•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux Premières Nations en Saskatchewan limitent les déplacements dans leur communauté

Vue aérienne du village de Pelican Narrows.

Les habitants du village de Pelican Narrows, qui fait partie de la Première Nation crie Peter Ballantyne, sont confinés dans leur maison jusqu'à nouvel ordre.

Photo : Tourism Saskatchewan

Radio-Canada

Alors que la Première Nation crie de Peter Ballantyne a demandé samedi à ses membres de demeurer confinés à la maison jusqu’à nouvel ordre, la Première Nation Denesuline de Fond-du-Lac a choisi d’empêcher les voyageurs de s’arrêter pour obtenir des services à l’intérieur de la communauté.

Selon le chef de la Première Nation de Peter Ballantyne, Peter Beatty, ces mesures se veulent proactives afin d’empêcher la propagation du nouveau coronavirus au sein des communautés qui sont particulièrement vulnérables.

Nous sommes très conscients des répercussions qu’un cas [de COVID-19] pourrait avoir au sein de notre communauté si notre temps de réaction est trop lent. Les effets pourraient être dévastateurs, craint-il.

Peter Beatty estime que le surpeuplement à l’intérieur des communautés autochtones, les infrastructures sanitaires peu développées et les problèmes d’approvisionnement en eau courante ne sont que quelques éléments qui expliquent la vulnérabilité des Premières Nations à une explosion de cas de COVID-19.

Si [nos membres] n’ont pas d’eau courante, comment pourront-ils se laver les mains régulièrement? se questionne-t-il, tout en ajoutant que les ressources financières annoncées par Ottawa afin d'aider les communautés autochtones sont insuffisantes.

Fermer les frontières provinciales : une solution adéquate?

Pendant ce temps, la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) appelle la province à fermer complètement ses frontières afin de ralentir la propagation du virus.

Selon le chef de la FSIN, Bobby Cameron, les déplacements à travers les provinces canadiennes facilitent la propagation du virus et mettent tous les Saskatchewanais en danger.

Les Canadiens continuent de voyager en Saskatchewan et pourraient transmettre la maladie sans le savoir, mentionne-t-il.

Pour le moment, le gouvernement provincial n’a pas annoncé une fermeture de ses frontières.

Avec les informations d’Emily Pasiuk

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !