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L’annulation des séries dans le hockey junior, une catastrophe pour les 67 d'Ottawa

Ils dominaient la Ligue de l'Ontario avec 50 victoires en 62 matchs.

Des milliers de spectateurs célèbrent un but pendant que les joueurs se félicitent

Une foule nombreuse célèbre un but des 67 en séries

Photo : Valerie Wutti / 67's d'Ottawa

Jonathan Jobin

C’est le pire scénario imaginable pour les 67 d’Ottawa. L’annulation complète des séries éliminatoires dans le hockey junior canadien met fin officiellement à une autre saison magique de l’équipe dirigée par André Tourigny.

Les 67 n’étaient pas bons en 2019-2020, ils étaient excellents. Fantastiques peut-être même.

Ils comptaient 50 victoires en 62 rencontres au moment de mettre la saison sur pause, la meilleure saison de leur histoire, et visaient une participation au tournoi de la Coupe Memorial à Kelowna. 

C’est extrêmement difficile. Je pense à nos joueurs, surtout ceux qui vont graduer et qui n’ont pas eu la chance de savourer leur dernier match junior. Ça brise le cœur. Il y a beaucoup de travail derrière une saison comme ça. On a pas la chance de récolter le fruit de notre labeur, c’est difficile, mentionne, dépité, l’entraîneur de la formation André Tourigny. 

Un entraîneur parle à ses joueurs au banc.

L'entraîneur-chef des 67, André Tourigny, s'adresse à ses joueurs pendant le sixième match de la série finale de la Ligue junior de l'Ontario.

Photo : Valerie Wutti

Il y a de la frustration et de la tristesse. Ce sont les mots qui reviennent le plus souvent. Les joueurs ressentent beaucoup de rage envers la situation, même s’ils la comprennent. C’est très frustrant.

André Tourigny, entraîneur-chef des 67 d'Ottawa

Aller jusqu’au bout. C’était l’objectif des 67 qui avaient dans leur formation le meilleur pointeur au pays, Marco Rossi, qui avait 120 points en 56 matchs. La solide équipe misait aussi sur des vétérans d’expérience qui n’auront pas pu réaliser leur rêve. 

On a des gars comme Keating, Hoefenmeyer et Kevin Bahl. Ils étaient ici depuis 3, 4 ou 5 ans. C’était l’aboutissement. Nous sommes passés près l’an dernier, on y a presque touché. On avait la chance et le désir de finir ce qu’on avait commencé. C’est difficile de pas avoir la chance d’y toucher, se désole Tourigny.

Un joueur de hockey transporte la rondelle à la ligne bleue devant un juge de ligne attentif

L'attaquant Marco Rossi est un des 15 meilleurs espoirs nord-américains en vue du repêchage de la LNH en juin.

Photo : Gracieuseté de Valerie Wutti / 67 d'Ottawa

Les séries des 67’s devaient commencer vendredi. Tourigny et le directeur général James Boyd vont plutôt occuper leurs prochaines semaines à faire le bilan de saison, préparer le repêchage et la prochaine saison. 

C’est la première fois en 102 ans que le tournoi de la Coupe Memorial n’aura pas lieu.

Plus facile de l'accepter chez les Olympiques

La déception est aussi présente à Gatineau, mais la pilule est plus facile à avaler. Avec une récolte de seulement 22 victoires en 64 rencontres, les Olympiques se qualifiaient de peine et de misère pour les séries, installés au 16e rang de la  Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). 

C’est certain qu’on est pas dans la même situation. Ottawa travaille depuis deux ans et c’était leur grosse année. Ils faisaient du bon travail pour y aller all the way. On est complètement à l’opposé, plus en reconstruction, souligne l’entraîneur Éric Landry.

Des joueurs de hockey s'enlacent après avoir marqué un but

Des joueurs des Olympiques célèbrent un but lors d'une rencontre préparatoire

Photo : Gracieuseté surlevif.net / Olympiques de Gatineau

Le pilote des Olympiques est toutefois aussi déçu que ses joueurs ne soient pas en mesure de goûter aux séries éliminatoires pour lesquels ils ont tant travaillé dans les derniers mois. L’équipe devait affronter le Phoenix de Sherbrooke, la meilleure équipe de la LHJMQ

On a eu de bonnes séquences depuis les fêtes. Les gars ont réussi à revenir ensemble dans le portrait des séries. C’est incroyable ce qu’on a mis comme travail et ce qu’on a réussi à faire. Les gars voulaient jouer au hockey. Ils savaient qu’on était à la bonne place et qu’on aurait pu causer des surprises. Au moins, faire la vie dure à Sherbrooke, raconte Landry. 

Les circonstances font quand même en sorte que le sort est plus facile à accepter que celui des équipes comme Moncton, Chicoutimi, ou Rimouski qui avaient fait le plein de joueurs avec des transactions coûteuses à la date limite des échanges.

Les Olympiques, eux, ont fait le plein de choix, en échangeant le capitaine Charles-Antoine Roy au Phoenix contre un choix de premier tour, notamment. 

Un entraîneur parle à son joueur au banc de son équipe

L'entraîneur des Olympiques de Gatineau, Éric Landry, donne ses instructions à ses joueurs pendant un match

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Vu qu’il n’y a pas de séries, c’est certain qu’on a vraiment eu le bon côté des échanges. On a plusieurs choix au repêchage pour y aller avec la jeunesse et rentrer des joueurs.

Éric Landry, entraîneur-chef des Olympiques de Gatineau

Le travail ne fait que commencer pour l’organisation, toutefois, qui doit préparer le repêchage et la prochaine saison.

On s’est beaucoup occupé des joueurs dans les deux dernières semaines pour qu’ils rentrent à la maison de façon sécuritaire. Maintenant on doit s’occuper du repêchage qui sera en ligne. On ne peut pas rencontrer les joueurs et plusieurs façons de faire doivent être changées. Il faut s’assurer de trouver la bonne façon de faire, conclut Landry. 

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Ottawa-Gatineau

Hockey junior