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Les contrôles dans les aéroports sont-ils suffisants?

« On se fie à la bonne foi des gens. »

Une entrée d'aéroport.

L'entrée de l'aéroport international Roméo‑LeBlanc du Grand Moncton.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Comme d'autres lieux de transit importants, les aéroports en Atlantique ont diminué leurs activités. Alors que les gouvernements se sont engagés à renforcer le contrôle, les mesures sanitaires tardent à être mises en place.

Il y a quelques jours, l’une après l’autre, les compagnies aériennes Air Canada et Porter ont annoncé la suspension de la plupart de leurs vols en Atlantique et les gouvernements se sont engagés à serrer la vis et à renforcer le contrôle dans les aéroports.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

L’aéroport de Moncton ne va pas fermer. Ce qu’on voit présentement, c’est une diminution du nombre de vols, explique Julie Pondant, directrice des communications à l’Aéroport international Roméo-LeBlanc du Grand Moncton.

Mais, ce qui devait éventuellement arriver, arriva. Trois passagers infectés par la COVID-19 ont voyagé à bord d’avions qui ont atterri à l’aéroport international de Moncton en provenance de Toronto.

On se fie sur la bonne foi des gens.

Julie Pondant, directrice des communications à l’Aéroport international Roméo-LeBlanc du Grand Moncton

À l’aéroport, ni les voyageurs quittant Moncton ni les passagers qui y atterrissent ne sont soumis à un test de température du corps pour vérifier s’ils sont fiévreux.

Remarquant qu’il n’y avait que très peu de produits désinfectants à la disposition des voyageurs, Roxann Guerette, étudiante en médecine, a pris l’initiative d’apporter le matériel nécessaire pour créer des stations sanitaires afin que les voyageurs puissent se désinfecter les mains.

Table dans un corridor d'aéroport avec des galons et des pompes

Roxann Guerrette a préparé un désinfectant avec de l'eau de javelle pour que les voyageurs puissent se désinfecter les mains à l'aéroport de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Je disais aux gens : ''s’il vous plaît, gardez vos distances pour assurer la sécurité des autres passagers''.

Quelle ne fut pas sa surprise de constater que personne ne prenait au sérieux ses directives. Ils ne m’écoutaient pas. C’était très difficile de communiquer avec eux. On se faisait crier après, ajoute-t-elle. D’autres se bousculaient aux stations sanitaires pour se désinfecter les mains.

Roxann Guerette a aussi collé du ruban adhésif au sol afin d'illustrer la distance qu’ils devaient respecter.

On a réussi à créer un protocole sécuritaire et efficace pour les gens de passage à l’aéroport, indique-t-elle.

Je pense qu’aucun aéroport dans le monde n’était prêt à vivre cette situation.

Roxann Guerette

Si certaines précautions ont été mises en place à l’aéroport de Moncton, difficile d’en dire autant pour celui de Saint-Jean à Terre-Neuve, qui a été accusé par certains de traîner de la patte.

Vue de loin de l'Aéroport international Roméo-LeBlanc du Grand-Moncton

Vue de loin de l'Aéroport international Roméo-LeBlanc du Grand-Moncton.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

La voyageuse Kim Larouche a atterri à l’aéroport de Saint-Jean dimanche. À son arrivée, des infirmières l’ont accueillie sur le tarmac pour lui remettre un feuillet d’information sur le coronavirus. Elle dit n’avoir subi aucun examen médical et ne pas avoir été conviée à signaler si elle ressentait des symptômes liés à la COVID-19.

Interrogé sur l’absence d’un protocole, le premier ministre Dwight Ball soutient qu’il avait déjà prévenu que les responsables avaient besoin de plusieurs jours pour imprimer des formulaires de déclaration. Il assure que des ressources sont maintenant offertes aux voyageurs.

Un avion de la compagnie Virgin Atlantic

Un avion de la compagnie Virgin Atlantic à destination de Londres, au Royaume-Uni à l'aéroport de Saint-Jean, Terre-Neuve.

Photo : Gracieuseté

C’est important que le message soit partagé au public. Si vous arrivez à Terre-Neuve-et-Labrador, peu importe si vous arrivez d’une destination internationale ou d’une autre province, vous devez vous isoler volontairement durant 14 jours, déclare-t-il.

Les derniers vols internationaux en provenance des destinations soleil ont encore, pour l'instant, le droit d'atterrir dans certains aéroports de l’Atlantique. Les vols intérieurs, bien que moins nombreux, vont aussi continuer jusqu'à nouvel ordre.

Par ailleurs, en raison de cette chute du trafic aérien, l'Association des Aéroports du Canada atlantique évalue la perte totale des revenus opérationnels des aéroports de la région à près de 118 millions de dollars en 2020. Afin d’en réduire les répercussions, elle demande au gouvernement fédéral une aide financière pour compenser les pertes et éponger les frais de loyer.

Avec les informations de Nicolas Steinbach, de Marie-Isabelle Rochon et de Laurianne Croteau

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