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Des passagers à bord du vol d'Air Canada qui ramène des Canadiens du Maroc.

Des passagers à bord du vol d'Air Canada qui ramène des Canadiens du Maroc.

Photo : Radio-Canada

Un premier vol nolisé par le gouvernement canadien pour venir au secours de ses ressortissants menacés par la pandémie de coronavirus est arrivé samedi soir à Montréal. Le gros-porteur d'Air Canada s'est posé à 23 h 10 à l'aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau.

Si 444 Canadiens coincés au Maroc ont pu ainsi rentrer au pays, d'autres devront prendre leur mal en patience.

C'est le cas de Guy-Anne Cardin, qui a décidé de dormir à l'aéroport international Mohammed VI, plutôt que de rentrer à Casablanca.

La femme est couchée dans un sac de couchage à même le sol.

Guy-Anne Cardin s'est installée comme elle l'a pu à l'aéroport de Casablanca.

Photo : Courtoisie

Moi, je reste, puisque c'est 400 dirhams [58,60 $ CA] pour rejoindre l'aéroport, alors qu'habituellement c'est moins que 100 dirhams [14,65 $ CA], explique-t-elle. Les chauffeurs de taxi ont besoin de nourrir leur famille et je comprends.

Mme Cardin devait pourtant partir pour Montréal ce soir. Comme plusieurs, elle avait reçu un code confidentiel pour lui permettre de monter dans l'avion. Mais ce code a été éventé sur Facebook, dit-elle, et plusieurs l'ont utilisé pour réserver leur place, au détriment de la sienne.

Sur Facebook, Chawki Amal se plaint de la même chose :

Jeanne Charbonneau et son conjoint font partie des passagers qui ont pu obtenir un billet. Mais la résidente de Shawinigan dénonce l’attitude des services consulaires canadiens au cours des derniers jours.

Notre ambassade, elle se comporte comme une agence de voyages depuis trois jours. Elle nous envoie les vols que les autres ont nolisés pour rapatrier leurs citoyens. Ils nous font passer par la France, la République tchèque et la Norvège pour rentrer au Canada.

Mme Charbonneau aurait aimé que tous ses concitoyens soient rapatriés avant que l’espace aérien du Maroc ne ferme comme prévu, demain. Mais force est de constater qu'il reste encore de nombreux Canadiens sur place – des voyageurs comme Paul Latendresse, qui a partagé son dépit avec Claudine Bourbonnais, samedi après-midi, sur ICI RDI :

Samedi, l'ambassadrice du Canada au Maroc, Nell Stewart, invitait ceux et celles qui n'avaient pu obtenir de place sur le vol Casablanca-Montréal à se rendre à Marrakech pour attraper un vol vers Londres du groupe TUI.

Sinon, elle les incitait à s'enregistrer auprès des autorités américaines à l'aéroport de Marrakech pour éventuellement profiter d'un vol de rapatriement organisé par le gouvernement des États-Unis.

Quelques heures plus tard, Royal Air Maroc suspendait tous ses vols domestiques. Le royaume compte à l'heure actuellement 96 cas d'infection au coronavirus.

Après le Maroc, le Pérou

La liaison d'urgence établie par le gouvernement fédéral entre Casablanca et Montréal est la première d'une longue lignée, a promis le premier ministre Trudeau aujourd'hui, évoquant des ponts aériens à venir avec l'Espagne et le Pérou, des pays qu'il n'est plus possible de quitter à bord d'un vol commercial.

Depuis, son ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a confirmé que des discussions avec son homologue péruvien avaient débouché sur un accord selon lequel les Canadiens coincés dans ce pays d'Amérique du Sud pourront eux aussi rentrer à la maison. Les vols qu'ils pourront prendre restent toutefois à déterminer.

Des discussions sont aussi en cours avec d'autres pays, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse tenue samedi midi à Ottawa, évoquant des pourparlers en cours avec l'Inde et l'Équateur.

Seuls les citoyens canadiens, les résidents permanents et les membres de leurs familles immédiates pourront être rapatriés; tous les passagers devront préalablement subir un test médical; et ceux qui présentent des symptômes de grippe ne pourront pas monter à bord.

En attendant l'annonce d'autres vols nolisés par Ottawa, les Canadiens coincés à l'étranger sont invités à ne pas se déplacer inutilement dans les aéroports.

Le ministre Champagne les invite plutôt à rester là où ils sont, et à s'enregistrer auprès d'Affaires mondiales Canada pour être tenus au courant des derniers développements concernant le pays où ils se trouvent.

Ceux où des vols commerciaux sont toujours offerts devraient quant à eux se dépêcher de les prendre, a répété le ministre. C'est le cas des Canadiens qui se trouvent actuellement au Mexique.

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