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Comment vivre ses rapports intimes à l’heure de la COVID-19?

Un plan rapproché des pieds d'un homme et d'une femme entremêlés dans un lit.

La crise de la COVID-19 peut entraîner une baisse de la libido ou, au contraire, accroître le besoin de contacts humains.

Photo : iStock

Radio-Canada

La crise de la COVID-19 oblige les Canadiens à instaurer une distanciation sociale. Toutefois, il faut savoir conserver les relations intimes pour garder une bonne santé mentale, indique Patrice Bécotte, qui est sexologue à la clinique Accès-Sexologie et membre de l’Ordre professionnel des sexologues du Québec.

Patrice Bécotte reconnaît que la situation actuelle est anxiogène et peut avoir des effets sur les relations intimes.

Ce serait tout à fait normal que nos habitudes sexuelles soient bousculées. On sait que la sexualité, ce n’est pas seulement génital. Notre désir, notre excitation, notre capacité à se laisser aller [vont] être impactés par toutes les émotions qui sont générées par le contexte actuel, explique-t-il.

Il ajoute que ces changements de libido peuvent également intervenir dans un contexte où les partenaires sont isolés et ne sont pas à risque.

Le sexologue souligne cependant que chacun est différent et que, pour certains, anxiété ne rime pas avec perte de désir.

Ce serait normal, aussi, de sentir qu’on a davantage le goût de se rapprocher, de vivre du plaisir sexuel. Ça pourrait être causé par une stratégie de gestion du stress. Plonger dans un contexte sexuel, ça peut être tellement enivrant que ça nous fait oublier nos préoccupations, précise Patrice Bécotte.

Reste que le désir s’accompagne pour la plupart de vigilance quant à la situation médicale du partenaire.

Si un des partenaires revient de voyage, a des symptômes de la grippe, travaille dans des milieux où il pourrait être exposé, le risque est présent, explique Patrice Bécotte.

S’ouvrir à l’autre

Le sexologue ajoute que la distanciation sociale peut exacerber le besoin de contact, sinon d’intimité.

Patrice Bécotte invite d’ailleurs les gens à s'interroger sur leur rapport au contact humain et à leur sexualité.

Les gens pourraient prendre cette [occasion] pour se questionner sur à quoi sert leur sexualité. Dans quels mode, ou habitudes sexuelles, ils sont ancrés depuis quelques mois ou quelques années? Qu’est-ce qui me manque? Est-ce que j’ai besoin d’intimité, de sécurité, de connexion? propose-t-il comme pistes de réflexion.

Patrice Bécotte ajoute qu’il s’agit finalement de la bonne conjoncture pour s’ouvrir de façon authentique aux autres.

Il rappelle qu’à l'heure où plusieurs consultent des vidéos sur Internet pour tromper l’ennui, un appel téléphonique à une personne ou à un petit groupe d’intimes peut changer la donne.

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