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Le périple des rapatriés manitobains de la COVID-19

Un avion atterrit au coucher du soleil.

La crise du coronavirus a entraîné un véritable casse-tête pour les voyageurs.

Photo : iStock

Attente interminable, avions bondés, anxiété : des Manitobains qui étaient à l’étranger lorsque la crise de la COVID-19 s’est déclarée racontent comment s'est déroulé leur périple pour revenir dans la province.

La frontière entre le Canada et les États-Unis est maintenant officiellement fermée aux voyages non essentiels depuis vendredi dernier. Pour cette raison, plusieurs hivernants (communément appelés snowbirds), ces Canadiens qui passent leurs hivers dans le Sud, ont décidé d'écourter leur séjour aux États-Unis en raison de la pandémie.

C'est le cas de Gilbert Dubé et de son épouse, qui sont maintenant de retour à Winnipeg, après avoir quitté l'Arizona. M. Dubé explique que l'aggravation de la crise a causé de l'anxiété chez les Canadiens se trouvant à Phoenix la semaine dernière. Il est soulagé d’être de retour au Manitoba.

D’autres étaient partis encore plus loin du Canada, et leur voyage a été plus ardu. Depuis plusieurs années, Diane Bruyère et son conjoint échappent à l’hiver en se rendant vers différentes destinations dans le Sud. Depuis deux ans, ils résident à Mazatlan, au Mexique, où ils louent une copropriété.

Au début, les gens disaient que le virus n’aime pas la chaleur, se souvient Mme Bruyère. En plus, son fils et sa famille devaient les rejoindre au Mexique pour une semaine, à la fin mars. Lorsqu’au début du mois, le fils en question a annulé son voyage, les Bruyère ont jugé que c’était sérieux et qu’ils devaient rentrer. De nombreux autres Canadiens à Mazatlan ont d'ailleurs fait le même constat.

Lorsque Diane Bruyère a appelé WestJet pour changer les billets d’avion, le temps d’attente annoncé au bout du fil était de 24 heures, et il ne fallait pas quitter la ligne. Il n’était pas possible de changer les vols sur le site web de WestJet en raison d’une correspondance à Calgary. On ne trouvait pas de vols directs depuis Winnipeg.

Ça faisait deux trois jours qu'on essayait WestJet, qu'on appelait en ligne, à travers le Contact Us; on essaie d’envoyer des notes... Aucune nouvelle de WestJet, lance-t-elle.

On était frustrés; on se sentait loin du Canada; on se sentait pris.

Diane Bruyère

Diane Bruyère et son conjoint ont alors décidé qu'ils achèteraient de nouveaux billets d’avion et qu’ils essaieraient de se faire rembourser plus tard par WestJet. Or, le prix de deux nouveaux billets se chiffrait à 3600 $, avec une correspondance à Vancouver.

Heureusement, ils ont déniché deux places pour un vol quelques jours plus tard, le 21 mars, à un prix raisonnable, raconte Mme Bruyère. Le couple est maintenant de retour chez lui, à Winnipeg, où ils s'est placé en isolement. Mais même si ce périple a été inquiétant pour elle, Diane Bruyère affirme qu’elle repartira passer l’hiver au chaud, lorsque la pandémie sera terminée.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Un autre Manitobain, Ali Chioua, était à Tanger, au Maroc, lorsque la pandémie a frappé. Avec ses neveux, il a dû prendre le train pour Casablanca, d’où partait son avion. À l’aéroport, il y avait beaucoup de monde, dont des enfants et des femmes âgées, dit-il.

Dans l’aéroport bondé, de nombreuses personnes attendaient de partir pour le Canada. Ils ont ouvert les guichets pour le Canada : il y avait presque 700 personnes, et l’avion avait des places limitées, 460 places, et il était complet, raconte M. Chioua.

Heureusement, celui-ci et sa famille avaient leurs billets. On était chanceux d’avoir des places, dit-il.

À leur arrivée à Montréal, on les a interrogés au sujet du coronavirus. À la douane, ils nous ont posé des questions sur le coronavirus. Des questions très simples : est-ce que vous avez de la fièvre, une toux, un mal de gorge ou des problèmes de respiration? On a dit non et on a passé la douane; ce n’était pas difficile, poursuit-il.

Je suis très content d’arriver au Canada. Maintenant, je suis avec mes neveux dans leur maison pour l’isolement, conclut M. Chouia.

Avec des informations d'Abdoulaye Cissoko

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