•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La perte de revenu due à la COVID-19 inquiète les propriétaires comme les locataires

Vue en contre-plongée d'un immeuble résidentiel de Winnipeg.

L'Association professionnelle des gestionnaires immobiliers estime que de 10 % à 35 % des locataires ont déjà annoncé à leur propriétaire qu'ils ne pourraient pas payer leur loyer le mois prochain (archives).

Photo : Radio-Canada / Justin Fraser

Radio-Canada

À l’approche du premier avril, plusieurs locataires ayant perdu leur emploi avec la crise de la COVID-19 s'inquiètent de ne plus pouvoir payer leur loyer. Tant les groupes de défense de locataires que les associations de propriétaires demandent l'aide du gouvernement manitobain.

Il faut faire quelque chose maintenant, lance Molly McCracken, directrice du bureau manitobain du Centre canadien de politiques alternatives. Elle s'inquiète du sort qui attend les nombreux locataires de la province, avec la crise de la COVID-19, plusieurs d'entre eux n'ont plus de revenus.

Les personnes sont stressées avec les questions de comment ils vont payer leur logement, dit-elle. La situation actuelle est une véritable catastrophe pour bien des locataires, selon une nouvelle étude du centre.

Ici au Manitoba, il y a 40 500 personnes qui ont moins d'un mois d'épargne pour payer leur logement. C'est 42 % de tous les gens qui sont locataires, poursuit Mme McCracken.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Même constat du côté de l'Association professionnelle des gestionnaires immobiliers, qui estime que de 10 % à 35 % des locataires ont déjà annoncé à leur propriétaire qu'ils ne pourraient pas payer le mois prochain.

C’est une situation inquiétante pour les propriétaires, comme l'explique le porte-parole de l'association, Avron Charach.

La plupart des propriétaires ont besoin des loyers tous les mois pour payer l'hypothèque, les factures, les réparations… Donc, même un mois ou deux d'interruption peut causer de graves dommages, peut-être même des faillites, explique-t-il.

Tandis que les propriétaires demandent un fonds d'aide pour compenser les loyers non perçus, les groupes de défense des locataires demandent un gel des avis d'éviction. Une demande relayée tant par le Nouveau Parti démocratique que par le Parti libéral du Manitoba.

Le premier ministre progressiste-conservateur Brian Pallister a admis que l'enjeu devra être résolu, mais n'a pas encore annoncé de mesures d'aide.

Avec les informations de Sophie Pelletier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !