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Ottawa et Gatineau demandent aux résidents de limiter les déplacements entre les deux villes

La tour de la Paix avec en arrière-plan les ponts Alexandra et MacDonald-Cartier enjambant la rivière des Outaouais gelée, en hiver.

Les maires d'Ottawa et de Gatineau lancent mardi un appel commun à leurs résidents pour limiter les déplacements entre les deux villes.

Photo : CBC/Radio-Canada

Radio-Canada

Les maires d’Ottawa et de Gatineau ont lancé mardi un appel commun pour réduire les déplacements interprovinciaux à ce qui est essentiel. Ils prient leurs résidents d’éviter de traverser la rivière qui sépare les deux villes si ce n’est pas indispensable.

On comprend qu’on a des liens particuliers des deux côtés de la rivière, mais dans une situation comme ça, la meilleure façon d’être solidaire, c’est de rester chacun chez soi, parce que ces déplacements-là peuvent provoquer une propagation du virus, a expliqué le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, en entrevue à Radio-Canada.

Il souligne que les trajets interprovinciaux devraient être réduits le plus possible à l'exception, par exemple, des employés de centres de la santé qui travaillent du côté opposé de la rivière des Outaouais.

Il faut vraiment qu’on reste le plus près possible de chez soi, qu’on limite les contacts, même si on a des habitudes sur les deux rives, il faut les changer.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Nous vous prions de rester à la maison, mais si vous devez traverser la rivière pour aller aider des proches ou des amis, prenez toutes les précautions nécessaires, a écrit le maire d'Ottawa, Jim Watson.

On ne traverse pas pour aller au chalet, on ne traverse pas pour aller magasiner, on ne traverse pas pour aller au parc, précise Maxime Pedneaud-Jobin, qui évoque notamment des rassemblements qui auraient eu lieu au cours du week-end dans le parc de la Gatineau.

Les deux maires indiquent dans leur communiqué de presse commun que l’évolution de la situation en matière de COVID-19 ne sera pas la même sur les deux rives et qu’il faut suivre à la lettre les recommandations des autorités de santé publique.

La question d’une fermeture potentielle de la frontière entre le Québec et l’Ontario s'est posée ces derniers jours. Le maire de Gatineau indique être en contact avec le gouvernement québécois à ce sujet depuis vendredi dernier.

Samedi, lors d’un point presse, le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, au Québec, a affirmé qu’il n’excluait pas cette possibilité, mais qu’il serait difficile de séparer Ottawa et Gatineau, qui forment pratiquement, selon lui, une même région de vie sociale.

Est-ce que cette mesure pourrait être renforcée par les corps policiers ou des barrages sur les ponts interprovinciaux? Moi, je n’exclus absolument rien à ce stade-ci. Il faut prendre absolument tous les moyens nécessaires pour que les gens écoutent, pour qu'ils se concentrent sur ce qui est essentiel, mentionne Maxime Pedneaud-Jobin.

Une demande qui vient du terrain

En entrevue aux Matins d’ici, Chantal Lamarche, la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, a plaidé pour une interdiction des déplacements non essentiels entre les deux provinces.

Nous, au Québec, on a des consignes sévères, on les suit. Il faudrait que ce soit les mêmes consignes pour les Ontariens quand ils viennent au Québec.

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau

La préfète affirme recevoir constamment des messages de citoyens de sa région au sujet d’Ontariens qui traversent le pont et se rassemblent dans les chalets et épiceries de Gatineau.

Ils traversent et on dirait qu’ils se disent : "On s’en vient à la campagne, il n’y a pas de danger, on n’aura pas le virus", regrette Mme Lamarche, qui souhaite que l’Ontario ait des consignes aussi strictes que le Québec.

Son homologue de la MRC de Papineau, Benoit Lauzon, note que l'affluence de visiteurs des régions urbaines entraîne une plus forte concentration de personnes dans sa région, ce qui est peu souhaitable d'un point de vue de santé publique, selon lui.

Ça fait un achalandage énorme dans nos commerces locaux, puis là, la population locale est vraiment inquiète. indique-t-il.

M. Lauzon aimerait lui aussi que des mesures concrètes soient mises en place pour fermer la frontière, ou à tous le moins limiter les déplacements.

Si c’est faisable de mettre en place des surveillances sur les ponts pour savoir pour quelles raisons les gens vont se déplacer d’un côté à l’autre, je pense qu’on doit les mettre en place, croit-il.

La situation à Hawkesbury

Hawkesbury dans l'est ontarien et Grenville-sur-la-Rouge sur la rive québécoise sont dans une situation similaire qu'Ottawa et Gatineau, en raison de leur proximité.

Pour le moment, c'est un peu prématuré de parler de ce sujet-là. On n'a pas eu de directives là-dessus, commente la mairesse d'Hawkesbury, Paula Assaly.

Elle croit que les mesures en place des deux côtés de la rivière fonctionnent bien parce qu'elles sont similaires en Ontario et au Québec. La priorité de Mme Assaly est de s'assurer que le personnel essentiel puisse traverser facilement la frontière pour se rendre au travail.

Avec les informations de Claudine Richard, Nathalie Tremblay et Denis Babin

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