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L'absence d'argent pour la construction d'écoles francophones déçoit des organismes

L'entrée et la cour de l'École Valois, entourée d'une clôture robuste.

Le plan de dépenses du gouvernement de la Saskatchewan pour l'année fiscale 2020-2021 ne comprend aucun montant destiné à la construction de trois écoles francophones, prévue d'ici 2025.

Photo : Radio-Canada / Samuel Desbiens

Le Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP), le Conseil des écoles fransaskoises (CÉF) et l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) ne cachent pas leur déception que le plan de dépenses pour 2020-2021, présenté mercredi dernier, n’inclut pas d'investissement destiné à la construction de nouvelles écoles francophones en Saskatchewan.

La province a annoncé dans son plan de dépenses pour l'année fiscale 2020-2021 la construction de sept nouvelles écoles et la rénovation de trois établissements scolaires, toutes non reliées au CÉF.

Dans une entente de principe signée l’an dernier entre le Conseil scolaire fransaskois (CSF) et le gouvernement, la Saskatchewan s’est engagée à construire un total de trois écoles francophones à Regina, à Saskatoon et à Prince Albert d'ici 2025.

Une décision qui laisse le CÉF et l’ACF « perplexes »

Dans un communiqué envoyé lundi, le CÉF fait part de sa profonde déception face à la décision du gouvernement provincial.

Selon le président du CSF, même si la province doit composer avec la lutte contre la COVID-19, le CSF s’interroge sur l’absence de financement pour la mise en chantier d’une des trois écoles fransaskoises qu’elle s’est engagée à construire avant 2025.

Le manque d’empressement du gouvernement à concrétiser les projets de construction de nouvelles écoles dans les régions scolaires de Regina, Prince Albert et Saskatoon, malgré l’entente de principe signée le 19 mars 2019 entre le Conseil scolaire fransaskois et le ministère de l’Éducation nous laisse perplexes.

Alpha Barry, président du Conseil scolaire fransaskois (CSF)

Le CÉF entend redoubler d’efforts et continuer à collaborer avec le gouvernement à ce sujet.

Dans ce même communiqué, le CÉF ajoute qu’advenant un échec des discussions, d’autres moyens seront considérés pour assurer la réalisation des solutions mutuellement convenues afin de répondre aux besoins grandissants de la communauté fransaskoise.

Du côté de l'ACF, le président Denis Simard fait part de sa déception et indique que le silence au sujet de l’acquisition de nouveaux établissements scolaires fransaskois nous déçoit et nous laisse perplexes.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement ignore les besoins de la communauté fransaskoise dans un budget, mais, cette année, il y avait des engagements sur la table. Le ministère de l’Éducation comprend les enjeux et les messages que nous recevions du gouvernement étaient, jusqu’à très récemment, encourageants.

Denis Simard, président de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF)

Denis Simard ajoute que l’organisme fransaskois entend redoubler ses efforts pour comprendre les intentions réelles du ministère de l’Éducation face à ses engagements de l’année dernière.

Le CPIP songe à rouvrir son recours judiciaire

Le Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP) a fait part de sa déception, dans une entrevue jeudi dernier, en constatant l'absence de construction d’une nouvelle école francophone à Regina dans le plan de dépenses du gouvernement.

On avait un peu d’espoir qu’il pouvait y avoir quand même un peu d’argent pour commencer vraiment le projet de construction de cette nouvelle école, explique le porte-parole du CPIP, Jean de Dieu Ndayahundwa.

Mais en même temps, on s’y attendait vu les communications qu’on a eues avec la province ces derniers mois, poursuit-il, faisant référence à l'inclusion de la construction de l’école dans les dépenses du gouvernement.

Jean de Dieu Ndayahundwa dit rester convaincu que trois écoles francophones seront construites et prêtes à accueillir des élèves d’ici 2025, tel que promis l’an dernier par la province s’il y a la volonté au niveau du gouvernement.

En même temps, on ne va pas se fier juste à la bonne foi du gouvernement. Nous, on va poursuivre et on va rouvrir notre recours judiciaire bientôt.

Jean de Dieu Ndayahundwa, porte-parole du Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP)

Le 12 février dernier, le CPIP a lancé une pétition en ligne demandant à ce qu’une somme allouée à la construction d’une nouvelle école francophone à Regina soit inscrite dans le budget provincial 2020-2021, sans quoi le collectif songerait à retourner devant les tribunaux.

Avec les informations de Émilie Dessureault-Paquette et, Charles Lalande

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