboration d'Émilie Parent-Bouchard

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