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Coronavirus : nous répondons à vos questions

Un panneau informatif de Sherbrooke.

Nous répondons à quelques-unes des centaines de questions que nous recevons.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

Vous êtes très nombreux à nous contacter à l'adresse temoin@radio-canada.ca (Nouvelle fenêtre) et sur notre page Facebook Radio-Canada Information (Nouvelle fenêtre) pour nous envoyer vos questions et vos préoccupations sur la COVID-19. Nous répondons à quelques-unes d'entre elles.

Je suis en quarantaine depuis plusieurs jours, et je n’ai aucun symptôme. Puis-je sortir prendre une petite marche dehors?

Ginette Blouin, de Québec

Si vous revenez de l'étranger, vous ne pouvez pas vous promener dans la rue pendant votre période d'isolement, que vous ayez ou non des symptômes. Vous devez rester à l'intérieur, sauf pour passer un test de dépistage. Le Canada et le Québec ont décidé vendredi de ne plus permettre aux voyageurs de retour au Canada qui sont obligatoirement en auto-isolement pendant 14 jours de marcher dans la rue.

Pour les autres personnes en isolement qui ne présentent pas de symptômes, il est toujours possible de se promener dehors en respectant une distance de deux mètres avec toute autre personne. Il est toutefois interdit d'aller dans des lieux publics comme les pharmacies ou les épiceries.

Si vous présentez des symptômes, ne sortez en aucun cas de chez vous!

Avec la collaboration de Thomas Gerbet

Est-ce que je peux continuer à aller à mon chalet qui se situe dans une autre région que mon lieu de résidence?

Pierre, de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Le gouvernement du Québec demande à la population d’éviter de se déplacer d’une région à l’autre ou d’une ville à l’autre, sauf en cas de nécessité.

Le site du gouvernement indique que ces déplacements interrégionaux doivent se limiter à ceux liés à des raisons médicales et au travail.

Si vous décidez de vous rendre dans une résidence secondaire située dans une autre région que votre lieu de résidence, le gouvernement du Québec vous demande de ne pas fréquenter les lieux publics comme les épiceries et les pharmacies.

En tant qu’étudiant, est-ce que j’ai droit à la Prestation canadienne d’urgence de 2000 $?

Jean-Charles Hamel, étudiant à l’Université du Québec à Montréal

Oui, les étudiants ont droit à cette prestation s’ils remplissent certaines conditions. Parmi celles-ci :

  • Avoir gagné plus de 5000 $ en 2019 ou dans les 12 derniers mois;

  • Avoir perdu son emploi à cause de la pandémie de COVID-19;

  • Ne pas avoir reçu de revenu de travail pendant 14 jours consécutifs.

En date du 27 mars, la plateforme pour demander cette prestation n’a pas été mise en ligne par le gouvernement fédéral. À suivre !

Si les résultats de mon test de la COVID-19 sont négatifs, suis-je quand même obligé de continuer ma quarantaine?

Messaoud Herrati, de Longueuil

Oui, vous êtes obligé aller jusqu’au bout de votre quarantaine, même si vous avez reçu un résultat négatif à votre test.

Pour une personne qui s’est placée en isolement volontaire après avoir passé le test, un résultat négatif ne signifie pas qu’elle peut mettre fin à son isolement volontaire.

Elle doit respecter ses 14 jours d’isolement et ne pas sortir de chez elle, à moins que la santé publique ne la contacte pour lui signifier la fin de son isolement.

Les déplacements en moto sont-ils interdits?

Mario Perron, de Beloeil

Conduire sa moto n’est pas interdit en soi.

Ce sont les déplacements d’une région à l’autre, qu’ils soient effectués en moto, en train ou en voiture, qui sont à éviter.

Les personnes qui reviennent de voyage, doivent, elles, se placer obligatoirement en quarantaine pour 14 jours, et elles ne peuvent pas prendre leur moto.

À titre de rappel, les rassemblements intérieurs ou extérieurs, y compris en moto, sont interdits, sauf dans certains cas. Ces quelques exceptions se trouvent sur le site du gouvernement du Québec. 

Le camphre est-il efficace pour se protéger de la COVID-19?

Louise Belhumeur, de Laval

Attention aux faux remèdes! En aucun cas le camphre – ou toute autre huile essentielle – ne protège contre la COVID-19.

À l’heure actuelle, il n’y a aucun produit disponible pour prévenir, traiter ou guérir cette maladie.

Mon conjoint travaille dans une usine qui ne fait pas partie de la liste des activités manufacturières essentielles. Son patron refuse de la fermer. Qu’est-ce que je peux faire?

