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Deux distilleries gaspésiennes souhaitent toujours produire un désinfectant pour les mains

Des mains sous des distributeurs de gel désinfectant.

La meilleure défense contre le coronavirus demeure de se laver souvent les mains, selon les experts, et plusieurs distributeurs de gel désinfectant sont installés un peu partout.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Deux distilleries gaspésiennes souhaitent se lancer dans la production de désinfectant pour les mains, mais la fermeture des commerces et entreprises jugés non essentiels met en péril leur approvisionnement.

La Distillerie des Marigots, à Caplan, et O’Dwyer Distillerie Gaspésienne, à Gaspé, veulent participer à l’effort collectif pour endiguer la pandémie de COVID-19.

Le copropriétaire de O’Dwyer Distillerie Gaspésienne, Frederic Jacques, explique toutefois que le projet est paralysé en raison des nouvelles mesures annoncées par le gouvernement Legault pour circonscrire la propagation du coronavirus.

Une bouteille du gin Radoune.

O’DwyerDistillerie Gaspésienne produit le gin Radoune

Photo : Radio-Canada

Ça évolue d’heure en heure, ça prend beaucoup de résilience, tout est bloqué partout. On avait envisagé à très court terme d’avoir du sirop d’érable de la Fédération des acériculteurs, mais on ne sait pas si eux vont laisser complètement tomber le temps des sucres.

Frédéric Jacques, co-propriétaire, O’Dwyer Distillerie Gaspésienne

L’objectif de la distillerie de Gaspé était d’utiliser le sirop d’érable pour produire un acérum et d'en extraire les agents aseptisants.

Mais sans la matière première qu’est le sirop d’érable, l’idée ne peut pas se concrétiser.

Frédéric Jacques.

Le copropriétaire de O’Dwyer Distillerie Gaspésienne, Frédéric Jacques

Photo : Radio-Canada

Tout le monde va se retrouver dans la même situation, on veut le faire, mais on n’a pas de matières premières.

Frédéric Jacques, copropriétaire, O’Dwyer Distillerie Gaspésienne

Frédéric Jacques, qui est aussi docteur en chimie organique, précise qu'il doit aussi utiliser du glycérol et du peroxyde d’hydrogène, mais encore là, l’approvisionnement n’est pas garanti et il risque de devoir se tourner vers les États-Unis.

L’autre incertitude demeure aussi l’approvisionnement en éthanol, essentiel à la production de leur désinfectant pour les mains.

Joseph St-Denis Boulanger est photographié devant les fondations de sa future distillerie

Joseph St-Denis Boulanger, copropriétaire, Distillerie des Marigots

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Ce qu’on entend, c’est que les fournisseurs sont en rupture de stock, ce qui est surprenant parce que l’industrie du gin en consomme déjà pas mal et la production est importante, alors il faut voir si la situation sera temporaire.

Joseph St-Denis Boulanger, copropriétaire, La Distillerie des Marigots
Des tablettes presque vides dans une pharmacie.

Des lotions désinfectantes pour les mains commencent à manquer dans ce magasin.

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

La demande en désinfectant pour les mains est forte actuellement du côté des travailleurs qui assurent les services essentiels comme les policiers, les pompiers et les ambulanciers.

Même si les deux distillateurs réussissent à sécuriser l’approvisionnement des produits utilisés pour produire leur désinfectant, la mise en marché pourrait prendre plusieurs semaines et doit être approuvée, au final, par Santé Canada.

Avec les informations d'Adrianne Gauvin-Sasseville

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