•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Télétravail : les MRC de la région ne vont pas toutes à la même vitesse

Le centre-ville de Mont-Joli

Le centre-ville de Mont-Joli

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Alors que le premier ministre du Québec demande aux employeurs de favoriser le plus possible le travail de la maison, ce ne sont pas toutes les MRC qui ont emboîté le pas.

Par exemple, la MRC de la Haute-Gaspésie ne compte que deux personnes en télétravail. Il s'agit de deux mères qui doivent demeurer auprès de leurs enfants.

Le préfet Allen Cormier attend de voir ce que les autres feront et dit analyser la situation avant d'élargir cette mesure pourtant recommandée par le gouvernement du Québec il y a 10 jours déjà.

À la MRC de La Matanie, les travailleurs qui ont des enfants ont aussi obtenu l'autorisation de rester à la maison.

Et pour les autres? On fait du cas par cas, car pour l’instant nous ne sommes pas équipés pour une grande quantité de personnes en télétravail, répond le préfet Andrew Turcotte.

Autre exemple, dans la Matapédia, seuls sept des cinquante travailleurs n'ont pas à se présenter à leur lieu de travail.

Tout le monde à la maison dans La Mitis

Pourtant, une autre MRC n'a pas attendu avant de suivre les recommandations du premier ministre à la lettre.

Saint-Donat vu du haut de la côte de la route 298, immédiatement au sud du village

Village de Saint-Donat en hiver, dans La Mitis (Archives 2016)

Photo : Radio-Canada / Jean Marc Robichaud

La MRC de La Mitis a fermé ses bureaux le 13 mars, soit au tout début de la crise. Tous les employés ont dû demeurer à la maison, même si plusieurs n'avaient pas l'équipement nécessaire pour télétravailler.

Cette décision était loin de faire l'unanimité, convient le préfet Bruno Paradis, mais elle épousait parfaitement les recommandations de la Santé publique.

J'en ai parlé à la direction et à certains cadres, eux trouvaient que c'était un peu prématuré, mais je l'ai fait avec mon pouvoir de préfet en me disant, je serai jugé par mes pairs, raconte celui qui est aussi maire de Price.

Bruno Paradis convient que cette décision a nécessité une certaine logistique. Il a fallu acheter du matériel et équiper les travailleurs, ce qui a pris une bonne semaine. Pendant ce temps, les employés ont continué d'être payés.

On s'entend que la productivité ne sera pas la même, mais c'est un effort collectif.

Bruno Paradis, préfet, MRC de La Mitis

Dans la Baie-des-Chaleurs, le nombre d'employés sur place a été réduit au strict minimum. Dans les locaux de la MRC de Bonaventure, à New Carlisle, ne demeure qu'un employé.

Pour la poste, le téléphone et les urgences, précise le préfet Éric Dubé.

Un homme est assis devant un micro de Radio-Canada lors d'une émission de radio.

Le préfet de la MRC Avignon et maire de Carleton-sur-Mer, Mathieu Lapointe.

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

La MRC d'Avignon a aussi demandé à ses employés de travailler de la maison. À terme, mentionne le préfet Mathieu Lapointe, comme pour sa voisine, un seul employé devrait y demeurer pendant la crise.

Dans la MRC de Rimouski-Neigette, 23 des 25 employés sont en télétravail.

Dans le Kamouraska, la plupart des employés sont toujours au bureau, mais ils respectent les règles de distanciation.

Dans les Basques, la moitié des employés sont à la maison. On a transféré nos postes de travail chez nous. On reçoit nos appels et nos messages et ça fonctionne, dit le préfet Bertin Denis.

Au moment de publier, il était impossible de dire si les MRC allaient devoir fermer leurs portes. Précisons que certaines fournissent des services essentiels, comme le service incendie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Bas-Saint-Laurent

Politique municipale