•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vous avez perdu votre emploi? Voici les aides offertes en Atlantique

Une affiche indiquant une fermeture temporaire de magasin.

La crise de santé du coronavirus s’accompagne aussi d’une crise économique.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

Lisa Revil

L'état d’urgence a poussé bon nombre d’entreprises à fermer leurs portes provisoirement. Ce sont des milliers de personnes qui ont perdu leur emploi du jour au lendemain. Radio-Canada fait le point sur les aides offertes par les gouvernements fédéral et provinciaux des quatre provinces de l’Atlantique.

La crise de santé du coronavirus s’accompagne aussi d’une crise économique.

Justin Trudeau a présenté le 18 mars un plan d’aide de 82 milliards. Le Plan d’intervention économique du Canada à l’égard de la COVID-19 comprend un investissement de 27 milliards qui vise à soutenir directement les travailleurs et les entreprises canadiennes.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Vous obtiendrez l'aide nécessaire en ces temps difficiles, a déclaré le premier ministre, Justin Trudeau.

Le premier ministre regarde droit devant lui.

Le premier ministre Justin Trudeau répond aux questions des journalistes.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Ce plan d’intervention ratisse large et inclut aussi bien des mesures pour les aînés que pour les familles et les petites entreprises. Outre l’amélioration de l’assurance-emploi, on voit l'arrivée d’une nouvelle allocation de soutien d’urgence pour ceux qui ont perdu leur emploi et qui n’ont pas accès à des indemnités.

Pour les employés qui ont perdu leur emploi

La plupart des travailleurs qui viennent de perdre leur travail auront droit aux prestations de l'assurance-emploi. Les mêmes critères qu'à l'habitude s'appliquent, mais le délai de carence qui impose une première semaine sans revenu a été aboli.

Pour les travailleurs qui ne sont pas admissibles aux prestations de l’assurance-emploi, il est possible de demander l’Allocation de soutien d’urgence. Un montant pouvant aller jusqu’à 5 milliards a été alloué pour soutenir les travailleurs autonomes et autres personnes qui n’ont pas accès à l'assurance-emploi. Les demandes doivent être transmises sur le portail web de L’Agence pour le revenu du Canada. (Nouvelle fenêtre)

Pour les employés en quarantaine ou malades

Les personnes en quarantaine ou atteintes de la COVID-19 peuvent demander les prestations de maladie de l'assurance-emploi. Le gouvernement a aussi annoncé qu’il supprimait le délai de carence pour ceux qui sont placés en quarantaine. Il n’y a pas besoin de certificat médical, mais il faut par contre avoir accumulé 600 heures de travail au minimum dans la dernière année.

Le gouvernement a instauré une Allocation pour soins d’urgence pouvant atteindre 900 $ toutes les deux semaines, par personne, pendant 15 semaines. C’est une aide pour les travailleurs qui doivent rester à la maison et qui n’ont pas la possibilité d'avoir des congés de maladie payés.

Les mesures dans les provinces de l’Atlantique

À l’Île-du-Prince-Édouard, le gouvernement provincial a annoncé, la semaine dernière, une aide économique de 25 millions de dollars. Celle-ci contient une prestation de 200 $ par semaine pour tous les travailleurs qui ont perdu des heures de travail, 500 $ par semaine pour les travailleurs autonomes et 2 millions de dollars pour les garderies.

Ce dernier investissement pour les garderies comprend un accès à l’assurance-emploi pour les éducatrices spécialisées, une aide aux familles et une aide aux propriétaires de garderie. D’autres annonces économiques sont attendues cette semaine.

La province de Terre-Neuve-et-Labrador était déjà dans le rouge économiquement, notamment à cause du coût du chantier de Muskrat Falls. Le premier ministre, Dwight Ball, a expliqué qu’il avait des discussions avec Ottawa au sujet de la situation particulière de la province, mais il n’y a pas encore de stratégie précise sur l'aide que pourrait fournir le fédéral.

Dwight Ball.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Le gouvernement a indiqué qu’il ne réclamerait pas les remboursements de prêts étudiants du 30 mars au 30 septembre.

Une aide financière pour les garderies et les familles qui utilisent leurs services doit être mise en place. Brian Warr, le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite-Enfance, a expliqué que les familles seront remboursées de tous les frais payés après la date de fermeture.

La Nouvelle-Écosse n'a pas annoncé de mesures concernant exclusivement les travailleurs, mais elle a promis des aides sociales pour les plus démunis et pour les entreprises.

Elle a par exemple annoncé l'octroi d'une subvention d'un million de dollars à Feed Nova Scotia, un organisme de banques alimentaires, ainsi qu'une aide d’urgence de 230 000 dollars au programme pour les aînés.

De plus, la province a annoncé un investissement de 161 millions de dollars pour les propriétaires de petites et moyennes entreprises et 15 millions de dollars pour permettre d’accélérer l'accès à l'internet dans les régions rurales.

Finalement, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a lui aussi suspendu le remboursement et les frais liés aux prêts étudiants pour une période de six mois.

Au Nouveau-Brunswick, le gouvernement de Blaine Higgs n’a encore indiqué aucune aide provinciale pour les travailleurs. Il a par contre communiqué certains ajustements visant à aider les entreprises et les citoyens.

Par exemple, le gouvernement a annoncé qu’il n’y aurait pas de pénalités de retard pour les impôts fonciers des entreprises. Travail Nouveau-Brunswick, de son côté, ne collectera pas les cotisations employeur pour les trois prochains mois. Et le gouvernement provincial va aussi annuler pour une période de six mois le remboursement et les frais des prêts étudiants.

Thomas Raffy dans nos studios

Thomas Raffy, président-directeur général du Conseil économique du Nouveau‑Brunswick

Photo : Radio-Canada / Ian Noël

Selon Thomas Raffy, président-directeur général du Conseil économique du Nouveau‑Brunswick, cela n’est pas suffisant. Il attend de vraies mesures économiques pour appuyer les entreprises et leurs employés à traverser cette période de crise.

Les gens sont demandés de faire de la distanciation sociale, de faire de l’isolement, donc ils ne sont pas nécessairement en train de travailler. Ce n’est pas tout le monde qui peut faire du télétravail… Il y a un impact sur les entreprises et sur leurs employés et bien sûr sur les prochains mois pour notre économie. Bien que l’intention du gouvernement est bonne et je pense qu’il maintient un bon plan de match pour aider la population à être en bonne santé et en sécurité, il faudrait aussi voir pour des mesures concrètes… et trouver des façons d'appuyer plus les entreprises, estime Thomas Raffy, le président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Emploi