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Pas question de manger que du poulet et du bœuf, disent les pêcheurs acadiens

La pêche au crabe des neiges est l'une des plus lucratives au pays.

La FRAPP souhaite que la saison ait lieu.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

« C’est de la nourriture, on a besoin de se nourrir », voilà l’argument qui est tout de suite évoqué par la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels (FRAPP). Bien qu’elle soit inquiète et qu’elle ne ferme pas la porte à certaines mesures d’adaptation, la FRAPP veut garder la saison de pêche.

Leur directeur général Jean Lanteigne réagit mardi à l’inquiétude de pêcheurs, d’observateurs et de travailleurs d'usines qui craignent l’impact du coronavirus sur la tenue de la saison de pêche ce printemps.

Il considère que la pêche doit être mise sur un même pied d’égalité que les autres industries agroalimentaires, qui continuent leurs activités malgré la pandémie.

Les gens ne vont pas seulement manger du poulet et du boeuf.

Jean Lanteigne, directeur général de la FRAPP
Des travailleuses et travailleurs d'usine travaillent à la chaîne afin d’apprêter le crabe.

Le travail dans les usines se fait à la chaîne.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Mais encore, pour offrir leur produit sur les tablettes, les pêcheurs ont intimement besoin des services des usines de transformation. Plusieurs emploient des centaines de personnes, collées les unes aux autres aux chaînes de montage.

Ces conditions, sans changement, contredisent les mesures de sécurité liées à la lutte contre la COVID-19. La FRAPP craint-elle que la Santé publique vienne s’en mêler?

Si c’est le cas, ça veut dire que c’est la même chose pour les producteurs de bœufs et les producteurs d’oeufs. Est-ce qu’il y a encore du poulet à acheter à l’épicerie? Oui. répond Jean Lanteigne.

Jean Lanteigne, directeur général de la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels

Jean Lanteigne croit que l'industrie peut encore s'adapter.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

S’adapter avant d’arrêter

Le directeur général admet qu’il y a des inquiétudes dans le milieu en ce moment. Mais il juge que, comme plusieurs industries, la pêche a encore des cartes dans sa manche pour maintenir ses activités, avec des adaptations.

Si à un moment donné le gouvernement nous dit : vous allez fermer ça, et on va oublier ça, et on va remettre ça à l’année prochaine, on n’aura sans doute pas le choix.

Mais est-ce que l’industrie est capable de s’adapter? À ça, je vous réponds que oui.

Jean Lanteigne, directeur général de la FRAPP

Il explique entre autres que les pêcheurs ont été invités à diminuer leur équipage le temps de la préparation de la saison.

Mais qu’en est-il des usines de transformation? Ce serait de jouer à l’autruche de dire que ça ne nous inquiète pas, note le directeur général. Mais, c’est le genre de question qu’il faut poser à l’Agence canadienne d’inspection des aliments, qui doivent aider le ministère de la Santé et [celui] de la Sécurité publique.

Le gouvernement fédéral ne change pas le calendrier

Jean Lanteigne soutient que le gouvernement fédéral n’a pas l’intention pour l’instant de modifier la saison.

Il cite en exemple les pêcheurs de la zone 17, dans l’estuaire du Saint-Laurent, qui débute leur saison cette semaine. Est-ce qu’il y a une volonté gouvernementale d’ouvrir les pêches? Moi je vous dis que oui.

Des crabes dans une poissonnerie

La pêche au crabe dans la zone 17, au Québec, commence bientôt.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, le député local Serge Cormier a joint sa voix mardi à celle de la ministre des Pêches. À ce moment-ci, aucun changement n'a été apporté aux dates d'ouverture et de fermeture des pêches au Nouveau-Brunswick, a-t-il indiqué dans une déclaration écrite envoyée aux médias.

Mais le gouvernement indique que la situation peut encore changer. Nous continuerons de consulter les partenaires de l'industrie et d'évaluer la situation de jour en jour.

Pour ce qui est des usines de transformation, le bureau de la ministre fédérale des Pêches, Bernadette Jordan, indique que la possibilité de permettre à ces entreprises de fonctionner ou non devra être abordée par la province.

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Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches