•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Ça va bien aller » : la photographe Caro Vuko capture les sourires du confinement

À la fenêtre d'une maison, une maman avec ses deux filles sourient. Un arc-en-ciel est dessiné dans la fenêtre.

Chaque confinement se vit différemment, selon l'espace et les moyens financiers dont on dispose, selon les personnes avec qui on habite.

Photo : carovuko

Et si les mesures de confinement imposées pour ralentir la propagation du coronavirus entraînaient de profonds changements dans les relations humaines? Si l’isolement donnait aux humains le goût de mieux communiquer et de s’entraider? C’est le rêve de la photographe matanaise Caroline Vukovic, à la recherche des sourires de ceux qui participent au mouvement « Ça va bien aller » pour son Projet Matanie.

Photographe professionnelle et enseignante, Caro Vuko se dit profondément amoureuse de la Matanie et de ceux et celles qui l’habitent.

Une femme et un jeune homme à la porte. la femme a un grand sourire.

Caro Vuko immortalise de furtifs moments d'espoir.

Photo : carovuko

Inspirée par les arcs-en-ciel visibles un peu partout avec le mouvement « Ça va bien aller », elle a eu l’idée de photographier les gens à distance, pour immortaliser le confinement dans ce qu’il a de beau. Je ne sors pas de la voiture, explique-t-elle. Les gens m’envoient leurs messages et je me rends chez eux.

Un papa, une maman et leur fils.

Une des familles qui a accepté de se laisser photographier par Caro Vuko.

Photo : carovuko

C’est toujours très court, deux minutes gros maximum et chaque fois, je vis quelque chose d’intense. Les gens font des sourires extraordinaires! C’est une grosse dose d’émotion. Il faut que je me retienne pour ne pas partir à pleurer, confie-t-elle.

On se crie quelques mots d’encouragement à distance. Y’a quelque chose de magique qui se transmet en peu de temps.

Caroline Vukovic, photographe

Elle ajoute : Chaque fois que je vois des gens seuls, des adultes, des enfants, des familles, sourire à travers une fenêtre, au balcon ou sur la galerie, je n’en reviens pas de voir à quel point les gens de la Matanie sont beaux et forts!

Une famille, de deux parents et trois enfants sourient sur leur galerie.

Des sourires porteurs d'espoir.

Photo : carovuko

Ses photos se retrouvent ensuite dans la page Facebook Projet Matanie, où les gens peuvent commenter, prendre des nouvelles des autres, s’envoyer de petits mots pour s’encourager ou manifester leur désir d’être photographiés.

On a besoin de sentir qu’on fait partie de quelque chose. Les gens prennent conscience qu’ils ne sont pas tout seuls. Ils se voient, voient leurs voisins. Ils existent.

Caroline Vukovic, photographe

Une grande exposition

Caro Vuko rêve d’organiser une grande exposition. Je nous vois tous réunis en train de se taper dans le dos et de se dire que ça a bien été, un événement du genre : La Matanie revit. Je vois ça en noir et blanc, pour faire documentaire, reportage, confie-t-elle.

Une dame salue à sa fenêtre.

Une dame salue à sa fenêtre.

Photo : carovuko

La photographe idéaliste aimerait faire perdurer ce mouvement, que les gens profitent de ce changement pour aller plus loin et créer un mouvement collectif de solidarité.

Tout seul, on n’est pas grand-chose. Si les gens pouvaient prendre l’habitude d'acheter local et de continuer quand tout sera terminé, avance-t-elle. Tous ces gens qui se dévouent pour que nous puissions être le plus confortables possible dans notre confinement, pour qu’ils soient toujours là si jamais on devait revivre la même chose, il faut les encourager.

Caro Vuko a déjà visité Saint-Ulric et projette d’aller dans les autres villages. Elle a l’aide de son amie Anne-Marie Lamontagne, qui coordonne toutes ces communications et les rendez-vous.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !