•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les conséquences de la pandémie sur la santé mentale

Profil en noir d'un homme assis sur une chaise et qui a le front appuyé dans sa main.

L'Ordre des psychologues s'attend à une augmentation des problèmes de santé mentale pour un certain temps en raison de la crise du coronavirus.

Photo : iStock

Les psychologues s’attendent à être débordés pendant et après la crise du coronavirus. Entre la crainte pour la santé physique et les conséquences du confinement, la présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou, souligne qu’il faudra investir en santé mentale.

Les impacts sur la santé mentale de la pandémie, c’est certain qu’il y en a déjà. Il va y en avoir même une fois la pandémie résolue, parce que les "stresseurs" s’accumulent, élabore la Dre Grou.

La psychologue s’attend à ce que davantage d’anxiété et de stress soient vécus en raison du confinement, mais aussi parce que plusieurs personnes ont perdu leur emploi depuis le début de la crise.

Cliniquement pour moi, c’est évident qu’on ajoute au stress de la contamination et de la propagation, on ajoute le stress du confinement, souligne-t-elle.

Elle souligne que le réseau public devra sérieusement se pencher sur la question.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

L'accès en santé mentale n'était déjà pas facile. J'espère qu'il va y avoir une volonté gouvernementale de s'occuper de la santé mentale de la population, et c'est sûr que nous, on va offrir toute la collaboration qu'on peut, pour que les psychologues puissent y contribuer, souligne la présidente de l'Ordre des psychologues du Québec.

Quoi faire pour préserver sa santé mentale?

Le meilleur conseil qu’on peut donner aux gens, c’est de faire de l’exercice physique.

Christine Grou, présidente de l'Ordre des psychologues du Québec

La psychologue recommande aussi de garder une certaine routine, soit de prévoir des moments pour des activités plus intellectuelles, sportives et de divertissement tout simplement.

C'est important de bien dormir aussi, car le manque de sommeil, ça peut rendre plus irritable, rappelle-t-elle.

L'isolement

Le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé dimanche que les garderies et les écoles n'ouvriraient pas leurs portes avant le 1er mai. Dans ce contexte, plusieurs couples se trouveront en isolement pour plusieurs semaines. Que ce soit à deux ou avec des enfants, la vie de famille en isolement peut être parfois difficile.

Je propose aux couples que je traite qu'à chaque jour, ils aient des moments solos. Il faut normaliser le fait qu'on ne peut pas s'entendre 24 heures sur 24. C'est sûr qu'il va y avoir des accrochages. C'est sûr qu'il va y avoir de la gestion de conflits, mais l'important, c'est d'apprendre à gérer tout ça, explique la sexologue, Véronique Larivière.

Dre Grou abonde dans le même sens. Pour elle, la période traversée actuellement par les Québécois peut créer des frictions dans les couples et les familles avec tout le stress.

Tout d'abord, c'est de se rappeler qu'ils sont en situation de crise et que cette situation de crise va engendrer davantage d'irritabilité, davantage de comportements irrationnels et davantage de sentiments négatifs, soutient-elle.

Pour les deux professionnelles en santé mentale, du positif peut aussi émaner de cette situation.

Ce qu'on entend, c'est que les gens vivent au jour le jour. Ça, ça change toute une dynamique, mentionne Mme Larivière.

Elle estime que le retour à la normale par la suite ne sera pas possible.

Je pense que les gens vont apprécier ce ralentissement. Je pense que, quand ils vont retourner à leur quotidien, ils vont faire leur possible pour conserver ce ralentissement, croit la sexologue.

Les intervenantes insistent sur le fait qu'il ne faut pas hésiter à consulter dans les circonstances, puisque la majorité des thérapeutes et psychologues offriront la vidéoconférence dans ce contexte.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !