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La COVID-19 fait tomber une autre tuile sur Le Soleil

La perte subite de presque tous les annonceurs force la mise à pied d'une trentaine d'employés.

Général salle des nouvelles journal Le Soleil

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

La chute des revenus publicitaires en raison de la COVID-19 force le quotidien Le Soleil à mettre à pied 31 employés des services de soutien et administratifs. L’impression du journal est aussi suspendue en semaine et il est difficile d'affirmer si elle reviendra.

C’est une crise dont se seraient passés les quotidiens de la Coopérative nationale d’information indépendante (CN2i), alors que ceux-ci viennent tout juste de terminer le montage financier pour continuer leurs activités.

On a préféré agir très vite avant que la situation ne se dégrade, explique Stéphane Lavallée, directeur général de la CN2i. 

Avec la mise sur pause de toutes les activités non essentielles décrétée par le gouvernement provincial lundi, les six quotidiens de la Coopérative ont vu leurs revenus publicitaires fondre.

Notre plan, qui prévoyait des pertes de revenus publicitaires de 70 %, paraissait réaliste jusqu’à hier [...] Ce plan réaliste est devenu plutôt optimiste.

Il ne reste que deux annonceurs dans les médias : le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada, selon Stéphane Lavallée. 

On sort d’une crise pour embarquer dans une autre. Et celle dans laquelle on se trouve aujourd’hui est d’une puissance 10 fois plus grande que celle qu’on a vécu l’été dernier.

Stéphane Lavallée, directeur général, CN2i

Fin du journal papier en semaine?

Autre conséquence de la perte des revenus publicitaires : le journal accélère sa transition numérique. Seule l’édition du samedi sera imprimée pour le moment, en raison des coûts élevés de production.

Notre plan de transition allait vers cette direction. On ne peut pas vraiment dire si on va revenir au papier, concède le directeur général de la CN2i. Tout dépendra de la durée de la crise et de la possibilité de se relever.

Stéphane Lavallée demande maintenant au gouvernement du Québec d’honorer sa promesse de verser des crédits d’impôt sur les salaires des employés depuis le 1er janvier 2019. 

On n’a toujours pas touché à un sou de ces crédits-là. Ça me semble tout à fait anormal. Si on avait cet argent-là pour notre fonds de roulement, ce qui est le plus menacé, ça nous donnerait un sapré bon coup de main.

Il demande aussi la mise sur pied d’un programme spécial pour soutenir les médias d’information, qui sont selon lui un service essentiel, surtout en temps de crise.

La rédaction peu touchée

Les journalistes sont par ailleurs relativement épargnés par ces mises à pied, souligne le président par intérim de la rédaction du Soleil, Ian Bussières. Cinq employés surnuméraires qui produisaient des vidéos pour V Télé sont toutefois remerciés.

Ça met beaucoup d’incertitude et d’inquiétude, ajoute M. Bussières. Il y a deux semaines, on n’était pas là du tout. Ça va être quoi dans deux trois semaines?

On s’en serait franchement passé, quand t’es dans une relance, d’un coup dur comme ça.

Ian Bussières, président par intérim, syndicat de la rédaction du Soleil

En tout, 143 employés des 6 quotidiens de la CN2i sont touchés par ces mises à pied.

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