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Quand se laver et manger devient complexe pour les camionneurs

Des camions stationnés en rangée.

Les camionneurs doivent continuer leur travail pour livrer la marchandise au Québec, mais trouvent de moins en moins d'endroits pour manger sur la route.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Les camionneurs qui doivent continuer de livrer denrées et marchandises au Québec font face à un véritable casse-tête pour pouvoir se nourrir et se laver sur les routes de la province, puisque de nombreux relais, commerces et restaurants sont fermés en raison de la pandémie de COVID-19.

Alors que tout est au ralenti depuis l’annonce de mesures de distanciation physique et sociale et la fermeture de commerces non essentiels, la cadence ne ralentit pas pour les camionneurs.

La demande pour la livraison de denrées a augmenté ces derniers jours, constate le camionneur de Lotbinière Guillaume Bouchard. Ce dernier livre des aliments dans des magasins d’alimentation de la Côte-Nord et du Bas-Saint-Laurent.

Les journées ne sont pas plus longues, mais ça s’enchaîne à un bon rythme, a-t-il expliqué en entrevue à l'émission Première heure avec Claude Bernatchez.

Malgré la demande accrue, les camionneurs doivent respecter leurs heures de conduite réglementaires.

Ceux-ci se cognent de plus en plus souvent à des portes closes quand ils doivent s’arrêter pour se reposer, manger et utiliser les installations sanitaires.

Ça fait moins de places pour se ravitailler, il faut qu’on se débrouille autrement. Ça met une certaine pression, constate Guillaume Bouchard.

On part avec le plus de réserves possible. On a eu un peu de problèmes avec les sanitaires et à être bien accueilli en Amérique, mais il semble avoir un moment qui s’inverse, ajoute le camionneur.

Il souligne que certains cafés restent ouverts pour accueillir les camionneurs.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

Des routes désertes

Depuis une semaine, les voitures se font rares sur les routes du Québec, remarque Guillaume Bouchard.

On voit une longue file de transports de denrées, ou des roulottes qui reviennent de Floride. On traverse les heures de trafic à 100 km/h sans problème.

J’ai traversé la ville de Québec de soir, on dirait une ville abandonnée.

Guillaume Bouchard, camionneur

Malgré la poursuite de leurs activités, le stress de la COVID-19 atteint aussi les camionneurs. Ceux-ci prennent des mesures sanitaires pour désinfecter les surfaces souvent et limiter les contacts.

Les chauffeurs aussi auraient envie de s’enfermer et de se protéger, mais on se sentaient appelés d’une façon missionnaire d’amener ce qu’il faut là où il le faut. Ça doit se faire dans la bonne entente.

Guillaume Bouchard demande aux Québécois d’avoir une pensée pour ceux qui livrent les denrées essentielles dans les différents commerces de la province. Saluez vos camionneurs !, conclut-il.

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