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COVID-19 : la Dre Nicole LeBlanc répond à vos questions

Nicole LeBlanc.

La Dre Nicole LeBlanc

Photo : Radio-Canada

Patrick Lacelle

La médecin en chef du Réseau de santé Vitalité, la Dre Nicole LeBlanc, rappelle qu’il est important de rester à la maison et de continuer à suivre les directives de distanciation sociale diffusées par le gouvernement provincial.

En entrevue lundi matin, à l’émission radiophonique La matinale, la Dre LeBlanc a répondu aux questions des auditeurs. Son message : « Il faut minimiser les risques. »

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Est-ce que les gens qui reviennent de voyage et qui sont en isolement peuvent tout de même sortir à l’extérieur?

Il y a deux situations, soit l’isolement ou l’isolement strict, explique la Dre LeBlanc.

Les personnes qui sont à risque, les gens qui ont été contact avec une personne qui a la COVID-19 et les personnes qui reviennent de voyage devraient être en isolement strict, selon elle.

Ça veut dire que tu ne sors pas. Tu fais faire livrer ton épicerie. Aucun visiteur à la maison! Pour la question de savoir si on peut aller faire un petit tour d’auto, ça veut dire entrer dans ta voiture, aller faire le petit tour et revenir à la maison sans arrêter nulle part et sans entrer en contact avec d’autres personnes, souligne la Dre LeBlanc.

Quel comportement devrait-on avoir à l’épicerie?

Il faut planifier nos repas et faire une épicerie par semaine, selon la Dre LeBlanc afin d’éviter les multiples sorties.

Chaque fois qu’on fait un déplacement, ça devrait être un déplacement pour un besoin essentiel et on devrait essayer de les planifier pour minimiser le risque.

La Dre Nicole LeBlanc

Dans la mesure du possible, selon elle, c’est aussi une bonne idée de désinfecter les denrées avec de l’eau et du savon.

Nettoyez les surfaces. On sait que c’est un virus qui reste vivant pendant plusieurs jours sur les surfaces de contact, rappelle la Dre LeBlanc.

À l’épicerie, il faut également respecter les directives de distanciation sociale et, si on en a besoin, de tousser dans notre coude. Il faut aussi penser à nettoyer la barre du panier d’épicerie.

Est-ce que c’est sécuritaire d’aller se chercher un repas pour emporter?

Est-ce que c’est essentiel ? , rétorque la Dre LeBlanc.

Si on fait bien notre épicerie et qu’on prépare nos repas pour la semaine, on ne devrait pas avoir besoin d’aller au restaurant, d’après la médecin en chef du réseau Vitalité.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

Est-ce que c’est possible que des traitements médicaux soient repoussés?

Chaque dossier est évalué individuellement par votre médecin. Une décision doit ensuite être prise afin de savoir si le risque de ne pas suivre votre traitement surpasse le risque de la contagion pour votre santé.

C’est d’en parler avec votre médecin. À ce que je sache, la majorité des traitements se poursuivent. Ceci étant dit, ce qu’on cherche à faire tout de suite, c’est d’évaluer le risque et de minimiser le risque. Donc, si on considère que le traitement n’est peut-être pas prioritaire et qu’on peut minimiser le risque, c’est possible que vous receviez un appel de votre médecin pour réorganiser votre plan de traitement, souligne la Dre LeBlanc.

Qu’est-ce qu’on fait avec les enfants en garde partagée?

Il faut l’évaluer au cas par cas, selon la médecin. Pour les adolescents qui peuvent bien comprendre la situation, c’est peut-être mieux de rester au même domicile. Pour les plus jeunes, il faut aussi évaluer la situation individuellement et prendre en compte la santé mentale de l’enfant. Il faut encore, d’après la Dre LeBlanc, tenter de minimiser le risque en réduisant le plus possible les sorties.

Serait-il souhaitable de tester plus au Nouveau-Brunswick?

Selon la médecin en chef du réseau Vitalité, la semaine passée, 40 tests étaient effectués chaque jour et, la fin de la semaine, jusqu’à 80 tests étaient faits. Maintenant, de 150 à 160 tests sont faits par jour.

Si on regarde ce que font les autres provinces, je pense qu’on est correct, indique Dre LeBlanc.

Contrairement à d’autres maladies, les tests pour la COVID-19 doivent être effectués plus tard que tôt lorsqu'on l'attrape, car sinon elle ne sera pas décelée.

Ce qui est important, c’est de dépister, mais de dépister au bon moment aussi. On ne veut pas avoir un dépistage trop tôt. Si on le fait trop tôt, on se ramasse avec des faux résultats négatifs, donc on a une fausse réassurance au niveau de notre testage, explique la Dre LeBlanc.

Quand on dit qu’il n’y a pas de nouveau cas, est-ce une bonne nouvelle?

Je pense que ça fait partie de la courbe normale. Je pense que, tranquillement pas vite, il va y en avoir de plus en plus. On fait plus de dépistage et plus de testage. On a rapatrié nos gens qui étaient à l’extérieur, donc on s’attend, tranquillement pas vite, à voir des cas surgir. On souhaite être capable de minimiser la contagiosité par toutes les mesures qu’on met en place, indique la Dre LeBlanc.

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