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Des Mauriciens attendent dans l'angoisse leur retour au Canada

Des Canadiens attendent à la porte d’embarquement à Casablanca au Maroc.

Des Canadiens attendent à la porte d’embarquement à Casablanca au Maroc.

Photo : Jeanne Charbonneau

Radio-Canada

Des Canadiens attendent avec angoisse à Casablanca au Maroc leur vol de retour au pays. Jeanne Charbonneau, de Shawinigan, et son conjoint font partie des passagers à avoir pu obtenir un billet. Ils devraient décoller dans les prochaines heures.

On était au bord des larmes ce matin, parce qu’on a failli ne pas réussir à prendre l’avion. Chaque heure, les choses se compliquent. Les gens sont désespérés, ils veulent rentrer absolument, raconte Mme Charbonneau.

Beaucoup n’ont pas eu sa chance. Elle raconte que de nombreux aînés québécois attendent à l’aéroport, puisqu’ils n’ont pu obtenir de billet.

Il y a une centaine de personnes qui se sont présentées ici à l’aéroport de Casablanca et qui n’ont pas réussi à avoir des billets d’avion, parce qu’ils ont été mis en vente par l’ambassade du Maroc à minuit hier soir et ils se sont écoulés en 45 minutes, raconte Mme Charbonneau.

La Shawiniganaise dénonce l’attitude des services consulaires canadiens au cours des derniers jours.

Notre ambassade, elle se comporte comme une agence de voyages depuis trois jours. Elle nous envoie les vols que les autres ont nolisés pour rapatrier leurs citoyens. Ils nous font passer par la France, la République tchèque et la Norvège pour rentrer au Canada.

Elle réclame du gouvernement Trudeau que tous les Canadiens soient rapatriés, avant que l’espace aérien marocain ne ferme dimanche.

On espère que le gouvernement Trudeau va aussi rapatrier nos malades et pas les laisser au système de santé du Maroc, qui est un pays qui est beaucoup moins équipé que le nôtre, souligne-t-elle.

Coincés au Maroc

Une couple de Saint-Tite n'a d'ailleurs pas eu la même chance que Jeanne Charbonneau. Johanne Beauchesne et Martin Gervais ont tenté d'avoir des billets sur ce vol sans succès. La fille de Mme Beauchesne, Marie-Ève Rheault, s'inquiète pour sa mère.

Ils sont partis le 11 mars, alors que le gouvernement fédéral avait encore comme position de ne pas annuler les voyages, mais de prendre des mesures de sécurité, notamment le lavage de mains pour éviter la contagion. Ils essaient de trouver un vol, relate Mme Rheault.

Ils ont le fait le voyage d'Agadir vers Casablanca samedi matin. Marie-Ève Rheault n'a plus de nouvelles depuis et s'inquiète de savoir où sa mère pourra loger ou se nourrir, dans un contexte où les hôtels ferment leurs portes actuellement.

Je me sens plutôt impuissante. Il n'y a pas grand-chose qu'on peut faire à distance, souligne-t-elle.

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Mauricie et Centre du Québec

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