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COVID-19 : l’Ontario annonce la fermeture de tous les commerces non essentiels

Doug Ford en conférence de presse.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford (photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada

La province a annoncé lundi que tous les commerces jugés non essentiels devront fermer leurs portes d’ici mardi soir afin de limiter la propagation de la COVID-19.

Les épiceries, les pharmacies et les restaurants qui offrent la livraison et des plats à emporter seront les seuls commerces qui pourront rester ouverts, selon le premier ministre Ford.

Les gens pourront continuer à aller à l’épicerie, tout le monde pourra avoir accès à ses médicaments, et l’électricité et les télécommunications ne cesseront pas, selon M. Ford. Il a précisé qu'il ne prenait pas cette décision à la légère.

La LCBO pourra aussi continuer ses activités, selon le gouvernement. La liste complète des commerces qui pourront rester ouverts sera rendue publique en fin de journée mardi.

Le premier ministre Ford a répété de nombreuses fois durant son point de presse que tout le monde devait rester à la maison et que tous les voyageurs devaient rester en isolement pendant 14 jours en revenant d'un voyage à l'étranger.

Le premier ministre de l'Ontario a aussi laissé tomber que la date de reprise des cours, originalement prévue pour le 5 avril, allait vraisemblablement être repoussée, affirmant que cette date n'était pas réaliste.

Inquiétudes chez les commerçants visés

Le vice-président aux affaires nationales de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), Jasmin Guénette, appréhende le dévoilement des entreprises jugées non essentielles.

Selon lui, pour que les services comme les pharmacies puissent répondre aux besoins des gens, de nombreuses entreprises sont nécessaires tout au long de la chaîne d'approvisionnement.

De plus, M. Guénette a bien peur que ces mesures ne poussent certaines entreprises à la faillite.

Selon lui le gouvernement canadien devra adopter des mesures beaucoup plus généreuses pour permettre leur survie, en particulier si la crise se prolonge.

Vlad Apanovitch, de l'entreprise d'entretien paysager GTA Landscaping, craint en effet de devoir mettre à pied ses 20 employés.

Il craint même pour la survie de son entreprise si la crise perdure, puisque c'est au printemps que la majorité de ses revenus sont générés. Je ne peux simplement pas penser plus loin que les prochaines semaines, il faut simplement espérer que nous pourrons reprendre le travail à temps pour sauver la saison, explique-t-il.

Des mesures de soutien pour les services sociaux

Par ailleurs, la province a annoncé lundi qu’elle ajoute d’autres mesures à son cocktail de réponses à la pandémie de la COVID-19 pour soutenir financièrement les municipalités, les banques alimentaires et les refuges pour sans-abris.

L’Ontario a annoncé qu’un financement sera accordé aux municipalités et aux organismes qui fournissent des services sociaux.

Selon le communiqué de presse de la province, le financement devrait permettre aux bénéficiaires de continuer d'offrir leurs services essentiels, à embaucher du personnel supplémentaire et à trouver des moyens de promouvoir la distanciation sociale et l'auto-isolement pour assurer la sécurité de leurs clients et les maintenir en santé.

Le financement devrait aussi permettre aux personnes plus vulnérables d’avoir accès à un soutien financier même si elles ne sont pas admissibles à l’aide fédérale d’urgence. Des fonds seront aussi versés aux organismes qui aident les familles défavorisées et les Premières Nations.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Des logements demandés pour l’isolement des sans-abris

Gaétan Héroux, de la Coalition ontarienne de lutte contre la pauvreté, affirme que la population de sans-abris de l’Ontario se retrouve dans un piège, puisqu'elle a moins d’options pour s’isoler de la maladie.

Il croit que le gouvernement doit agir pour rendre disponible des logements temporaires pour l’isolement des sans-abris, sinon beaucoup de personnes vulnérables vont mourir, selon lui.

On parle ici des hôtels qui sont vides, on a des milliers de chambres qui sont vides, on a aussi des bâtisses comme le Air Canada Centre, les centres communautaires et récréatifs, le centre des congrès de Toronto. On dit : ouvrez, plaide M. Héroux.

Yogi Acharya, lui aussi de la Coalition ontarienne de lutte contre la pauvreté, croit que le gouvernement doit ouvrir les centres communautaires et des chambres dans les motels et les hôtels pour permettre aux personnes sans-abris de s’isoler physiquement.

Il demande aussi aux gouvernements d’augmenter temporairement le chèque d’aide sociale des sans-abris pour qu'ils puissent tenir plus longtemps en isolement.

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