•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Arnaques à la COVID-19 : les services de renseignement canadiens ferment des sites web

La GRC dit que des escrocs se faisant passer pour l’Agence de la santé publique du Canada ont tenté de voler des informations de crédit en disant aux gens qu’ils étaient atteints de la COVID-19.

Une personne tient une carte de crédit en tapant sur son clavier.

Des escrocs tentent de profiter de la panique mondiale entourant la COVID-19.

Photo : getty images/istockphoto / megaflopp

CBC News

Tandis que le combat contre la propagation de la COVID-19 se poursuit, le centre de renseignement de sécurité étranger du Canada déclare la guerre à d’autres types de virus : les arnaques et la désinformation.

Le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) dit qu’il a déjà fermé des sites web qui se faisaient passer pour l’Agence de la santé publique, l’Agence du revenu et l’Agence des services frontaliers.

Nous avons fermé de faux sites web en lien avec la COVID-19. Nous travaillons avec nos partenaires pour faire ce genre de chose. Nous agissons, a affirmé le chef du CST, Scott Jones, en entrevue avec CBC News.

Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui traque les arnaques, un des cas impliquait des escrocs disant aux gens qu’ils étaient atteints de la COVID-19 dans le but de voler leurs informations de carte de crédit en leur demandant de payer pour une prescription.

Des personnes mal intentionnées tentent également de se faire passer pour le gouvernement fédéral et envoient des courriels d’hameçonnage, dont certains avec des fichiers joints malveillants.

D’après Scott Jones, des bandits et des forces étrangères tenteront d’exploiter l’anxiété mondiale entourant la pandémie de COVID-19.

Jouer sur les émotions

J’ai certainement vu, dans certains de ces cas d’hameçonnage, des tentatives de jouer sur les émotions des gens ayant eu des morts dans leur famille, par exemple, raconte le chef du CST.

Ils ne fonctionnent pas avec le même code d’éthique que le reste d’entre nous.

Certains de ces escrocs tentent de vendre de faux remèdes miracles pour le coronavirus, alors que d’autres disent offrir des tests plus rapidement que les hôpitaux. Dans un cas rapporté à la GRC, quelqu’un a tenté de vendre une fausse liste de gens infectés dans un quartier.

Profiter de l’anxiété

Farhaan Ladhani, directeur du Digital Public Square (place publique numérique) à l’École Munk des affaires internationales, mène des recherches sur la désinformation à l’ère de la COVID-19.

Selon lui, les Canadiennes et Canadiens se sentent craintifs et stressés, et ces fortes réactions émotives peuvent être exploitées sur le web.

Les gens participent de plus en plus à des communautés en ligne parce qu’ils cherchent de l’information. Cela peut permettre à des personnes malveillantes de profiter de la situation, dit Farhaan Ladhani.

Son équipe a analysé plus de 100 000 publications des réseaux sociaux pour trouver des thèmes communs.

L’un des cas les plus fréquents de désinformation est de penser qu’il faut porter un masque pour rester en santé, que l’ail peut prévenir la COVID-19 et que des lampes ultraviolettes tuent le virus.

C’est normal que les gens soient inquiets, dit-il, en rappelant de seulement s’informer auprès de sources fiables comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon les informations de Catharine Tunnay

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Cybercriminalité

Techno