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Les centrales disent oui à une négociation accélérée... avec des nuances

Un édifice gouvernemental de plusieurs étages.

Le Complexe G à Québec où travaille de nombreux employés de l'État.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

La Presse canadienne

Les trois centrales syndicales acceptent aussi l'offre de négociation accélérée du gouvernement Legault pour les secteurs public et parapublic, à cause de la crise du coronavirus.

Reste à déterminer quelles clauses seraient alors négociées et pour quelle durée.

La CSQ, la CSN et la FTQ ont en effet diffusé trois communiqués distincts dans lesquels leur réponse à cette offre de négociation accélérée comporte des nuances.

Ainsi, la Centrale des syndicats du Québec affirme qu'il ne serait pas approprié de signer des ententes d'une durée de trois ans.

Dans les circonstances, il n'y a pas d'urgence à négocier le renouvellement des conventions collectives du secteur public. Alors que nous connaissons une crise de santé publique sans précédent, il nous semble inapproprié de discuter et de signer des ententes qui lieraient des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs pour les trois prochaines années, a fait savoir sa présidente Sonia Éthier.

La Confédération des syndicats nationaux rechigne aussi à l'idée de négocier maintenant des ententes de trois, quatre ou cinq ans. La vice-présidente Caroline Senneville demande même de suspendre les négociations pour 18 mois.

La FTQ se dit prête à participer à ces négociations accélérées et, à tout le moins, d'écouter ce que le Conseil du trésor a à proposer. Nous sommes prêts à entendre le gouvernement, mais le gouvernement doit aussi être prêt à nous entendre. Notre priorité, c'est la santé et la sécurité de tous les Québécois et Québécoises, a commenté le président de la FTQ, Daniel Boyer.

En décembre dernier, le Conseil du trésor avait déposé des offres de 7 % sur cinq ans, ainsi qu'un montant forfaitaire.

Et toutes les organisations syndicales avaient formulé des demandes différentes, sauf la FIQ et l'APTS, qui font alliance. Et ces demandes étaient formulées parfois en pourcentages d'augmentation par année, parfois en dollars d'augmentation par année. Le tout sans front commun.

Récemment, d'autres ont avancé une hypothétique offre de 6,4 % sur trois ans, une hypothèse basée sur les projections de l'Indice des prix à la consommation contenues dans le budget Girard. Il n'y a cependant jamais eu d'offre formelle de Québec à cet effet.

Néanmoins, les trois centrales veulent écouter ce que le gouvernement Legault a à offrir. Chose certaine: elles veulent dès maintenant des mesures temporaires pendant la crise du coronavirus. Les travailleurs dans la santé et l'éducation qu'elles représentent sont directement concernés.

Il pourrait s'agir de primes à reconduire, de nouvelles primes à instaurer, d'autres formes de rémunération, d'autres conditions de travail à bonifier ou de meilleures conditions d'exercice.

Les conventions collectives des 550 000 employés de l'État viennent à échéance le 31 mars, tout comme les lettres d'entente qui prévoient certaines primes.

Plus tôt cette semaine, la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), qui représentent les infirmières et techniciennes dans la santé, avaient accepté d'emblée cette offre de négociation accélérée.

Et la FAE

Quant à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), elle a fait savoir en fin d'après-midi vendredi qu'elle acceptait également `d'entreprendre une phase exploratoire' dans le cadre de la négociation avec Québec.

Cette phase exploratoire doit permettre d'identifier des solutions concrètes aux difficultés que vivent les enseignantes et les enseignants dans l'exercice de leur travail, a commenté son président, Sylvain Mallette.

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