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« Impossible de rejoindre l’aéroport » : 108 Québécois coincés en Équateur

Vue aérienne d'une région de l'Équateur.

Le groupe de 108 voyageurs québécois réside dans des condominiums de la région de Manta.

Photo : Courtoisie

Radio-Canada

Deux vols prévus mercredi et vendredi permettront à des Canadiens coincés en Équateur de rentrer au pays. Tous n’auront toutefois pas cette chance.

Un texte de Jonathan Roberge

Un groupe de 108 Québécois qui loge sur la côte ouest du pays, à une dizaine d’heures de voiture de la capitale Quito, ne peut se rendre à l’aéroport en raison des mesures de guerre adoptées là-bas. Un couple de Shawinigan, en Mauricie, en fait partie.

C’est actuellement interdit de circuler à bord d’une voiture, d’un taxi ou d’un autobus transportant plus de deux personnes. Ils sont à dix heures de route de l’aéroport et il y a un couvre-feu pour toutes les voitures à 19 h le soir. Ils ont pu obtenir des salvoconducto, une passe qui leur permet de prendre la route, mais ces billets ne sont pas valides pour les amis du groupe qui tentent de les aider à atteindre l’aéroport, explique Annie Perreault, une agente de voyage qui aide à distance ces Québécois qui tentent de revenir au pays.

Certains ont décidé de tenter tout de même leur chance. Ils ont acheté un billet d’avion pour le vol Quito–Toronto prévu mercredi.

Ils se sont faits arrêter par la police et ont dû rebrousser chemin.

Annie Perreault, agente de voyage

Ces voyageurs proviennent notamment de la Mauricie, du Saguenay Lac-Saint-Jean, de la région de la Gaspésie, de Québec et de Montréal.

La solution : l’aéroport militaire ?

Les seuls vols disponibles vers le Canada partiront de Quito. À une heure de route de leurs condominiums, il y a l’aéroport de Guayaquil, fermé comme les autres du pays. Il y a aussi un aéroport militaire dans la région de Manta où ils se trouvent.

Je n’ai aucune idée de ce qui est possible ou non, mais si le gouvernement peut envoyer un avion à la base militaire, ce serait une solution, propose Annie Perreault. On sait que tout le monde travaille très fort actuellement, mais il faut trouver une façon de les ramener ici. Ils ont des difficultés de transport. Ils n’ont aucun moyen de rejoindre l’aéroport que ce soit taxis ou autobus.

Le Canada fait son possible

Au bureau du député de Saint-Maurice Champlain et ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, on explique qu’il est impossible de rapatrier tous les Canadiens par une action gouvernementale, mais que les diplomates font actuellement tout en leur pouvoir pour aider les centaines de milliers de citoyens coincés en territoire étranger.

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Mauricie et Centre du Québec

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