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Trump assure que le coronavirus ne nuira pas longtemps à l'économie

Donald Trump parle aux journalistes dans la salle de presse de la Maison-Blanche.

Donald Trump presse les sénateurs américains à s'entendre rapidement pour adopter un plan de relance de l'économie.

Photo : Associated Press / Alex Brandon

Malgré les appels à adopter des mesures nationales pour combattre la pandémie de COVID-19, le président des États-Unis fait la sourde oreille à cette demande. Donald Trump préfére mettre en garde contre les lourdes conséquences qu’entraînerait une chute marquée de l’activité économique au pays.

Alors que le nombre de personnes infectées par le coronavirus a franchi la barre des 40 000 aux États-Unis, lundi, le président a déclaré qu'il ne laisserait pas le coronavirus causer des dommages durables à l'économie américaine.

L'Amérique sera de nouveau et bientôt ouverte aux affaires, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche. Notre pays n’était pas destiné à être à l’arrêt, a-t-il poursuivi.

Le président craint que la crise de santé publique ne devienne une crise encore plus grande. Nous n'allons pas laisser cela se transformer en un problème financier de longue durée, a-t-il affirmé.

Il a insisté sur la nécessité de relancer l’économie, de peur de voir les entreprises fermer et de voir les travailleurs au chômage.

Donald Trump a affirmé que les États-Unis se remettront sur pieds bientôt et que cela ne sera pas dans trois ou quatre mois comme certains le prétendent.

Les mesures de restrictions

Et le président a insisté : il examine déjà comment il s'y prendra pour faire redémarrer l'économie une fois les mesures de restriction en place – elle doivent durer 15 jours – échues.

Selon lui, la mise à l’arrêt de l’économie crée des problèmes encore plus sérieux que ceux causés par la pandémie. Il cite en exemple l’anxiété, la dépression et le chômage.

Bien qu’il reconnaisse que le nombre de personnes infectées et décédées va croître encore, il a décidé de tenir tête aux spécialistes en santé publique et de remettre les gens au travail.

S’il en tenait seulement aux médecins, ils diraient de le [pays] garder fermé, de fermer le monde entier… et de le mettre à l’arrêt pour quelques années. On ne peut pas se permettre ça, a-t-il déclaré.

Il a expliqué qu’il était possible de faire deux choses en même temps, soit de se protéger tout en étant actif et productif. Il a souligné que les accidents d’automobiles n’empêchent pas les gens de conduire sur les routes.

Le matériel médical

Dans le but d’aider les professionnels en santé à se procurer le matériel clinique nécessaire, le président a signé lundi un décret pour éviter les prix abusifs et la possession excessive. La mesure législative vise les biens en grande demande comme les masques, les gants, les respirateurs et le détergent à mains.

Peu après la signature de ce décret, la porte-parole de la Maison-Blanche, Stephanie Grisham, a écrit sur Twitter : Cela envoie un message très fort – Nous n’allons pas permettre à ceux qui accaparent les ressources vitales et qui gonflent les prix de porter atteinte à la santé des Américains en cette heure critique.

Le secrétaire à la Justice, Bill Barr, a indiqué que son département avait des preuves d’accaparement de matériel médical et de pratiques commerciales douteuses. Il assure que des enquêtes sont en cours, précisant que ces activités perturbent la chaîne d’approvisionnement et la disponibilité sur le marché.

En point de presse, le président a dit que son administration avait fermé des sites Internet faisant la promotion de faux vaccins. On ne peut pas permettre que les Américains se fassent exploiter, a-t-il ajouté.

Le Capitole de Washington vu de l'extérieur sous un ciel gris.

Le Sénat américain n'a pas réussi à s'entendre sur un plan de relance de l'économie. La motion présentée lundi n'a recueilli que 49 voix sur les 60 nécessaires.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Nouvel échec du Sénat sur un plan de relance

Le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs invité les sénateurs du Congrès à s’entendre rapidement pour faire adopter un plan de relance de l’économie américaine. Il les incite à mettre de côté la partisanerie et à prendre en compte la santé des Américains.

Plus tôt lundi, le Sénat a échoué pour la deuxième fois en deux jours à s'entendre sur un plan massif de relance de l'économie, mise à genoux par la pandémie de coronavirus.

Ce projet de loi vise à mobiliser jusqu'à près de 2000 milliards de dollars. Les tractations se poursuivent en coulisses entre la majorité républicaine et la minorité démocrate, pourtant d'accord sur l'urgence de la situation.

La motion, qui aurait permis un vote rapide sur le texte, n'a recueilli que 49 voix sur les 60 nécessaires.

Le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell, a dénoncé une obstruction absolument stupide de la part de l'opposition.

Les démocrates refusent de voter le texte dans son état actuel. Ils veulent notamment une supervision accrue des prêts accordés aux grandes entreprises, qui ressemblent plus selon eux à des cadeaux aux dirigeants.

Le secrétaire américain au Trésor, Steve Mnuchin, a qualifié lundi matin sur Fox News cette idée de ridicule, affirmant que le plan était destiné à aider tous les travailleurs américains.

La Fed lance des aides massives

Toujours lundi, la Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé des aides massives aux entreprises et aux collectivités pour leur donner de l'oxygène face aux ravages de la pandémie du nouveau coronavirus sur l'économie.

La Fed ne fixe désormais plus de montant maximal à ses rachats de dette américaine, qu'elle a récemment repris de façon massive, comme elle l'avait fait face à la crise financière de 2008.

Elle a lancé lundi un nouveau programme de 300 milliards de dollars d'aides pour soutenir le flux de crédit aux employeurs, aux consommateurs et aux entreprises.

L’entreprise Boeing va suspendre sa production dans l’État de Washington pour deux semaines à partir de mercredi. La moitié du personnel du géant de l’aviation travaille dans les installations situées dans cet État.

L'état de la situation

Le gouverneur de l'État de New York Andrew Cuomo.

Le gouverneur de l'État de New York Andrew Cuomo.

Photo : Associated Press / John Minchillo

Sinon, le plus récent bilan fait état de 40 069 cas confirmés chez nos voisins du Sud et de 472 décès. La pandémie touche maintenant les 50 États, le District de Columbia et des territoires américains, notamment Puerto Rico.

On compte désormais 11 États qui ont mis leur population en confinement : la Californie, l’État de New York, l’Illinois, le Connecticut, le New Jersey, le Maryland, la Louisiane, l’Ohio, le Delaware, le Michigan et le Massachusetts.

De plus, certaines métropoles américaines ont également ordonné à leurs résidents de rester à la maison, à savoir Philadelphie, Dallas, Saint-Louis, Nashville et Kansas City.

Le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, a dit lundi que 157 personnes déclarées positives à la COVID-19 en sont mortes. Il a ajouté que plus de 20 000 de ses concitoyens en sont infectés.

Le maire de New York a appelé lundi gouvernement fédéral à généraliser à l'ensemble du pays les mesures de confinement coercitives adoptées dans les États les plus touchés, et réclamé à nouveau une aide d'urgence de sa part.

Il faut que ces mesures de confinement qu'ont prises New York et la Californie s'appliquent partout, a déclaré le maire Bill de Blasio sur CNN.

Avec les informations de CNN, et Agence France-Presse

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