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La seule clinique de santé de Sainte-Brigitte-de-Laval ferme ses portes en pleine crise

L'édifice de la COOP Santé de Sainte-Brigitte-de-Laval photographié en été

La COOP Santé de Sainte-Brigitte-de-Laval ferme ses portes après trois ans d'activités.

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Incapable d’obtenir du financement public, la seule clinique de santé de Saint-Brigitte-de-Laval ferme ses portes en pleine crise sanitaire provoquée par la COVID-19.

Ouverte depuis trois ans, la COOP Santé de Sainte-Brigitte-de-Laval employait une quinzaine de professionnels, dont des infirmières, physiothérapeutes, psychologues et travailleurs sociaux. Plusieurs milliers de consultations y étaient offertes chaque année.

Incapables d’attirer un médecin, la coopérative et son conseil d’administration ne bénéficiaient cependant pas de la couverture de la Régie de l’assurance maladie du Québec.

Car pas de médecin, pas de financement, alors qu’on le sait, les autorisations de pratique pour de nouveaux médecins sont extrêmement limitées dans la région de la Capitale-Nationale et la concurrence entre les cliniques et les Groupe de médecine de famille (GMF) est devenue féroce, ont expliqué dans un communiqué de presse les désormais ex-directrice et présidente du Conseil d’administration, Véronique Loubier et Norma Yaccarini.

Une fermeture « la mort dans l’âme »

Aujourd’hui, c’est la mort dans l’âme que les dirigeants ont mis la clé dans la porte, ont annoncé ces dernières, samedi soir, affirmant que la population de Sainte-Brigitte-de-Laval, une municipalité de près de 8000 habitants, se sent abandonnée en pleine crise du coronavirus.

Selon Véronique Loubier et Norma Yaccarini, un montant de 100 000$ aurait permis de compléter les revenus autonomes de la coopérative de santé, mais les rencontre avec le maire Carl Thomassin, le CIUSSS de la Capitale-Nationale et le ministère de la Santé et des Services sociaux n’ont pas permis de dénouer la question du financement.

Avons-nous fait face à ce que nous devrons considérer comme de l’incompétence ou un refus d’accepter que les choses puissent être faites autrement, questionnent les deux femmes, visiblement amères. On préfère privilégier les GMF privés que les entreprises collectives issues d’initiative citoyenne?

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