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Des employés du CISSS de Chaudière-Appalaches atteints de la COVID-19

Une affiche sur laquelle il est écrit : Clinique COVID-19

Le nombre d'employés infectés à la COVID-19 n'est pas encore connu. (photo : archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada a appris que des employés du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches ont contracté la COVID-19. À ce moment-ci, il est impossible de savoir combien d'employés sont concernés.

Selon nos informations, au moins un employé infecté ferait partie du programme jeunesse au CLSC de Saint-Georges, en Beauce. Un autre cas serait au programme en déficience intellectuelle et en troubles du spectre de l'autisme à Lévis.

Dans les deux cas, il s'agit d'employés qui ont vraisemblablement eu des contacts avec des usagers du réseau de la santé. Avec ses 12 000 employés, le CISSS de Chaudière-Appalaches s'attendait à voir des cas survenir en ses murs.

Dans le contexte actuel de pandémie, dans une organisation aussi grande que la nôtre, cette situation était non souhaitée, mais prévisible, écrit la direction générale dans une note envoyée aux employés et gestionnaires, dimanche.

Nous comprenons que le tout peut vous inquiéter. Sachez toutefois que la situation est prise en charge.

Extrait du message de la direction générale du CISSS de Chaudière-Appalaches

Collègues contactés

La direction régionale de santé publique assure que des enquêtes épidémiologiques ont été menées afin de retrouver les personnes qui ont été en contact avec les cas confirmés de COVID-19.

Il peut s'agir de contacts professionnels, mais aussi familiaux et sociaux. Si une personne à risque d'être contaminée présente des symptômes, la santé publique s'assure de lui faire passer un test de dépistage dans les plus brefs délais.

Si une personne à risque ne présente pas de symptômes, la santé publique lui demande tout de même de se placer en isolement et de surveiller l'évolution de sa condition physique.

Le CISSS de Chaudière-Appalaches affirme pour sa part que la priorité est d'assurer la sécurité de tous les employés qui demeurent en poste.

On a besoin de nos gens. On a besoin de gens mobilisés au travail, rassurés aussi et concentrés sur ce qu'ils ont à faire pour la population, indique Kathy Plante, la directrice adjointe aux ressources humaines, communications et affaires juridiques.

Kathy Plante, directrice adjointe des ressources humaines, communications et affaires juridiques au CISSS de Chaudière-Appalaches

Kathy Plante, directrice adjointe aux ressources humaines, communications et affaires juridiques au CISSS de Chaudière-Appalaches

Photo : Radio-Canada

On a plus de 100 installations dans le CISSS. Les mesures d'hygiène sont prises et ont été redoublées, même.

Kathy Plante, la directrice adjointe des ressources humaines, communications et affaires juridiques.

Mme Plante indique qu'une boîte courriel a été créée il y a quatre jours pour répondre aux questions des employés par rapport à la COVID-19. Le soutien psychosocial aux gestionnaires et aux employés a aussi été renforcé.

Le CISSS appelle toutes les personnes qui pourraient prêter main forte au réseau de la santé à de manifester. Il faut quand même planifier les prochaines semaines. Il faut être prêt à tout, dit Mme Plante.

La pire crise

Le Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches ne sait pas si certaines de ses 3500 membres font partie des cas confirmés de COVID-19.

Le président, Laurier Ouellet, affirme néanmoins que les inquiétudes sont grandes. Chaque jour, il répond à 200, voire 300 messages de ses membres.

Nos infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes se sentent non-protégées, rapporte-t-il, n'hésitant pas à dire que la situation actuelle est la pire crise qu'il a vécue dans le réseau de la santé, à ce jour.

Laurier Ouellet, président du Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches

Laurier Ouellet, président du Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches

Photo : Radio-Canada

Ce qu'on veut, c'est que nos infirmières aient leurs uniformes lavés par l'employeur parce que présentement nos membres sont obligées de prendre leurs uniformes et de les amener à la maison et de les laver.

Laurier Ouellet, président du Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches

Il y a aussi les masques qui ne sont pas en nombre suffisant, ajoute M. Ouellet. Ce qu'ils nous disent, c'est que c'est rationné présentement par l'employeur.

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