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Les salons funéraires s’adaptent pendant la crise de la COVID-19

Un cercueil au cours d'une cérémonie funéraire avec des fleurs posées dessus.

Les salons funéraires doivent adapter leurs pratiques en raison de la crise de la COVID-19.

Photo : Shutterstock / Kzenon

Radio-Canada

Cérémonies reportées, rendez-vous à distance, funérailles virtuelles, les salons funéraires de Gatineau et d’Ottawa s’adaptent aux nouvelles règles sanitaires mises en place par les gouvernements provinciaux pendant la crise de la COVID-19.

À la Coopérative funéraire de l’Outaouais, toutes les funérailles et expositions sont reportées jusqu’à nouvel ordre.

Notre travail est d’accompagner les familles dans ces moments difficiles, et c’est certain que ça rajoute un niveau de difficulté de devoir reporter, mais les familles comprennent, explique Guylaine Beaulieu, directrice générale de l’entreprise.

Les rendez-vous peuvent encore se dérouler sur place, mais seulement deux membres de la famille endeuillée peuvent y participer. La même consigne est en place aux Jardins du souvenir de Gatineau.

On se prépare depuis presque un mois et demi à mettre des mesures en place, quand la crise s'est développée en Chine. Nos thanatologues ont donné une formation à tous nos employés, à deux reprises, mentionne le directeur général Daniel Dezainde.

Toutes les activités funéraires sont interrompues pour une période indéterminée, à l'exception de la mise en terre des défunts, puisqu'elle se fait à l'extérieur. Seule la famille proche peut y assister, à condition qu'elle respecte la distance appropriée entre chaque personne.

La pandémie du nouveau coronavirus force les salons funéraires à changer leurs façons de faire de plusieurs manières.

Nous allons nous adapter et mettre à jour certaines de nos pratiques, ce qui inclut la possibilité de signer la documentation par courriel et la capacité de communiquer avec Skype ou FaceTime, indique le président de Tubman Funeral Homes à Ottawa, Bruno Carchidi.

La plupart des gens avec qui je parle dans l’industrie n’ont jamais vu quelque chose comme ça, raconte Jerry Roberts, vice-président des services funéraires pour Arbor Memorial.

Il ajoute que les rassemblements de moins de 50 personnes sont toujours permis en Ontario, mais que les gens doivent se soumettre à un questionnaire avant d’avoir accès à l’immeuble et que les contacts physiques, comme les embrassades et les poignées de main, sont découragés.

Certains salons funéraires dans la capitale offrent aussi la possibilité de retransmettre en direct sur le web la cérémonie. Une option qui n’est pas écartée par la Coop funéraire de l’Outaouais, même si cette dernière ne la privilégie pas pour le moment.

Le rituel [des funéraires] est très important, les gens y puisent beaucoup d’énergie. C’est une étape importante du deuil, précise Mme Beaulieu.

Les Jardins du souvenir ont fait installer un système de diffusion il y a deux mois, sans penser à une crise potentielle. On a décidé de ne pas l'utiliser, parce que des funérailles virtuelles impliquent quand même le rassemblement de la famille proche, et on considère que c'est trop dangereux, ajoute M Dezainde.

Les directeurs de salons funéraires en Outaouais interrogés par Radio-Canada indiquent que des directives du ministère de la Santé du Québec sont en place pour guider l’industrie funéraire sur la façon de procéder lorsqu’une personne décède des suites de la COVID-19.

S'il y a le moindre doute ou la confirmation d'un cas, on doit immédiatement communiquer avec le médecin de garde de la Santé publique avant d'aller chercher le défunt, décrit Daniel Dezainde.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Avec les informations de CBC

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Ottawa-Gatineau

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