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Qui se fait tester en Colombie-Britannique?

Une personne avec des gants dépose un liquide dans une éprouvette.

Ce n'est pas parce qu'on présente des symptômes liés à la COVID-19 qu'on a accès à un test de dépistage en Colombie-Britannique,

Photo : Associated Press / John Minchillo

Radio-Canada

Malgré les appels de l’Organisation mondiale de la santé à tester le plus grand nombre de gens qui pourraient avoir été infectés à la COVID-19, la réalité est tout autre en Colombie-Britannique, où les tests sont réservés à des groupes précis.

C'est ainsi qu'après avoir passé six heures en attente au centre d’appel d’information 811, Rob Taylor s'est fait aviser de se rendre à un centre de soins d’urgence.

L’ingénieur de Vancouver âgé de 68 ans et sa conjointe souffraient de fièvre, de maux de tête et de toux depuis quelques jours. Le couple était d’autant plus inquiet qu’au moins 11 personnes ayant pris part à un service funéraire la semaine précédente présentaient aussi des symptômes liés au coronavirus.

Craignant que l’église de Vancouver où a eu lieu le rassemblement devienne un foyer de contagion, il estimait nécessaire d’obtenir des résultats pour aviser la centaine d’invités présents au service funéraire, si un résultat s'avérait positif.

Au centre de soins, il a appris qu’il était fort probable qu’il soit atteint de la COVID-19, mais qu’il ne se qualifiait pas pour autant à un test. Je vais présumer que je l’ai et m’isoler, s’est dit M. Taylor.

Qui se fait tester?

Selon la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry, ce ne sont pas toutes les personnes présentant des symptômes qui doivent être testées, surtout si la recommandation qui en résulte consisterait, de toute façon, à s'isoler.

Des membres de la Garde nationale enregistrent des patients qui veulent être testés, dans l'État de New York.

Des initiatives de dépistage ont été mises sur pied dans plusieurs États touchés, comme ici, à New York.

Photo : via reuters / NATIONAL GUARD

Les personnes présentant des symptômes suffisamment légers pour être soignées à la maison ne sont donc pas testées à l'heure actuelle, selon le guide d'auto-évaluation provincial, à l’exception de ces groupes : 

  • Les gens qui requièrent une hospitalisation ou qui sont gravement à risque
  • Les travailleurs de la santé
  • Les gens en contact avec d’autres personnes ayant été déclarées positives au virus
  • Les résidents de centres de soins longue durée

Changement de stratégie

Au départ, les autorités sanitaires provinciales testaient tous les cas suspects, essayant de retracer l’épidémie, ce que recommande sans équivoque le Dr Peter Phillips, un des plus importants experts en maladies infectieuses de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Il rappelle que l'étendue des tests effectués en Corée du Sud a permis de contenir l'épidémie. Nous devons en tirer leçon. Nous devons adopter ce qu'ils ont fait, croit-il.

Pourtant, aujourd'hui, les efforts se sont recentrés sur l'objectif consistant à « aplatir la courbe », explique la Dre Henry, c’est-à-dire limiter le nombre de cas par la distanciation sociale, tandis que les tests ont quelque peu été délaissés.

Une fois que nous serons arrivés au point où nous avons suffisamment aplati la courbe, nous pourrons recommencer à tester massivement, dit-il.

C’est ce qui est prévu, je l'espère, d’ici quelques semaines, conclut-elle.

Avec les informations de Lisa Johnson

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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