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COVID-19 : la Ville de Moscou offre 80 $ aux aînés qui restent à la maison

Deux piétons sur un trottoir

La vie suit son cours à Moscou ces jours-ci.

Photo : Radio-Canada

Il y a encore beaucoup de personnes âgées dans les rues de Moscou. Trop. Dans les supermarchés, dans les églises, dans les autobus et dans le métro aussi. La plupart ne portent pas de masque et n’hésitent pas à se regrouper.

Si le président Vladimir Poutine disait encore la semaine dernière que la situation était sous contrôle, elle ne l’est pas, ou elle ne l’est plus. C’est une évidence.

Le maire de Moscou a finalement lancé un appel aux 65 ans et plus pour les supplier de rester à la maison.

La meilleure chose pour vous c’est d’aller à la datcha (au chalet) d’autant plus que la température s’annonce clémente, a dit le maire Sergei Sobyanin dans un message vidéo.

Plus de la moitié des Russes, toutes classes sociales confondues, possèdent une maison de campagne, bien que beaucoup soient minuscules.

Et plutôt que de menacer d'imposer une amende aux aînés qui désobéissent, la mairie de Moscou leur promet une récompense financière de 4000 roubles (80 $) s’ils acceptent de se cloîtrer.

Il ne s’agit pas d’un versement hebdomadaire et récurrent, mais d’une somme unique qui, dans la vie d'un retraité en Russie, est significative.

Le porte-parole du Kremlin a tenu à préciser que le président Vladimir Poutine, âgé de 67 ans, est exempté de la consigne de rester à la maison.

M. Poutine maintient sa position, pour le moment, de ne pas confiner la capitale.

Nouvelle méthode de comptage des cas d’infection

Pendant ce temps, le nombre de cas continue de grimper en Russie, et il faut s'attendre à un bond spectaculaire, puisque la ville de Moscou, où plus de la moitié des infections se sont déclarées, a décidé de changer la façon de confirmer les résultats des tests en laboratoire.

Dorénavant, un patient sera répertorié infecté au terme d’un seul résultat positif, plutôt que d'attendre une deuxième confirmation du laboratoire de Sibérie, comme c’est le cas depuis le début de la crise

En date du 23 mars, il y avait 438 cas d’infection au coronavirus déclarés en Russie, et un seul décès directement lié au virus.

S’il n’y avait que quelques centres hospitaliers la semaine dernière qui étaient en mesure d’accueillir et de traiter des cas, le gouvernement affirme avoir converti un septième hôpital pour soigner les patients dans la région de Moscou.

La Russie au chevet de l'Italie

Comme promis par le président Poutine, neuf avions militaires russes se sont posés près de Rome depuis les dernières 24 heures avec la mission de prêter main-forte au pays le plus touché par la pandémie.

C’est au terme d’une conversation téléphonique avec son homologue italien dimanche soir que le président russe a décidé d’envoyer du renfort.

Au total, une centaine de médecins et épidémiologistes militaires ont été prêtés à l’Italie.

Quatre avions sur une piste d’atterrissage.

Des avions russes transportant de l'aide médicale à l'Italie

Photo : Reuters / Handout

La Russie a aussi envoyé du matériel qui manque cruellement dans les hôpitaux de l’Italie, notamment des masques, des ventilateurs et des trousses de dépistage.

Une aide d’urgence et spontanée qui laisse entendre que la Russie est pour l’instant en mesure de traiter les patients infectés sur son propre territoire.

Mais les prochaines semaines pourraient être difficiles, selon l’infectiologue Alexander Cherpunov.

Dans une entrevue à la télévision d’État, il a déclaré que la Russie était trois semaines en retard sur l’Italie en termes de progression et il s’attend à ce que le pays suive la même courbe que le reste de l’Europe.

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