Une résidente de la région du Témiscouata

Pour formuler une plainte concernant une telle situation, vous devez contacter le gouvernement du Québec.

Vous pouvez composer le 1 877 644‑4545 ou remplir le formulaire disponible (Nouvelle fenêtre) sur le site Internet du gouvernement.

Devient-on immunisé contre la maladie lorsqu'on guérit?

Johanne Giroux, de Dosquet

Il est trop tôt pour l'établir. Jusqu'à tout récemment, les autorités sanitaires pensaient qu'une personne infectée développait des anticorps contre la maladie et qu'elle était donc immunisée après sa guérison.

Or, le virus est capable, un peu comme l'influenza, de muter assez rapidement. Les mutations pourraient ainsi permettre au virus de déjouer le système immunitaire d'une personne qui a déjà été infectée.

Est-ce que les terrains de camping pourraient ne pas ouvrir ce printemps?

Michel Poulin, de Sherbrooke

Au Québec, la Sépaq a interdit l’accès à ses parcs nationaux, réserves fauniques et établissements touristiques en raison de la consigne prohibant les rassemblements. Ils sont fermés depuis 21 mars, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Camping Québec, qui représente les exploitants de terrains de camping privés au Québec, ne s'oppose pas à un potentiel report de l’ouverture de la saison – qui a habituellement lieu à la fin d'avril – en fonction des recommandations du gouvernement Legault et de la Direction de la santé publique.

En date du 25 mars, l’ouverture de la saison n’a pas été reportée.

Les magasins d'électroménagers ne figurent pas dans la liste des services essentiels. Que faire pour m’en procurer?

Un résident de Québec

Même si les succursales physiques de ces magasins sont fermées, il est toujours possible de se procurer des électroménagers autrement.

Plusieurs entreprises proposent un service d’achats en ligne ou par téléphone. Consultez leur site Internet pour obtenir plus d’information.

Je vis seule avec peu de revenus. J’ai des symptômes de la COVID-19 et je suis en isolement volontaire. Je me demande si l’ambulance va m’accepter si je n’ai pas de carte de crédit ou le montant nécessaire dans mon compte de banque pour payer les frais de transport.

Johanne Brodeur, de Boucherville

Les services d’Urgences-santé ne refusent JAMAIS de prendre une personne en charge. Toutefois, ces services ne sont pas gratuits pour tout le monde.

Les personnes âgées et les prestataires de l’aide sociale bénéficient du programme de gratuité (Nouvelle fenêtre) d’Urgences-santé.

Pour les personnes qui ne sont pas couvertes par ce programme, l’organisme offre une entente de paiement par versements mensuels.

Est-ce que les notaires doivent fermer?

Carolle D., de Lévis

Non, les cabinets de notaire ne vont pas fermer, car les services notariaux sont considérés comme un service essentiel par le gouvernement du Québec, et ce, malgré ce qu’a dit le premier ministre François Legault le 24 mars.

Québec demande toutefois à ce que ces services soient offerts à distance, dans la mesure du possible.

Si les transactions immobilières peuvent se conclure avec les notaires, les visites de logements, quant à elles, doivent cesser, a clamé mardi le premier ministre Legault. À l'heure actuelle, elles sont déconseillées, pas interdites.

Par ailleurs, il est toujours possible de faire appel à des déménageurs dans les prochaines semaines, qui bénéficient d’une exemption.

Comment justifier que la Société des alcools du Québec et la Société québécoise du cannabis soient considérées comme des services essentiels?

Richard Pregent, d’Ottawa

La Société des alcools du Québec (SAQ) et la Société québécoise du cannabis (SQDC) ont été désignées comme étant des services essentiels pour des questions d’ordre public.

Le gouvernement du Québec craint une ruée vers ces commerces advenant leur fermeture et il veut ainsi éviter le chaos.

De nombreuses personnes se sont précipitées le 23 mars vers les succursales de la SAQ et de la SQDC à l’annonce de la fermeture des commerces jugés non essentiels au Québec, alors que ces établissements n’étaient pas inclus dans ces mesures.

Quelle est la différence entre la colchicine et la chloroquine?

Louise Caron-Giguère, de Saint-Augustin-de-Desmaures

D’une part, la colchicine est un anti-inflammatoire très puissant d’origine végétale, utilisé habituellement pour traiter la goutte et la péricardite (une inflammation de l'enveloppe du coeur).

