•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des épiceries de l'Est-du-Québec se réinventent pour faire face à la COVID-19

Un employé remet une boîte à une cliente à travers une petite fenêtre verticale.

L'Épicerie St-Gelais s'est aménagée un comptoir de commandes pour emporter.

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Radio-Canada

À l’instar de certaines pharmacies, des épiceries de l’Est-du-Québec usent de créativité pour adapter leur commerce à la pandémie de COVID-19.

Depuis vendredi, soit une semaine après que le gouvernement Legault a déclaré l’état d’urgence sanitaire, l’épicerie boucherie St-Gelais, à Matane, a complètement changé son mode de fonctionnement.

Les produits de l'épicerie ne sont maintenant accessibles aux clients que par livraison ou par service de comptoir pour emporter.

Les clients peuvent donc commander soit en ligne, soit par téléphone, ou encore en se présentant à la petite fenêtre à l’avant du commerce.

Les employés évitent quant à eux tout contact avec les clients. Les livreurs déposent les denrées au pied de leur porte et n’acceptent que les paiements par carte ou par virement.

Un employé classe des sacs destinés à la livraison.

Les commandes sont livrées directement au pas de la porte du client.

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Leur but : éviter la contagion chez leurs employés et leurs clients.

Avec les fermetures d’écoles, on s’est mis à questionner sur ce qu’on allait faire. On a consulté nos employés et avec les inquiétudes qu’il y avait, on a décidé de faire un "360" et de fermer le magasin au public, raconte la directrice générale de l'entreprise, Isabelle Fontaine.

Si on regarde les recommandations des autorités gouvernementales, ça ne tient pas la route de laisser entrer des gens qui vont manipuler des objets ou des denrées et circuler librement. Même si on en fait juste entrer 25, s’il y en a un seul qui porte le coronavirus, c’est parti, ajoute le propriétaire, Robin St-Gelais

C'est plate, ça arrache le cœur, mais on trouvait que ça aurait mis nos employés et d'autres gens en danger.

Une citation de :Robin St-Gelais, propriétaire de l'épicerie St-Gelais

L'épicerie a été réaménagée pour faciliter le travail des commis. Les denrées plus fréquentes, comme le pain, ont été rapprochées de la caisse, pour accélérer les déplacements.

Chaque jour, le système est revu pour améliorer l’efficacité du processus et la sécurité des employés.

Cette « période de rodage », comme l’appellent les propriétaires, est voulue et permettra de préparer le terrain pour une escalade éventuelle des mesures sanitaires au Québec.

Nous voulions être en mode prévention pour être capables de bien agir, pour que, quand ça va être le temps de le faire, les clients vont être habitués, qu'on ait déjà nous une aisance à l'intérieur.

Une citation de :Isabelle Fontaine, directrice générale de l'Épicerie Saint-Gelais

Les propriétaires de l'Épicerie St-Gelais affirment que la réponse est majoritairement positive chez leur clientèle.

Il y a quelques clients qui ne comprennent pas, qui ne s'inquiètent pas parce qu'il n'y a pas encore de cas à Matane, mais peut-être qu’ils comprendront plus tard, espère Isabelle Fontaine.

Un homme et une femme dans le rayon d'une épicerie vide.

Les propriétaires de l'épicerie St-Gelais, Robin St-Gelais et Isabelle Fontaine

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Partout dans l’Est

Plusieurs autres épiceries de l'Est-du-Québec proposent des initiatives en lien avec l’urgence sanitaire.

À Matane, l’épicerie Toujours dimanche a également choisi de prioriser la livraison et les commandes pour emporter dans les derniers jours.

L’épicerie, située au cœur du centre-ville de Matane a d’ailleurs diminué ses heures d’ouverture et restreint ses modes de paiement aux cartes de débit et de crédit, en plus des virements Interac.

D’autres initiatives similaires ont été mises en place à la COOP d'alimentation de Port-Cartier et au supermarché Bernier de Luceville, notamment.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !