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Les propriétaires de logements désemparés vis-à-vis des mesures de l'état d'urgence

Une pancarte de logement à louer

Des propriétaires d'immeubles à logements au Nouveau-Brunswick craignent de ne pas pouvoir boucler les fins de mois.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En décrétant l’état d’urgence sanitaire au Nouveau-Brunswick la semaine dernière, le gouvernement provincial a révoqué le droit aux propriétaires d’immeubles à logements d’expulser des locataires en cas de non-paiement du loyer jusqu’au 31 mai de cette année.

Or, les propriétaires doivent toujours payer leurs impôts fonciers et les taxes d’eau et d’égout, et ce, même si les locataires ne paient pas leur loyer.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

L’agent d’immeuble Pierre Basque est propriétaire de 350 logements et de deux foyers de soins dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Même s’il ne veut jeter personne à la rue, il a affirmé au journaliste Michel Nogue que cette situation sera difficile à soutenir financièrement à long terme.

L’homme d’affaires s’est déjà engagé à ne pas facturer de frais pour retard de paiement pour le mois d’avril, mais si tous ses locataires ne paient pas leur loyer au cours des prochains mois, la situation pourrait s'avérer difficile pour son entreprise.

C’est sûr qu’on ne peut pas arriver à 300-400 locataires. Ce n’est pas qu’on ne veut pas, c’est qu’on ne peut pas de se permettre financièrement de dire qu’on ne leur charge pas de loyer pour un mois. On ne peut pas, a affirmé M. Basque.

Le propriétaire ne panique cependant pas. Il croit que la mesure est nécessaire afin d’éviter que la pandémie s'aggrave dans la région.

« Il faudra s’assurer que les gens n’abusent pas du système. Va falloir surveiller ça de plus proche. C’est là que la communauté et la confiance seront les plus importantes pour travailler ensemble »

— Une citation de  Pierre Basque, propriétaire d'immeubles à logements

Mario Charlebois est propriétaire d’immeubles à logements depuis plus de 40 ans. Il est bien connu en raison de son combat pour forcer le gouvernement provincial et les municipalités à offrir des services en français.

Il croit que le gouvernement du premier ministre Blaine Higgs envoie le mauvais message aux propriétaires de logement en révoquant leur droit d’expulser des locataires qui n’arrivent plus à payer leur loyer.

C’est sûr qu’on ne veut pas mettre tout le monde dehors. Mais moi, je paie l’électricité et le chauffage à plusieurs de mes locataires et je me dis ‘’où c'est que ça va aller avec ça'', a rappelé M. Charlebois, propriétaire d’une trentaine de logements dans le Grand Moncton.

L’homme d’affaires pense que le gouvernement devrait plutôt aider directement les résidents en difficulté en envoyant un chèque aux locataires qui ne peuvent pas payer.

C’est dommage qui s'en prennent à nous autres, a-t-il lancé.

On a tenté d'obtenir une entrevue avec les représentants de la province sur les droits des propriétaires et des locataires pendant la pandémie, mais personne n'a donné suite à notre demande.

D’après les informations du journaliste Michel Nogue

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