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François Legault accorde le maintien des activités essentielles aux alumineries

Des lingots d'aluminium sont empilés dans la cour extérieure de l'Aluminerie Alouette, à Sept-Îles.

Des lingots d'aluminium dans la cour extérieure de l'Aluminerie Alouette, à Sept-Îles (archives)

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Radio-Canada

Les alumineries font maintenant partie de la liste des activités manufacturières essentielles. Après avoir annoncé la fermeture de toutes les alumineries dans la nuit de mardi pour contrer la propagation de la COVID-19, François Legault revient sur sa décision.

Comme les autres alumineries de la province, Aluminerie Alouette a reçu l’accord du gouvernement du Québec afin de maintenir ses opérations essentielles, indique un communiqué publié en fin de journée par l'entreprise.

Sur le site du gouvernement du Québec, les alumineries comptent maintenant parmi les huit activités manufacturières essentielles aux côtés de la production de biens alimentaires et de la production de produits sanitaires.

Des précisions devront être apportées sur ce qui sera jugé essentiel, mais pour le moment Alcoa, à Baie-Comeau, et Alouette, à Sept-Îles, demandent à leurs employés de rentrer au travail comme à l'habitude demain matin.

L’entreprise évalue actuellement toutes les possibilités dans ce dossier. Des directives mises à jour seront transmises ce mardi 24 mars, peut-on lire sur le site web de l’Aluminerie Alouette.

Des élus ont sonné l'alarme

Des élus de la Côte-Nord se sont exprimés lundi après-midi pour demander au gouvernement de revoir sa décision étant donné l'impact économique possible à long terme dans la région.

Le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, a notamment soutenu que la fermeture des alumineries nord-côtières occasionnerait des frais importants et pourrait compromettre la réouverture des entreprises.

Il y a tout un enjeu d'arrêter une aluminerie et de la redémarrer. Les informations que j'ai obtenues, c'est que si on voulait arrêter une aluminerie ça pourrait coûter plus d'une centaine de millions de dollars pour la redémarrer. Donc il y a un impact à court terme, évidemment, de faire un shutdown de l'usine, mais également à long terme pour la reprise des activités, a affirmé le député.

Le député aurait interpellé différents ordres de gouvernement pour faire valoir les conséquences d'une fermeture sur l'industrie de l'aluminium sur la Côte-Nord.

L'annonce initiale

On pourrait peut-être avoir des exceptions. On ne veut pas non plus créer des catastrophes, a dit le premier ministre lors de son annonce hebdomadaire en début d'après-midi lundi, alors qu'il a ordonné la fermeture des entreprises qui fabriquent des produits qui ne sont pas essentiels.

Une entreprise qui produirait des équipements médicaux, on a besoin que ça reste ouvert, mais une entreprise qui fabrique de l’aluminium, des autos, des avions, ça va être fermé.

François Legault, premier ministre du Québec
Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

La décision avait également fait réagir au Saguenay-Lac-Saint-Jean, une autre région où les alumineries jouent un rôle central dans l’économie. Rio Tinto, principal producteur d’aluminium de la région, est en contact avec le cabinet du premier ministre.

La Côte-Nord compte deux alumineries : Alcoa, à Baie-Comeau, et Alouette, à Sept-Îles, qui est la plus grande aluminerie des Amériques par son volume de production.

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