Des chercheurs de l’Institut de cardiologie de Montréal sont en train de mener une étude pour déterminer si la colchicine pourrait réduire le risque de complications pulmonaires liées à la COVID-19.

D’autre part, la chloroquine est un médicament contre le paludisme et la malaria commercialisé depuis 70 ans.

Administrée à des patients atteints de la COVID-19, elle permettrait de réduire la durée de la maladie et d’agir comme antiviral.

Cependant, la Direction de la santé publique du Québec ne recommande pas l’usage généralisé de la chloroquine chez les patients souffrant de la COVID-19.

Un rappel : il n’existe actuellement aucun traitement dont l’efficacité est documentée pour traiter la COVID-19.

Quelles sont les consignes concernant la garde partagée?

Micheline Martin, de Gatineau

C’est une question délicate et complexe qui requiert l’opinion d’un avocat spécialisé en droit familial.

Au Québec, nous vous conseillons de communiquer avec la Clinique d’assistance juridique COVID-19 (Nouvelle fenêtre), qui prodigue des conseils gratuits à la population. Vous pouvez la joindre sans frais au 1 866 699-9729.

En Ontario, vous pouvez contacter Aide juridique Ontario (Nouvelle fenêtre). À noter que les services de cet organisme ne sont pas gratuits pour tous.

Les camionneurs qui reviennent des États-Unis doivent-ils se placer en quarantaine?

Yannick Gagnon, de Saguenay

En date du 23 mars, les camionneurs n’ont pas à se mettre en quarantaine à leur retour au pays.

Le gouvernement du Québec n’a pas inclus le personnel de transport dans les consignes d’isolement volontaire de 14 jours.

Je fréquente une dame depuis 5 ans. Elle a 74 ans et moi, 82. Elle demeure seule dans sa maison, comme moi. On se parle plusieurs fois par jour sur FaceTime depuis le début du confinement. Elle est allée garder ses petits-enfants au New Hampshire à partir du 8 mars. Elle est revenue le 15 mars, sans indice de contamination. Après 15 jours, soit le 29 mars, puis-je aller la visiter et cohabiter avec elle quelques jours? Nous serons seuls et resterons à la maison. Nous n’avons pas de symptômes, mais nous nous ennuyons l’un de l’autre.

Un résident de Saint-Victor de Beauce

Difficile de vous donner une réponse précise. Voici les consignes officielles :

Une personne en quarantaine doit respecter sa période d’isolement. Elle ne peut pas aller à l’épicerie, ne doit pas visiter ses amis ou ses voisins, elle doit rester chez elle, même si elle ne présente pas de symptôme.

Si elle ne présente toujours pas de symptôme au bout de 14 jours, cette personne peut mettre fin à sa quarantaine.

Toutefois, le gouvernement du Québec recommande aux personnes âgées de rester à la maison, sauf en cas de nécessité ou d’exception.

Si une personne âgée est amenée à sortir, elle doit observer les principes de la distanciation sociale et éviter tout rassemblement.

À vous de juger!

En quoi consiste la distanciation sociale?

  • éviter les rassemblements non essentiels
  • éviter les salutations d’usage, comme les poignées de main
  • éviter les endroits très fréquentés comme ceux où ont lieu les concerts, les conférences et les festivals, de même que les arénas
  • limiter les contacts avec les personnes qui présentent un risque plus élevé, comme les aînés et les personnes en mauvaise santé
  • maintenir autant que possible une distance d’au moins 2 longueurs de bras (environ 2 mètres) avec les autres

Les personnes atteintes d'hypertension et de diabète sont-elles plus à risque?

Diane Boisvert, de Drummondville

La COVID-19 est particulièrement dangereuse pour les personnes qui sont fragilisées par des maladies chroniques, comme l’hypertension artérielle et le diabète, ou qui ont des problèmes cardiaques.

Ces personnes sont plus à risque de développer des symptômes graves et courent plus de risques de succomber à la maladie.

Je suis locataire, est-ce que je peux refuser que mon propriétaire fasse visiter mon logement?

Fanny Reynaert, de Trois-Rivières

Oui, car les visites d'appartement au Québec ont été suspendues jusqu'au 13 avril.

Y a-t-il des risques de contamination lorsque je me fais livrer de la nourriture?

Catherine Dupuis, de Laval

Si les restaurateurs suivent les consignes sanitaires habituelles lors de la préparation de la nourriture, le risque de propagation du virus est faible, car la cuisson des aliments suffit pour le tuer.

Les plateformes en ligne qui proposent des services de livraison offrent la possibilité – ou ont imposé – la livraison sans contact. Cette option permet de réduire les contacts humains depuis la cuisine jusqu’à la livraison sur le pas de la porte.

Pour plus de sécurité, il est toujours recommandé de se laver les mains après avoir touché une surface qui pourrait être contaminée.

J’ai 70 ans, puis-je sortir prendre une marche dehors?

Liliane Tremblay, de Québec

Le gouvernement du Québec a demandé aux personnes de 70 ans et plus d’éviter de sortir de chez elles. 

Faire une promenade est autorisé, mais il faut éviter tout rassemblement et appliquer les principes de la distanciation sociale.

Pourquoi? Parce que les personnes âgées sont parmi les plus à risque de succomber à la maladie. 

D’après les données sur la COVID-19 en Chine, où la pandémie a commencé, la proportion de personnes décédées par rapport au nombre de cas se chiffre à 0,2 % chez les 30-39 ans, mais grimpe à 8 % dans la tranche d’âge de 70 à 79 ans et à 15 % chez les personnes de plus de 80 ans.

Est-ce qu’on peut encore faire l’amour?

Ginette P., de Québec

En date du 19 mars, l’état de la science n’indique pas si le virus peut se transmettre sexuellement. 

Toutefois, toute personne qui entre en contact physique avec une personne atteinte par la COVID-19 – que ce soit en l’embrassant ou en touchant des parties de son corps contaminées par le virus, notamment les mains – se met à risque d’être, elle aussi, infectée par le virus.

Est-ce que la réduction des heures d'ouverture des commerces a un effet sur la propagation du virus?

Isabelle Martineau, de Montréal

La décision de réduire les heures d’ouverture des commerces de détail a été prise pour différentes raisons. Au Québec, plusieurs chaînes d’épiceries l’ont prise afin de laisser souffler leurs équipes et leur permettre de remplir les tablettes. 

La Société des alcools du Québec a aussi réduit les heures d’ouverture de ses succursales, car l’entreprise fait en ce moment face à une réduction de son personnel. Certains employés ne peuvent se présenter au travail pour des raisons personnelles ou familiales, par exemple garder leurs enfants à la maison.

En date du 19 mars, ces décisions ont été prises dans un contexte où il n’y a pas de transmission communautaire enregistrée au Québec, contrairement à la situation en Ontario. Pour rappel, il y a transmission communautaire lorsque le virus se propage au sein même d'une communauté, d'une personne à l'autre.

De nombreux commerces ont d’ailleurs annoncé qu’ils fermeraient leurs portes afin de réduire la propagation du virus.

Après combien de jours vais-je recevoir la réponse de mon test de dépistage?

Une résidente de Charlesbourg

En date du 19 mars, le délai moyen entre le test et la réponse est de deux jours au Québec. La province compte une trentaine de cliniques de dépistage et huit autres devraient ouvrir d’ici les prochains jours. Ce délai pourrait toutefois évoluer.

Est-ce que boire beaucoup d’eau ou se gargariser avec de l’eau tiède salée ou vinaigrée protège de la COVID-19?

Renaud Lévesque, de Sainte-Florence

Ni l’eau froide, ni l’eau chaude, ni l’eau tiède, ni l’alcool, ni aucune boisson, qu’elle soit salée ou vinaigrée, ne protège contre la COVID-19. 

L’équipe des Décrypteurs a produit un article sur le sujet. N’hésitez pas à aller le consulter!

Dois-je laver les légumes que j’achète?

Bruno Beauvilliers, de Candiac

La nourriture n’est pas une voie probable de transmission du coronavirus. Le seul risque reconnu pour le moment est si l’aliment a été manipulé par une personne contaminée. Contrairement aux bactéries, les virus ne se multiplient pas sur les aliments.

Santé Canada recommande de rincer vigoureusement à l’eau courante les fruits et légumes achetés à l’épicerie, et de les brosser, comme vous devriez d’ailleurs le faire en temps normal. N’utilisez pas de savon, de javellisant ou de désinfectant.

Les épiceries ont accentué leurs mesures d’hygiène en réaction à la pandémie. Elles demandent notamment aux personnes infectées, ou qui pensent l’être, de rester à la maison. Celles-ci peuvent faire leurs courses en ligne et opter pour la livraison. En magasin, évitez également de toucher à plusieurs aliments avant de faire votre choix.

L’Organisation mondiale de la santé rappelle en outre de suivre les mesures d'hygiène de base en préparant vos repas, comme le lavage des mains.

La cuisson des aliments suffit par ailleurs pour tuer le coronavirus.

