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Travail en usine : l'industrie des pêches cherche des solutions

L'usine de transformation de crabe Ichiboshi, à Caraquet, fait travailler environ 400 personnes.

L'usine de transformation de crabe Ichiboshi, à Caraquet, fait travailler environ 400 personnes.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Comment assurer la production d'usine de transformation de produits marins avec la règle de distance de 2 mètres entre chaque employé?

C'est la grande question à laquelle l'industrie tente de répondre ces jours-ci.

La députée libérale de Caraquet, Isabelle Thériault, affirme qu'elle discute avec des dirigeants d'usine pour tenter d'y voir plus clair.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

J'ai eu des discussions avec les dirigeants des usines et tout le monde cherche des solutions à la suite du décret de l'état d'urgence, rapporte-t-elle. Les pistes de solutions devront être approuvées par le gouvernement provincial en collaboration avec Travail sécuritaire Nouveau-Brunswick. Nos vies, notre fonctionnement sont affectés par cette pandémie du coronavirus.

Gilles Thériault, président de l'Association des transformateurs de crabe au Nouveau-Brunswick, soutient que ses membres devront prendre des mesures supplémentaires pour protéger les employés, mais rappelle qu'il y a déjà des mesures en place.

Il faut comprendre que nos employés, parce qu'on travaille dans l'industrie alimentaire, prennent des précautions extraordinaires pour assurer qu'il n'y a pas de bactéries et de germes qui se propagent dans une usine de poisson. Dans ce sens-là, il y a déjà beaucoup de mesures qui sont en place et qui sont sûrement plus poussées qu'ailleurs, a indiqué M. Thériault.

Par ailleurs, les propriétaires d'usines sont à se concerter afin de mettre en place de nouveaux protocoles qui seront vérifiés par des experts. M. Thériault souligne entre autres que la température des employés pourrait être prise plusieurs fois par jour.

Lundi, le président du syndicat des employés de l'usine Ichiboshi, qui emploie environ 400 personne se questionnait par rapport aux mesures qui seront prises pour la sécurité des employeurs.

Le travailleur devant l'usine

Jean-Maurice Leclair, représentant syndical à l'usine Ichiboshi.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

On est tassés les uns sur les autres dans les usines, illustre Jean-Maurice Leclair. C'est un endroit clos. Le printemps, ce sont les rhumes et les grippes. Si un employé porte un masque, on peut se demander s'il a la grippe ou le coronavirus. Il y a beaucoup de personnes qui travaillent et qui sont atteintes de maladies pulmonaires, de maladies cardiaques ou qui souffrent du diabète. C'est dangereux pour ces personnes-là.

Un plan large du quai, où sont entreposés les bateaux pendant l'hiver. Il y en a une vingtaine.

Au quai de Shippagan, on continue de se préparer pour la saison, malgré l'incertitude.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

La députée Thériault rappelle que, malgré les inquiétudes, le ministère des Pêches et Océans n'a rien bougé au niveau de l'ouverture et de la fermeture des saisons de pêche.

Selon les discussions que j'ai eues avec les responsables d'usines et les personnes chargées de la production, ils tentent de se préparer à toute éventualité, dit-elle. Ça commence par apprendre qu'elles sont les mesures prises par la province, comme la distance de deux mètres entre chaque personne. Il va falloir trouver des solutions pour faire en sorte que les employés puissent travailler selon ces normes-là.

Isabelle Thériault indique qu'elle a hâte de voir ce que le ministre de l'Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick, Ross Wetmore, va proposer.

Cette industrie-là, qui fait travailler des milliers de personnes, est d'une importance primordiale pour la région, insiste-t-elle. Il y a beaucoup d'inquiétudes et de questions.

La sécurité des travailleurs

Le député indépendant de Shippagan-Lamèque-Miscou, Robert Gauvin, se montre lui aussi inquiet en vue de la prochaine saison de pêche commerciale dans la Péninsule acadienne.

Il fait remarquer que la situation évolue de jour en jour et insiste sur l'importance d'assurer la sécurité des travailleurs.

C'est une incertitude pour tout le monde. Tout le monde est inquiet et moi aussi je le suis. Dans le meilleur des mondes, on voudrait qu'il y ait une saison de pêche et que tout le monde travaille. Je suis certain que les ministres des pêches, provincial et fédéral, vont écouter les experts en santé, conclut-il.

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