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Depuis 1938, la binerie du Mont-Royal est un lieu mythique pour manger des fèves au lard

Des fèves au lard

Des fèves au lard

Photo : Radio-Canada / Cécile Gladel

Radio-Canada

Les fèves au lard (familièrement désignées par le mot anglais bean) constituaient un pilier de l’alimentation traditionnelle au Québec et au Canada. On les retrouve encore de nos jours sur les tables de milliers de restaurants au pays, dont la mythique binerie du Mont-Royal de Montréal, ouverte depuis 1938.

La binerie du Mont-Royal, lieu incontournable pour manger des fèves au lard

De nos jours, les fèves au lard sont particulièrement appréciées et consommées lors du petit déjeuner et des sorties à la campagne au printemps à la cabane à sucre.

Dans plusieurs villes et villages au pays, des milliers de bineries servent ces légumineuses avec l’ensemble des mets canadiens.

C’est notamment le cas de la binerie du Mont-Royal.

Montréal/Ce soir, 15 décembre 1986

Le 15 décembre 1986, la journaliste Josée Blanchette nous fait visiter ce lieu mythique par le biais d’un reportage présenté au Montréal ce soir.

La journaliste y rencontre l’écrivain Yves Beauchemin qui a immortalisé dans son roman Le matou le restaurant du Plateau Mont-Royal.

Yves Beauchemin qualifie la nourriture qui y est servie de simple, mais très bonne et surtout constante en qualité et en goût.

Josée Blanchette souligne aussi que ça prend beaucoup de fèves blanches pour faire fonctionner la binerie.

On parlait, en 1986, de 27 tonnes de fèves au lard auxquelles s’ajoutaient quelque 20 000 tourtières et 3000 gallons de boulettes de viande.

C’était sans compter les pâtés chinois et les puddings chômeur qui complètent le menu.

En 2019, la binerie du Mont-Royal a déménagé du lieu où elle était depuis des décennies pour mieux répondre à ses clients.

Une Haïtienne qui fait de bonnes fèves au lard

Même si les fèves au lard sont un plat national d’ici, bien les cuisiner n’est pas une compétence exclusive des descendants des coureurs des bois.

Le territoire de l'autre, 2 octobre 2004

L’animateur Luis Oliva de l’émission Le territoire de l’autre nous amène le 2 octobre 2004 en Haute-Gatineau à la rencontre d’une magicienne des fèves au lard.

Nous vous présentons Sauphonie Désir.

Sauphonie Désir est née à Jacmel en Haïti. C’est au marché de sa ville natale qu’elle rencontre Marcellin, un Québécois, qu’elle épouse.

Arrivé au pays, Marcellin achète un restaurant dans la Haute-Gatineau.

Sauphonie Désir apprend donc à faire des fèves au lard, un plat étranger à la cuisine créole qu’elle connaît.

Elle devient vite une experte dans la cuisson de ces légumineuses.

Dans sa cuisine, pendant la plus grande partie de la journée, elle mitonne des fèves au lard qui sont très appréciées de son mari et de ses clients.

La réputation de Sauphonie Désir attire dans sa binerie des gens qui viennent de l’extérieur de la Haute-Gatineau.

Des Ontariens, des Britanniques même, affluent chez elle et repartent avec des plats qu’ils vont congeler chez eux.

Les fèves au lard de Sauphonie ont le vent dans les voiles!

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