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Plusieurs scieries de la région sont considérées comme services essentiels

Une cour à bois avec deux montagnes de copeaux

Le procédé permettra de réutiliser les copeaux de bois pour lesquels il y a de moins en moins d'acheteurs.

Photo : Radio-Canada

Les scieries qui font partie de la chaîne d'approvisionnement des usines de pâtes et papiers et celles qui fournissent des palettes de transport pour le secteur alimentaire, par exemple, continueront de fonctionner au cours des prochaines semaines. D'autres ont décidé de fermer puisque leurs clients sont aussi touchés par les mesures imposées par Québec.

L'annonce de la fermeture des grandes industries, par le premier ministre François Legault, lundi, a d'abord créé une certaine confusion auprès des industriels de la forêt.

Des entreprises comme Cédrico et Damabois ont pris la décision de fermer leurs usines en soirée, avant d'apprendre finalement qu'elles avaient le feu vert pour poursuivre leur production.

Dans un courriel envoyé par le directeur de cabinet du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs dont Radio-Canada a obtenu copie, on peut lire que toute activité qui s'inscrit dans la chaîne d'approvisionnement de produits et de services essentiels, incluant les opérations forestières, est considéré essentiel (sic).

Le cabinet répondait aux interrogations du président du Conseil de l'industrie forestière, Denis Lebel.

Par contre, le cabinet du ministre Pierre Dufour a demandé que les scieries réduisent leurs activités au minimum.

Le secteur des Pâtes et papiers entre pour sa part directement dans la catégorie des services essentiels. Elle englobe des usines comme Sappi à Matane ou F.F. Soucy de Rivière-du-Loup.

C'est donc dire qu'une entreprise comme Damabois qui produit le quart des palettes au Québec à ses usines de Saint-Damase et de Cap-Chat pourra finalement poursuivre ses activités. Plusieurs de ces palettes sont destinées au transport de nourriture et de produits pharmaceutiques. Dans ce cas, le marché demeure fort malgré la crise de la COVID-19.

Par contre, certaines scieries, celles qui fabriquent du bois de construction par exemple, pourraient devoir fermer leurs portes en raison de la baisse des marchés. Et ce même, si elles écoulent leurs copeaux auprès d'usines de pâtes et papiers.

Une reste ouverte, l'autre ferme

C'est dans ce contexte que dans la Baie-des-Chaleurs, Produits forestiers Temrex a pris finalement la décision, mardi, de poursuivre ses activités, mais avec un seul quart de travail et un minimum d’effectifs.

L'affiche de Temrex s'élève devant un ciel bleu

Temrex Produits Forestiers est l'un des principaux producteurs de bois de sciage de la Gaspésie.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La direction explique qu'elle souhaite ainsi assurer la sécurité de ses travailleurs tout en minimisant les impacts auprès de ses clients du secteur des pâtes et papiers, ainsi que celui du bois d’œuvre.

La direction et les travailleurs de la Coopérative de Saint-Elzéar ont, quant à eux, décidé de cesser leurs activités en fin de journée, mardi.

Le directeur général de la Coopérative de Saint-Elzéar, Mario Pouliot, explique que la majorité des clients de la scierie ont dû fermer leurs portes au cours des derniers jours.

Au total, 75 personnes seront mises à pied. Une dizaine d'employés demeurent en poste à l’administration et pour maintenir en fonction les séchoirs de l’usine.

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