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Ottawa fera tout ce qu'il peut pour rapatrier les Canadiens au pays, assure Trudeau

Le reportage de Philippe-Vincent Foisy

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Le premier ministre Justin Trudeau affirme que le gouvernement fédéral travaille actuellement avec des compagnies aériennes d'ici et d'ailleurs pour faciliter le retour au pays des ressortissants canadiens coincés à l'étranger.

Un premier avion en provenance du Maroc arrivera au pays ce soir, mais Ottawa envisage aussi d'organiser des vols nolisés pour rapatrier d'autres Canadiens coincés à l'étranger, notamment en Espagne et au Pérou, a expliqué samedi le premier ministre lors son apparition quotidienne devant le 1, promenade Sussex, où sa quarantaine de poursuit.

On ne pourra pas joindre tout le monde, mais on fera tout ce qu'on peut pour aider le plus de gens possible.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Les citoyens canadiens, les résidents permanents ainsi que les membres de leur famille immédiate qui détiennent un document de voyage valide seront considérés comme prioritaires pour ces vols destinés au Canada, a précisé le gouvernement par communiqué.

Les Canadiens qui tentent de rentrer au pays doivent toutefois savoir que ce sont eux qui devront payer leur voyage de rapatriement. Le fédéral s'assurera pour sa part que les transporteurs aériens demanderont des prix raisonnables à leurs clients, a déclaré Justin Trudeau.

Les Canadiens qui ne seraient pas en mesure de payer un billet d’avion pour rentrer chez eux peuvent demander un prêt remboursable dans le cadre du Programme de prêts d'urgence COVID-19 pour les Canadiens à l'étranger, annoncé plus tôt cette semaine par Affaires mondiales Canada. Ce prêt d'urgence peut atteindre 5000 $.

Le gouvernement accordera aussi une aide financière aux compagnies aériennes – si nécessaire – afin de couvrir les coûts supplémentaires qui pourraient être engendrés par ces vols de retour, a précisé le premier ministre.

Par ailleurs, M. Trudeau a confirmé que tous les déplacements vers les Territoires du Nord-Ouest étaient interdits jusqu'à nouvel ordre, sauf exception, afin de combattre la propagation de la COVID-19.

De même, Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince-Édouard ont annoncé que tout visiteur arrivant dans la province, même d'ailleurs au Canada, devra s'imposer un isolement de 14 jours.

La question des déplacements non essentiels à l'intérieur même du Canada se pose donc de plus en plus.

Sans se prononcer précisément sur la question, le premier ministre a invité les Canadiens à éviter ce genre de voyage.

On recommande aux gens de rester chez eux, de ne pas aller chez les voisins. Ça s'applique aux États-Unis, mais ça s'applique aussi aux provinces avoisinantes, a souligné M. Trudeau.

Attention, dit la ministre Hajdu

Interrogée sur le sujet, la ministre canadienne de la Santé, Patty Hajdu, s'est montrée beaucoup plus prudente lors de la conférence de presse qui a suivi.

Bien qu'elle conçoive qu'il y ait des raisons valables de protéger certaines régions du Canada où le coronavirus pourrait faire des ravages s'il se propageait, la ministre a souligné l'importance de maintenir les chaînes d'approvisionnement entre les provinces et a exclu la perspective d'imposer un confinement national comme en Italie.

Les Canadiens ont encore besoin de s'alimenter, les biens doivent encore circuler partout au pays, a-t-elle rappelé. Les mesures que nous prenons doivent être adaptées à la situation au Canada et permettre de s'adapter au virus dans les foyers d'éclosion principaux.

Mme Hajdu a néanmoins rappelé que les provinces avaient le droit d'établir leurs propres règles, y compris en ce qui concerne l'application des consignes d'isolement par les forces de l'ordre, comme ce fut le cas cette semaine à Québec.

Les gens qui prennent ces règles à la légère mettent en danger nos libertés civiles, a-t-elle souligné, et ils poussent le gouvernement à envisager des mesures de confinement encore plus strictes. Notre liberté dépend du fait que les mesures que nous adoptons sont prises au sérieux.

Avec les informations de La Presse canadienne

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