Réponse préparée par Daniel Blanchette Pelletier

Quels sont les risques de contracter le virus en touchant de l'argent ou de la monnaie?

Éric Fournier, de Montréal

Le coronavirus se transmet par gouttelettes respiratoires de taille infime qui peuvent en effet se trouver sur une pièce de monnaie ou sur un billet de banque. Une personne pourrait être infectée après avoir touché une telle surface contaminée si elle porte ses mains à sa bouche, à son nez ou à ses yeux.

Les virus ne sont toutefois pas des bactéries et ne peuvent pas se multiplier sur des surfaces inertes, comme les pièces de monnaie ou les billets de banque. La durée de vie du virus sur une surface inerte varie de plusieurs heures à trois jours, en fonction de la surface, de la température, du taux d'humidité et de la quantité de virus qui y est déposée.

À titre d'exemple, le virus demeure contagieux jusqu'à 3 heures dans l'air, 24 heures sur du carton et jusqu'à 3 jours sur de l'acier inoxydable ou du plastique.

Selon les scientifiques, le virus reste fragile en environnement extérieur. Le principal vecteur de transmission reste la voie aérienne : lorsqu'une personne infectée tousse ou éternue sans faire barrière avec son coude.

Les commis d'épicerie devraient-ils porter des gants et devrais-je en porter lorsque je fais mon épicerie?

Yvan Bernard, de Saint-Côme-Linière

Comme le précise la réponse précédente, le virus ne se transmet pas par la peau, mais par des gouttelettes infectées.

Que l'on porte ou non des gants, on se trouve devant le même problème.

Si une personne touche une surface infectée par le virus (avec ou sans gants), cette personne risque de le propager à toute autre surface qu'elle touche. Ensuite, si elle porte ses mains (gantées ou non) à son visage, elle risque de se contaminer elle-même.

Porter des gants n'est donc pas un rempart contre la COVID-19. C'est pourquoi il est fortement conseillé de se laver les mains régulièrement et d’éviter de porter ses mains à son visage.

Les salons de coiffure et de manucure doivent-ils fermer?

Suzanne Pelchat, de Sept-Îles, et Ève Desrosiers, de Saint-Hyacinthe

Depuis le 23 mars, les salons de coiffure et les salons de manucure font partie de la liste des établissements qui doivent fermer (Nouvelle fenêtre), sur ordre du gouvernement du Québec.

À l'Île-du-Prince-Édouard, salons d'esthétique et salons de coiffure sont fermés depuis le 18 mars.

Est-ce qu'une personne guérie peut transmettre le virus?

Michel Julien, de Québec

À quel moment peut-on parler de guérison? Quatre périodes sont distinguées dans le déroulement d’une infection virale : l'incubation (le temps estimé entre la contamination et l'apparition des premiers signes de la maladie), les symptômes, la guérison clinique et la disparition du virus du corps.

Toutefois, la fin des symptômes ne signifie pas que le virus a disparu. La guérison clinique − c'est-à-dire la fin des symptômes − n'indique pas que le virus a été éliminé définitivement du corps. Une personne cliniquement guérie peut tout de même être infectée, et donc contagieuse.

Pour qu’un cas soit totalement écarté, le patient infecté doit obtenir deux tests négatifs à la COVID-19 à au moins 24 heures d’intervalle.

Quels symptômes de la COVID-19 dois-je avoir pour me faire dépister?

Céline Ranger, de Montréal

En date du 18 mars, voici la procédure de la ligne Info-Santé (811 et 1 877 644-4545) du ministère de la Santé du Québec pour recevoir un test de dépistage de la COVID-19 :

La personne doit revenir d’un voyage à l’étranger depuis 14 jours ou moins, ou être en contact étroit avec une personne qui revient d’un séjour à l’étranger.

ET elle doit présenter au moins un des trois symptômes suivants :

  • Fièvre
  • Toux
  • Difficultés respiratoires

Selon l'évolution de la situation, la procédure pourrait évoluer.

La procédure de Télésanté Ontario (1 866 797-0000) est différente. Il faut remplir un formulaire d'autoévaluation (Nouvelle fenêtre) avant d'appeler la ligne. Au Nouveau-Brunswick, il faut faire le 811.

En guise de rappel, voici une infographie rappelant les symptômes de la COVID-19, de la grippe et du rhume :

Tableau comparatif des symptômes de la grippe, du rhume et de la COVID-19.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tableau comparatif des symptômes de la grippe, du rhume et de la COVID-19. **Mis à jour le 19 mars 2020.

Photo : Radio-Canada

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