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Le CCFM se transforme en refuge pour les sans-abri pendant la pandémie

Une grande salle avec des matelas sur le sol.

La salle Jean-Paul Aubry pourra accueillir environ 50 personnes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors qu’il a fermé ses portes au public le 16 mars, le Centre culturel franco-manitobain s’allie avec l'organisme St-Boniface Street Links pour offrir un toit aux plus démunis pendant la pandémie.

Lorsque l’organisme de bienfaisance a contacté les membres de la direction du CCFM, cela tombait sous le sens de donner un coup de main en plein de temps de crise.

Le responsable des communications et du marketing pour le CCFM, Maxime Silberstein, explique que le centre s’est plié récemment aux recommandations gouvernementales en demandant aux équipes de conciergerie de faire preuve d’une vigilance accrue, en plus de proposer des distributeurs de gel hydroalcoolique.

Tant les gens accueillis que les bénévoles de Street Links seront limités à la salle Jean-Paul Aubry, mais ils auront toute la capacité d’être en autosuffisance. Que ce soit en matière d’hygiène et de chauffage, mais aussi de nourriture, car il y a aussi une cuisine, explique M. Silberstein.

La seule inquiétude de la fondatrice et directrice de St-Boniface Street Links, Marion Willis, est l’accessibilité aux douches. Si le refuge, qui ouvrira ses portes le 23 mars, peut accueillir près d'une cinquantaine de personnes, une seule douche est présentement disponible. Une solution est toutefois déjà en cours d'élaboration.

Nous tentons de contacter la ville pour faire ouvrir le centre récréatif Notre-Dame, qui est juste à côté, pour régler ce problème.

Une dame avec des lunettes s'exprime, l'air concerné.

Marion Willis, fondatrice et directrice générale de Morberg House - St. Boniface Street Links

Photo : Radio-Canada / Megan Goddard

Outre l'offre d'un toit à ces gens, l’organisme de charité tentera aussi de les informer des précautions à prendre en temps de pandémie.

Une partie de notre travail sera d’éduquer les membres du refuge tant sur l’hygiène personnelle que sur la distanciation sociale, note Mme Willis.

De plus, St-Boniface Street Links profitera de l’occasion pour donner un coup de main plus général à ceux qui fréquenteront le refuge.

Pendant qu’ils seront avec nous, ce sera l’opportunité de les aider dans un sens plus large, que ce soit avec l’acquisition de cartes d’identité, de l’aide au revenu, ou encore la possibilité de se trouver du logement à plus long terme, leur permettant ainsi de libérer ici une place au refuge pour quelqu’un d’autre, précise-t-elle.

Déjà, plusieurs personnes ont contacté Street Links pour offrir leur aide. Pour Marion Willis, c’est dans ce genre d’adversité que la communauté se retrousse les manches.

Dans des temps comme ceux-ci, on peut décider de vivre dans la peur ou vivre dans l’espoir. J’ai choisi de vivre dans l’espoir.

Avec les informations de Mohamed-Amin Kehel

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