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À l’heure du coronavirus et de l’isolement, les jeunes s’arrangent avec la technologie

Entre école par Internet et usage des médias sociaux pour briser l’isolement social, les jeunes contrent la COVID-19 en étant plus branchés que jamais.

Émilie Vermette faisant ses devoirs avec l'écran de son téléphone tourné vers elle.

Avec son téléphone cellulaire à portée de main, Émilie Vermette continue à étudier assidûment depuis sa maison..

Photo : Émilie Vermette

Cela fait maintenant deux jours qu’Émilie Vermette travaille de chez elle. Cette élève de 13 ans qui est en huitième année à l’École Noël Ritchot s’adapte comme ses camarades à faire classe depuis sa maison.

Notre enseignante nous envoie des choses par courriel. Il y a un emploi du temps pour la cinquième à la huitième année qu’on doit suivre, explique-t-elle.

C’est très étrange, honnêtement [de faire l'école à la maison], parce qu’on avait besoin de faire le travail d’école et il n’y avait pas de surveillance, mais c’était amusant, ajoute-t-elle.

Elle reconnaît que pour le moment, il s’agit de ne pas perdre ses acquis. Pour l’instant, on n’apprend pas de nouveaux sujets; on fait des travaux, précise-t-elle.

Reste que si la COVID-19 n’a pas eu raison de l’école, celle-ci a un air bien différent sans les amis aux alentours.

Pour répondre à l’isolement, Émilie et ses amis n’ont d'ailleurs pas hésité à se jeter sur leur téléphone cellulaire.

Émilie Vermette assise sur un canapé porte des écouteurs pour téléphoner depuis son cellulaire.

Émilie Vermette continue de maintenir le contact avec ses amis en les ayant fréquemment au bout du fil.

Photo : Émilie Vermette

C’est très étrange, parce que je n’ai jamais vécu quelque chose comme ça, mais je pense qu’on peut survivre parce qu’il y a les médias sociaux. On utilise surtout la fonction vidéo sur Instagram. Ça fonctionne bien et on continue de se parler. On peut discuter du travail qu’on doit faire, indique-t-elle.

L’adolescente ajoute qu'elle utilise l’application de publication de courtes vidéos Tik Tok pour se divertir.

Tik Tok, c’est des vidéos de divers genres. C’est des vidéos de 15 à 60 secondes, et c’est le fun parce que tu peux en regarder, en faire, explique-t-elle, amusée.

Les écrans ont toutefois leurs limites, et Émilie Vermette ne se voit finalement pas y rester collée des jours durant.

Je pense qu’après une semaine [d’isolement], ça va être difficile, parce qu’il n’y a pas beaucoup de choses qu’on peut faire, reconnaît-elle.

D’ailleurs, elle souligne qu’une anxiété latente gagne son groupe d’amis. On se pose des questions sur comment on va faire pour l’école, explique-t-elle.

L’enjeu, pour eux, est de taille, avec le passage au secondaire et la remise de diplômes. Émilie n’a pas encore d’information concernant le déroulement des choses, si les mesures d’isolement devaient se prolonger.

Elle dit toutefois comprendre les besoins d’un isolement pour empêcher la propagation du virus, notamment vers les aînés.

Quant aux heures passées sur Internet, elle assure en connaître les dangers et dit respecter les bonnes pratiques pour une utilisation sécuritaire.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

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