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La fermeture de la route blanche exigée pour protéger la Basse-Côte-Nord

Deux motoneigistes sur la route blanche

Les maires et chefs innus de la Basse-Côte-Nord craignent que des motoneigistes en visite puissent introduire la COVID-19 à leur population.

Photo : Radio-Canada

Les élus de la Basse-Côte-Nord exigent que le gouvernement ferme immédiatement la Route blanche, le seul lien terrestre qui traverse la région. Ils veulent éviter à tout prix qu’un voyageur fasse entrer la COVID-19 dans la région isolée et aux ressources limitées.

Si ce n'est pas fait mardi à 14h, ils menacent de bloquer eux-mêmes le célèbre sentier de motoneige en érigeant des barricades. Le préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent, Randy Jones, estime que sa population est particulièrement vulnérable à la COVID-19. Il ajoute que les dispensaires de la région sont mal équipés pour faire face à la pandémie.

« Si le gouvernement ne veut pas mettre ses culottes, nous autres on va les mettre. »

— Une citation de  Rany Jones, préfet de la MRC du Golfe-du-Saint-Laurent

On a une population très âgée et nous ne sommes pas prêts à faire face à aucune pandémie. Jusqu’à date, les maires n’ont pas eu de réponses de leurs CLSC et du CISSS Côte-Nord aux questions qu’ils avaient, dit M. Jones, qui est également le maire de Gros-Mécatina.

Randy Jones est le maire de Gros-Mécatina.

Randy Jones, maire de Gros-Mécatina.

Photo : Radio-Canada / Louis Garneau

Qu’est-ce qui va arriver si on trouve trois ou quatre cas, un dans chaque village. Qu’est-ce qu’on ferait? C’est très, très dangereux, s'inquiète le préfet.

Randy Jones est catégorique. Sa région ne dispose pas de l’infrastructure sanitaire nécessaire pour gérer une propagation de la COVID-19 sur son territoire.

Il explique qu’il n’est présentement pas possible de laver ses mains dans la plupart des lieux publics et que les employés qui servent les visiteurs ne disposent pas de masques.

Nos gens de première ligne, comme ceux qui travaillent dans les magasins et les bureaux de poste, il faut leur donner une chance et les protéger. Quand quelqu’un embarque sur la route blanche on ne sait pas d’où il vient, s’il a voyagé dans le sud ou en Europe, s’insurge le maire.

Dans une communication envoyée la semaine dernière, les élus de la Basse-Côte-Nord ont interpellé le ministère des Transports qui gère ce sentier de motoneige. Selon Randy Jones, le ministère avait expliqué que c’était plutôt la santé publique qui devait prendre cette décision vu les circonstances.

Plus de contrôle à la frontière provinciale demandé

M. Jones croit également que le Québec devrait imiter les mesures prises par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador pour éviter toute transmission interprovinciale entre la Basse-Côte-Nord et le Labrador.

L'hôpital de Blanc-Sablon

L'hôpital de Blanc-Sablon

Photo : Radio-Canada

Je peux pas vous dire à quel point ça me dérange de voir que la province de Terre-Neuve est en train de mettre en place des directives pour le Québec, mais qu’on a personne du Québec qui dit un mot en ce qui concerne la frontière entre Blanc-Sablon et le Labrador, tonne M. Jones.

Mardi matin, Terre-Neuve et Labrador comptait 4 cas confirmés et 20 cas probables de COVID-19.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle Plamondon.

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