•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une adolescente dessine un arc-en-ciel pour des aînés... qui lui répondent!

Léa-Kim Pagé pose avec une affiche fuchsia montrant un arc-en-ciel et l'inscription «Ça va bien aller».

Léa-Kim Pagé a collé son arc-en-ciel dans la porte de la résidence pour aînés de son voisinage.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie

Une adolescente de Beauport a déposé un arc-en-ciel à la porte d'entrée d'une résidence de personnes âgées de son voisinage. Quelques heures plus tard, tous les résidents lui répondaient en affichant à leur tour des arcs-en-ciel à leurs fenêtres, accompagnés de ces mots de résilience : « Ça va bien aller ».

Malgré la crise, les arcs-en-ciel se multiplient aux fenêtres du Québec. Aux quatre coins de la province, des initiatives colorées voient le jour pour mettre un baume sur l’adversité. Pendant que le confinement isole, la créativité, elle, prend son envol.

Le Québec a emboîté le pas au mouvement des arcs-en-ciel qui a pris naissance en Europe.

Les dessins d’enfants multicolores apparaissent, de plus en plus nombreux, dans les rues du Québec. Les familles les accrochent aux fenêtres, toujours accompagnés de quatre mots, « Ça va bien aller », aussi simples que réconfortants.

Certaines familles vont même déposer leurs arcs-en-ciel au bénéfice des personnes âgées. 

Une façade où apparaissent des arcs-en-ciel sur chacune des six fenêtres.

Tous les résidents ont affiché un arc-en-ciel à leur fenêtre pour répondre à celui que l'adolescente avait accroché à l'entrée de la résidence.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cloutier

Ma fille de 13 ans est une artiste en herbe, explique Eve Pagé, une citoyenne de Beauport.

L’adolescente a déposé son arc-en-ciel sur la porte d’une résidence pour personnes âgées située en face de chez elle.

En l’espace de quelques heures, tous les résidents, sans exception, avaient affiché un arc-en-ciel à leurs fenêtres.

La famille d’Eve Pagé était émue aux larmes de voir que leur dessin, déposé par gentillesse, en avait fait fleurir des dizaines d’autres.

Ma fille s'est mise à faire des autocollants pour aller les accrocher à d'autres fenêtres!

Eve Pagé

D'autres moyens de briser l’isolement

Certains grands-parents trouvent difficile de se voir privés de leurs enfants pendant le confinement. 

Amélie Gabelier, une mère forcée au télétravail, a trouvé un remède efficace à l’isolement des générations.

Je devais participer à deux téléconférences importantes et je devais trouver un moyen d’occuper mes enfants de 6 et 8 ans, explique-t-elle. J’ai demandé à ma mère de s’en occuper par [Facebook]. Elle a décidé de leur inventer un conte!

En cette période de pandémie où chacun ignore à quel moment la vie normale reprendra, la grand-maman a décidé de commencer une histoire sans fin.

Chaque jour, les enfants doivent dessiner une scène du conte. Le lendemain, ma mère reprend son histoire et leur invente un nouveau chapitre.

Amélie Gabelier

Pour Amélie Gabelier, c’est là une façon simple, permise par la technologie, de bâtir un pont entre deux générations que les restrictions éloignent.

Ce n’est pas parce que nous sommes loin et confinés que nous ne pouvons rien faire!

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Société