•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cinq combattantes et combattants dans le ring du Combat national des livres

Montage des photos des cinq combattants et combattantes du Combat national des livres 2020 : France D'amour, Julie Aubé, Roméo Saganash, Dominique Demers et Alpha Toshineza.

France D'Amour, Julie Aubé, Romeo Saganash, Dominique Demers et Alpha Toshineza défendront cinq romans lors du traditionnel Combat national des livres, qui se tiendra du 4 au 8 mai 2020 à l'émission « Plus on est de fous, plus on lit! ».

Photo : François Tourville/Mathieu Lavoie/Sean Kilpatrick/Martine Doyon/Jordan Popowich

Radio-Canada

Un avocat et ancien député, une écrivaine, une rockeuse, un rappeur et une autrice-compositrice-interprète-poète défendront cinq romans lors du traditionnel Combat national des livres, qui se tiendra du 4 au 8 mai 2020 à l'émission Plus on est de fous, plus on lit!

Animée par Marie-Louise Arsenault, la semaine de débats littéraires donnera la parole à Romeo Saganash, à Dominique Demers, à France D’Amour, à Alpha Toshineza et à Julie Aubé, qui défendront respectivement un livre de Richard Wagamese, de Marguerite Andersen, de Nadine Bismuth, de J. R. Léveillé et de Gérald Leblanc.

Ces livres d’autrices et d’auteurs des cinq régions canadiennes racontent des histoires touchantes, personnelles, attendrissantes, surprenantes et irritantes.

La littérature est l’une des formes d’art touchées par la crise actuelle, alors on est particulièrement ravis de mettre en scène ce combat, car on va parler de littérature et, on l’espère, on va donner aux gens l’envie de participer. C’est le public qui décide. Les gens votent pour les livres, mais laissez-moi vous dire que la performance du combattant est majeure. L’an dernier, c’est Marie-Maude Denis qui a gagné et elle était redoutable.

Une citation de :Marie-Louise Arsenault

Un petit changement par rapport aux années précédentes, forcé par la pandémie de COVID-19 : chaque combattante et combattant sera à la maison et défendra son livre au téléphone.

En entrevue à l'émission Pénélope, en compagnie de Romeo Saganash et France D'Amour, Marie-Louise Arsenault a souligné qu’il y aurait des stratégies au cours des débats, mais aussi des alliances.

Ironiquement, Romeo Saganash vit dans le quartier de la Bourse de Winnipeg, représenté au fédéral par sa conjointe, la députée néo-démocrate Leah Gazan, où se déroule l’action du roman de J. R. Léveillé défendu par Alpha Toshineza. Je suis ravi que ce soit l’un des livres de ce combat. Je connais les endroits qui y sont décrits, les rues, même des personnes qui vivent dans ce quartier, raconte-t-il.

Marie-Louise Arsenault ajoute qu’on pourra aussi découvrir l’Acadie avec le roman défendu par Julie Aubé.

D'un océan à l'autre

Les cinq combattants et combattantes ont choisi de défendre un roman du territoire représenté, en espérant conquérir le lectorat d'un océan à l'autre.

  • Romeo Saganash représente les Territoires autochtones et défendra Cheval Indien, de Richard Wagamese (XYZ, traduit par Lori Saint-Martin et Paul Gagné).
  • Alpha Toshineza représente l'Ouest canadien et défendra Le soleil du lac qui se couche, de J. R. Léveillé, (Éditions Du Blé et de La Peuplade)
  • Dominique Demers représente l'Ontario et défendra La mauvaise mère, de Marguerite Andersen (Prise de parole)
  • France D’Amour représente le Québec et défendra Un lien familial, de Nadine Bismuth (Boréal)
  • Julie Aubé représente l'Atlantique et défendra Moncton Mantra, de Gérald Leblanc (Prise de parole)

Des romans pour tous les goûts

Très différents les uns des autres, aussi bien dans le style que dans les thèmes abordés, les cinq romans en lice cette année ont tous en commun la mise en scène de personnages qui se cherchent et se construisent au fil de rencontres déterminantes.

La famille, réelle ou fantasmée, celle qu’on se crée, celle qu’on fuit, celle qu’on a perdue ou à laquelle on nous a arrachés, est omniprésente.

Ces romans, les combattantes et combattants les connaissent bien pour les avoir choisis et ils seront défendus avec vigueur. France d’Amour n’a pas tardé à nommer les principaux atouts du livre qu’elle défendra, lors de l’entrevue avec Pénélope McQuade. Je pense que je défends le roman le plus contemporain des cinq, le plus actuel, celui qui nous ressemble le plus. Je pense que le roman est tellement fort que ça va se faire tout seul, a-t-elle soutenu. 

Cheval Indien, le livre défendu par Romeo Saganash, raconte une histoire qui se rapproche de la sienne. D’ailleurs, il craignait de rouvrir des cicatrices en le lisant, puisqu’il est, comme le personnage du roman, un survivant des pensionnats autochtones. Il avoue avoir eu le cœur brisé par moment.

Le personnage est la version romanesque de tous les Romeo Saganash du monde. Il y a eu 150 000 enfants autochtones qui ont été arrachés de leur famille, envoyés dans les pensionnats et traumatisés par cette expérience, et la seule façon de s’en sortir, c’était l’heure qu’on avait par jour au gymnase. C’est pendant cette heure qu’on se sentait les plus libres. Dans le roman, Saul Cheval Indien s’en sort par le hockey et par son intelligence.

Une citation de :Romeo Saganash

Pour France D’Amour, la lecture du roman de Nadine Bismuth a été une vraie révélation . Elle écrit en trois dimensions : on voit les personnages, on est dans la pièce, dit-elle.

Pour l’artiste québécoise, la lecture est primordiale.

Le premier réflexe que j’ai eu quand l’ordre de rester chez nous a été annoncé, ce n’est pas d’aller m’acheter du papier toilette, mais des livres. Il fallait que j’aie quelque chose à lire.

Une citation de :France D’Amour

Comme chaque année, c'est le public qui va déterminer le livre gagnant en votant pour l'un des cinq livres en lice sur le site du Combat national des livres. Les livres, les combattantes, combattants, les autrices et les auteurs y sont également présentés en détail.

Combat national des livres 2020

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !