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Lettre ouverte au premier ministre : « L’argent aux travailleurs, pas aux pétrolières »

Des barils de pétrole.

Les auteurs de la lettre réclament un soutien financier immédiat pour les travailleurs du secteur pétrolier.

Photo : Reuters / Regis Duvignau

Radio-Canada

Dans une lettre adressée à Justin Trudeau et publiée mardi matin, des organisations qui disent représenter 1,3 million de personnes demandent au premier ministre de verser l’argent du plan de sauvetage de l’industrie énergétique aux travailleurs plutôt qu'aux entreprises.

Donner des milliards de dollars à des entreprises de gaz et de pétrole en difficulté ne va pas aider les travailleurs et ne fera que prolonger notre dépendance envers l’industrie fossile, peut-on lire.

La lettre, signée par des organisations environnementales, religieuses et professionnelles, arrive après qu’un média eut annoncé qu’Ottawa préparait un plan de sauvetage pour l’industrie pétrolière, durement touchée par la chute des prix de ce produit.

Orienter les fonds vers d’autres priorités

Ce plan de sauvetage représentera certainement le plus gros programme de dépenses fédérales de l’histoire récente, croit Julia Levin d'Environmental Defence, un groupe environnemental.

Selon elle, de telles dépenses devraient se modeler aux autres priorités du gouvernement, comme combattre les changements climatiques et aider les travailleurs à s’orienter vers d’autres secteurs d’activité.

Les auteurs de la lettre réclament un soutien financier immédiat pour les travailleurs du secteur pétrolier, dont un meilleur accès à l’assurance-emploi. Ils suggèrent aussi de former ce personnel pour des emplois dans ce qu’ils appellent des secteurs émergents à faible émission de carbone, tels que l’efficacité énergétique, la technologie, la santé et les énergies renouvelables.

Cet argent devrait également servir, dit la lettre, à recruter des travailleurs pour nettoyer les puits orphelins des entreprises.

Enfin, les auteurs écrivent que cette somme devrait aussi être conditionnée à la mise en place, en Alberta, d’un programme pollueur-payeur, de manière à ce que les contribuables n’aient plus à subir ces conséquences dans le futur.

Supprimer l’intermédiaire

Robin Edger, de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, rejette l’argument selon lequel aider les entreprises aidera aussi les travailleurs.

Pourquoi ne pas supprimer l’intermédiaire? Si notre souci, ce sont les travailleurs, alors aidons-les directement , dit-il.

La révérende Cheri DiNovo, de l'église unie Trinity St. Paul's, à Toronto, rappelle que les plans de sauvetage de l’industrie automobile n’ont pas permis de les aider à long terme.

Donner tout cet argent à [General Motors], et j’étais au gouvernement lorsqu’ils l’ont fait, n’a pas sauvé les emplois, dit-elle. Dès que l’entreprise a pu faire des profits à nouveau en déplaçant ses usines, elle l’a fait.

En 2009, le gouvernement fédéral a dépensé 13,7 milliards de dollars pour sauver les constructeurs automobiles. Une grande partie de ce prêt n’a jamais été remboursé.

Avec les informations de Bob Weber et de la Presse canadienne

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