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La C.-B. ne dévoile pas la localisation exacte des personnes atteintes de la COVID-19

Le ministre de la Santé, Adrian Dix, et la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry debout devant deux micros en point de presse le 14 mars 2020.

Le ministre de la Santé, Adrian Dix, et la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, lors d'un point de presse.

Photo : Radio-Canada

Anaïs Elboujdaïni

Alors que l’Ontario révèle le nom des villes où des cas de la COVID-19 ont été identifiés et que l’Alberta met en ligne une carte interactive qui dévoile le même type d’information, la Colombie-Britannique reste floue sur le sujet pour protéger la vie privée des patients, confirme la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry.

La province révèle comme seule information l’emplacement géographique des cas avérés les régies de la santé qui les dénombre. Or, la régie de la santé du Nord de la province couvre la moitié du territoire britanno-colombien.

Nous voulons que les gens qui présentent des symptômes se sentent à l’aise de nous contacter. Nous voulons qu’ils sachent que nous respecterons leur vie privée, explique la Dre Henry dans un courriel.

Lors d’un point de presse vendredi dernier, elle a comparé la gestion provinciale de la COVID-19 avec celle de l’épidémie de rougeole de l’an dernier. À cette époque, les autorités sanitaires dévoilaient avec précision la localisation des cas de personnes infectées par la maladie.

La rougeole peut se propager dans l’air même après qu’une personne porteuse du virus a quitté une pièce. Il est alors nécessaire de prévenir les gens afin qu’ils déterminent s’ils ont fréquenté le même lieu qu’une personne infectée, explique la Dre Bonnie Henry.

Elle précise que tel n’est pas le cas de la COVID-19.

La communauté importe peu, le virus peut être partout

La médecin hygiéniste veut également que tous se sentent concernéS par le nouveau coronavirus : Nous en sommes rendus là : peu importe dans quelle communauté vous vous trouvez dans la province, le risque est partout le même en Colombie-Britannique et partout au Canada.

Tout le monde doit donc pratiquer la distanciation sociale, c’est-à-dire garder au moins 2 mètres de distance avec les gens en public et rester à la maison le plus possible. Il faut aussi adopter une bonne hygiène comme se laver les mains, afin de protéger les personnes âgées et celles qui sont à risque si elles contractaient le virus.

Il s’agit notamment de personnes atteintes du diabète ou qui ont des problèmes cardiaques ou pulmonaires.

De savoir où une personne infectée se trouvait il y a deux semaines ne va pas vous protéger maintenant, souligne la Dre Henry.

Elle prévient également les plus jeunes qu’ils ne sont pas immunisés contre la COVID-19.

Nous avons des jeunes dans leur vingtaine et leur trentaine qui ont développé une pneumonie associée au virus, rappelle-t-elle.

Le gouvernement du Canada publie les données en les ventilant par groupe d’âge des gens infectés au pays.

De tous les cas de COVID-19 signalés au Canada jusqu’à maintenant, environ la moitié (54 %) sont des hommes. Environ un tiers (30 %) des cas sont des personnes âgées de 60 ans et plus.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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