•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec interdit tout rassemblement intérieur ou extérieur

François Legault, Danielle McCann et Horacio Arruda marchent dans un couloir de l'Assemblée nationale.

Le premier ministre François Legault marche dans un couloir de l’Assemblée nationale, le 21 mars 2020, avant sa conférence de presse quotidienne. Il est accompagné de la ministre de la Santé, Danielle McCann, à sa gauche. Le directeur national de la santé publique du Québec, Horacio Arruda, est à l’arrière.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec a prolongé l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 29 mars par décret du Conseil des ministres, vendredi, en y ajoutant l'interdiction non seulement des rassemblements extérieurs, mais aussi de ceux qui se tiennent à l'intérieur, a annoncé samedi le bureau du premier ministre par communiqué.

C’est pour donner le pouvoir aux policiers, éventuellement, de faire respecter les directives du directeur de la santé publique, a spécifié en point de presse François Legault, samedi. Mais je ne veux pas que personne ne parte en peur, il n'y a que quelques cas isolés. La grande majorité des Québécois respectent les directives.

Le décret d’hier nous donne des pouvoirs pour faire appel à la police, a confirmé le directeur de la santé publique, Horacio Arruda. Notre objectif principal est de convaincre. Mais à partir de maintenant, c’est clair qu’on va contraindre des personnes qui ne respectent pas les consignes, surtout si elles ont été avisées, contactées, puis qu’on a des informations qu’elles se promènent. Ces gens-là peuvent représenter une transmission à deux, trois, quatre, cinq personnes, donc on va être obligés de contraindre dans ce cas-là.

Les gens ne devraient pas faire face aux autorités policières, a-t-il ajouté. Les droits d’un individu s’arrêtent là où l’impact à la communauté est très élevé.

Coronavirus : quatre nouveaux décès au Québec

L'état de la situation

Le premier ministre a par ailleurs confirmé quatre nouveaux décès au Québec, ce qui porte le bilan à cinq morts dans la province depuis le début de la pandémie.

Le nombre de personnes infectées a aussi augmenté, passant à 181 au total, a ajouté François Legault.

C'est 42 cas de plus que vendredi, la hausse s'expliquant par l'augmentation des tests de dépistage, a-t-il souligné.

Comme on s’y attendait, il y a une augmentation du nombre de cas qui s’accélère, et on s’attend à la même chose dans les prochains jours, a-t-il dit.

Sur ces 181 cas d'infection par le nouveau coronavirus, 10 personnes sont hospitalisées et 10 personnes sont en soins intensifs.

Trois des quatre nouvelles victimes habitaient toutes dans la même résidence pour personnes âgées, a précisé M. Legault.

Cette situation ne plaît guère au maire de Côte-Saint-Luc, Mitchell Brownstein, dont quatre résidents ont contracté la COVID-19.

Plus de 30 % des 34 000 habitants de la municipalité située sur l'île de Montréal sont des aînés, a-t-il expliqué en entrevue à Radio-Canada. C'est le taux d'aînés le plus élevé au Québec, a-t-il précisé.

On a beaucoup de résidences pour les aînés, deux hôpitaux et beaucoup de snowbirds qui sont revenus de la Floride. On a le cocktail impossible pour Côte-Saint-Luc. On ne veut pas être un épicentre pour le virus, pour Montréal et tout le reste de la province, a-t-il indiqué.

C'est pour cette raison que le maire Brownstein a fermé tous les commerces et les mails commerciaux qui ne sont pas des services essentiels. Les 17 synagogues de la municipalité ont également été fermées.

Le fait que les cas viennent de différentes synagogues où il y avait beaucoup de personnes qui s'étaient rassemblées, ça me fait grand-peur pour notre population, a affirmé M. Brownstein.

Québec se prépare à tous les scénarios

François Legault a réitéré son appel aux Québécois à limiter les contacts physiques et à respecter les distances sociales. Des mesures qui sauvent des vies, a-t-il martelé.

Un message qu'a repris le maire de Lavaltrie, Christian Goulet. La première victime québécoise de la COVID-19 habitait une résidence pour aînés de cette municipalité de Lanaudière.

Ce qu'il faut réaliser, c'est que personne n'est à l'abri. C'est pour ça qu'il faut continuer à suivre les consignes du gouvernement, a indiqué Christian Goulet.

Le premier ministre a affirmé que Québec se prépare à tous les scénarios.

En date de samedi, 1500 personnes attendent leurs résultats de tests de dépistage et 9200 autres ont reçu des résultats négatifs.

On souhaite que les personnes qui sont infectées ou qui ont des symptômes restent à la maison, a réitéré M. Legault, tout en rappelant que la grande majorité des Québécois respectaient les directives. Quand on voit ce qui se passe dans le monde, je suis très fier des Québécois.

Chaque geste qu’on pose actuellement va nous permettre de réduire les contacts physiques, donc la contagion, et donc de sauver des vies.

François Legault

Le premier ministre est aussi revenu sur les déplacements de la population, qu’il souhaite réduire à leur strict minimum dans les prochaines semaines.

C’est important de ne pas se déplacer autant que possible d’un quartier à l’autre, d’une ville à l’autre, d’une région à l’autre pour éviter de répandre les infections, a dit M. Legault.

Soutenir les organismes

En ce qui concerne les organismes communautaires, dont le travail sur le terrain permet de répondre à bon nombre d'urgences humanitaires auprès des personnes vulnérables, M. Legault a dit qu'il souhaitait vérifier comment mieux les soutenir.

Le premier ministre pense notamment à mettre en place un plan pour remplacer les bénévoles âgés de 70 ans et plus par des salariés.

On est en train de voir comment on peut financer les organismes et de voir comment on peut les aider à mieux servir les personnes vulnérables, a-t-il affirmé.

Interrogé sur le retour à l’école, reporté au début de la pandémie jusqu’au 31 mars, M. Legault a répondu qu’un retour en classe en mai n’était pas non plus garanti. On reporte la décision au 1er mai, mais c’est possible que ce soit plus tard que ça, a-t-il dit.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique provinciale

Politique