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Fermeture imposée des entreprises : compréhension et collaboration malgré le choc

Une charpente d'acier.

Une des charpentes d'acier fabriquées par Produits métalliques PMI.

Photo : Communiqué / Produits métalliques PMI

De nombreux travailleurs et entrepreneurs sont sous le choc à la suite de la décision du gouvernement du Québec d'inciter tous les commerces et toutes les usines à cesser leurs activités jusqu'au 13 avril prochain. Mais bon nombre d'entre eux accueillent bien cette mesure pour contrer la propagation de la COVID-19.

Seuls les services essentiels, comme les secteurs de la sécurité publique, de l'alimentation ou de la santé, ne sont pas visés par cet ordre gouvernemental.

Une liste détaillée des entreprises et des services considérés comme essentiels par le gouvernement a été publiée en fin de journée.

Toutes celles qui ne font pas partie de cette liste devront avoir fermé leurs portes d’ici mardi soir, 23 h 59.

Certains commerces comme Techno Pneus de Rimouski se préparent déjà à fermer leurs portes.

Le vice-président de l'entreprise, Jean-François Marquis, évaluait s’il pouvait demeurer ouvert pour s'occuper des services d’urgence comme les transporteurs, les ambulanciers ou les pompiers.

Un mécanicien installe un pneu d'hiver.

Installation de pneu d'hiver

Photo : Radio-Canada

La mesure se traduira tout de même par la mise à pied de 80 personnes à Rivière-du-Loup, à Rimouski, à Chandler et à Amqui. L’entreprise avait mis en place une cellule de crise et son plan de confinement était déjà prêt.

Soutien aux employés

Le président de Produits métalliques PMI, Jean Pouliot, admet qu'il était un peu sous le choc de la nouvelle, lundi après-midi, mais il s'empresse d'ajouter que ça devenait nécessaire.

On comprend, avec l’augmentation des cas qu’on a vue, il vaut mieux y aller en prévention.

Jean Pouliot, président, Produits métalliques PMI

120 personnes se retrouvent ainsi au chômage.

La production de l’usine a cessé dès l’annonce du premier ministre. Quelques employés entreront au travail, mardi, pour fermer l’usine complètement.

Le personnel de l’administration et du service des ressources humaines de l’entreprise demeurera en poste. Produits métalliques PMI a aussi offert des avances monétaires à ses employés. Parce qu’on sait très bien qu’il y aura un délai avant que les gens aient leur premier chèque de chômage. On va aider nos employés là-dessus, commente M. Pouliot.

Fermeture de 25 chantiers

Plus à l’est, en Gaspésie, l’entrepreneur général spécialisé en projets commerciaux et industriels, LFG Construction, un des principaux employeurs de la Gaspésie, confirme que l’impact est majeur pour son entreprise, les sous-traitants et les employés.

LFG Construction comptait encore 25 chantiers actifs, de la rénovation du quai de Percé et de la construction du nouvel aréna de Bonaventure.

Une grue qui travaille à un enrochement près de la rive.

Des citoyens craignent que le nouveau quai empêche d'admirer le paysage

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Le président-directeur général de l’entreprise de construction, Claude Lapointe, estime que la mesure du gouvernement touchera les 110 travailleurs toujours à son service, malgré le ralentissement économique des dernières semaines.

Certains chantiers, dit-il, seront plus difficiles à fermer que d’autres, notamment ceux situés dans le Grand Nord. C’est court comme délai pour fermer des chantiers, jusqu’à demain soir, commente l’homme d’affaires qui travaille présentement à évaluer combien de temps cela prendra pour rapatrier tout l’équipement et tous les travailleurs.

M. Lapointe admet que la crainte d’une propagation du virus sur les chantiers était bel et bien présente.

Il y en a qui revenaient de vacances, qui étaient en quarantaine. Tout le monde avait des inquiétudes là-dessus.

Claude Lapointe, président-directeur général, LFG Construction

Ces craintes étaient d’autant plus présentes qu’il y a souvent beaucoup de circulation sur les chantiers. On ne peut pas tout contrôler non plus. Il y a nos employés, des sous-traitants qui viennent de l’extérieur, autant qu’il y a des livreurs qui viennent sur les chantiers qui viennent de l’extérieur.

La firme évalue si certains de ses employés pourront effectuer du télétravail. Cependant, comme beaucoup d’entreprises, dont les firmes d’architectes et d’ingénieurs, fonctionnent au ralenti ou sont carrément fermées, Claude Lapointe se demande si cela en vaudra la peine.

M. Lapointe espère que la fermeture des chantiers sera de courte durée et qu’elle sera suivie d’une forte relance.

Avec la collaboration de Denis Leduc et d'Isabelle Larose

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