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Les athlètes olympiques de Québec entre soulagement et questionnements

Charles Philibert-Thiboutot au 1500 m des Championnats NACAC

Charles Philibert-Thiboutot au 1500 m des Championnats NACAC

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Guillaume Piedboeuf

Le Comité international olympique se donne maintenant quatre semaines pour décider si les Jeux de Tokyo seront reportés, mais une annulation de l’événement n’est pas sur la table. Une annonce accueillie avec soulagement par les olympiens Antoine Valois-Fortier et Charles Philibert-Thiboutot, bien que plusieurs questions demeurent en suspens.

Si le gouvernement japonais et le Comité international olympique (CIO) refusaient encore de discuter du possible report des Jeux de Tokyo, il y a moins d’une semaine, le discours a considérablement changé, dimanche.

Sous la pression de puissantes fédérations nationales, le président du CIO, Thomas Bach, se donne maintenant quatre semaines pour décider si les Jeux seront reportés à plus tard ou si une compétition à plus petite échelle, possiblement à huis clos, pourrait tout de même être tenue.

Au moment de publier ces lignes, les comités olympiques et paralympiques canadiens n'avaient pas encore annoncé qu'ils n'enverraient pas ses athlètes aux Jeux au cours de l'été 2020.

Une annulation pure et simple n’est toutefois pas envisagée, car elle ne résoudrait aucun problème et n’aiderait personne, a expliqué Thomas Bach dans une lettre rendue publique dimanche.

Une bonne nouvelle pour le coureur Charles Philibert-Thiboutot. Qu’on exclue l’annulation, je pense que c’est une bonne nouvelle pour tout le monde concerné. Que ce soit les athlètes qui mettent l’effort d’une vie pour participer aux Jeux ou le comité organisateur local au Japon qui a mis des milliards de dollars dans l’organisation, se réjouit l'athlète de Québec.

Antoine Valois-Fortier en février 2019

Antoine Valois-Fortier en février 2019

Photo : Judo Canada / Rafal Burza

Un sentiment partagé par le judoka Antoine Valois-Fortier, bien qu’il aurait aimé une annonce plus décisive du CIO. Je suis content d’entendre qu’ils ne considèrent pas annuler et qu’ils pensent à reporter, mais en même temps ça n’annonce pas grand-chose. Ils veulent simplement se donner plus de temps avant de prendre une décision importante, pointe l’athlète de 30 ans.

Philibert-Thiboutot convaincu du report

En lisant entre les lignes de l’annonce de dimanche, Charles Philibert-Thiboutot est toutefois convaincu que les Jeux de Tokyo ne se tiendront pas à compter du 24 juillet comme prévu.

Pour moi, ça veut dire que ça va être reporté et c’est un poids de moins de le savoir. Si ce n’était que des athlètes, le CIO l’aurait déjà confirmé. Les quatre prochaines semaines, ça va être du travail en coulisse pour s’assurer de s’entendre avec toutes les entités impliquées, analyse-t-il.

Certes, bien des questions demeurent en suspens, notamment au sujet du processus de qualification olympique après des mois de compétitions annulées. Mais en pleine crise de la COVID-19, une bonne partie de la population est aux prises avec son lot d’incertitudes, pointe le coureur de 29 ans.

À tout le moins, Charles Philibert-Thiboutot affirme qu’il ne se sent plus coincé entre l’entraînement nécessaire pour arriver au sommet de sa forme, cet été, et le respect des consignes de santé publique.

Karen Paquin

Karen Paquin

Photo : Rugby Canada

Entraînement en solo pour Karen Paquin

Quant à Karen Paquin, qui avait déjà son billet pour Tokyo avec l’équipe féminine canadienne de rugby à 7, elle préfère ne pas spéculer sur la tenue des Jeux. La situation entourant la COVID-19 change encore de jour en jour, fait-elle remarquer.

Revenues de France il y a près de deux semaines, l’athlète de 32 ans et ses coéquipières se retrouvent à s’entraîner au rugby… en isolement. Le tout à Victoria, où se trouve le centre d’entraînement de Rugby Canada.

En sport d’équipe, c’est sur que s'entraîner seule, c’est dur sur la motivation, explique l’ancienne du Rouge et Or. Pour le moment, les joueuses se sont divisé du matériel d’entraînement qui se trouvait dans le gymnase de l’équipe. Chaque fille a sa série de poids chez elle.

Heureusement, la température douce sur l’île de Vancouver facilite l’entraînement à l’extérieur. On est capable d’aller courir tout en maintenant une distance avec les autres individus qui sont dehors.

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Québec

ATHLÉTISME (Jeux olympiques d'été)